Élimination de 150 terroristes et destruction des infrastructures terroristes : les objectifs de Tsahal dans l’opération « Mur de fer » à Jénine
Les forces opèrent dans le camp de réfugiés, à la recherche de terroristes cachés dans des mosquées et des hôpitaux. Contrairement aux attentes des organisations terroristes, Tsahal agit sur l’ensemble du terrain, recherchant des sites de production d’armes, des appartements clandestins et des caches d’armes. L’armée estime que l’opération durera environ une semaine. Voici les trois raisons qui expliquent le choix du moment pour Israël.
Hier (mardi), Tsahal a lancé l’opération « Mur de fer » à Jénine, une intervention d’une toute autre ampleur par rapport aux actions menées par les forces de sécurité dans ce camp de réfugiés au cours de l’année écoulée. L’objectif est de démanteler les infrastructures terroristes sur place et d’éliminer environ 150 terroristes qui se sont réfugiés dans des lieux tels que des mosquées et des hôpitaux.
Dans le cadre de cette opération, les forces se concentrent sur l’identification de sites de fabrication d’armes, d’appartements clandestins et de caches où les terroristes, persuadés que Tsahal ne s’en approcherait pas, se sentaient à l’abri. Cependant, après le 7 octobre, Tsahal a complètement changé d’approche et s’emploie à détruire les infrastructures terroristes grâce à des actions préventives ciblées. Les autorités militaires appliquent à Jénine une leçon importante tirée de la « journée noire », en s’assurant de démanteler à l’avance les infrastructures terroristes, contrairement au passé, où Tsahal ne réagissait qu’à des menaces immédiates.

L’opération mobilise les brigades Kfir et Commando, ainsi que des unités spéciales de la police des frontières. Selon les estimations de Tsahal, l’opération devrait durer environ une semaine. D’autres opérations similaires sont prévues dans d’autres régions de Judée et Samarie.
L’opération, planifiée depuis plusieurs mois, a été mise en œuvre hier en raison de la disponibilité des forces, rendue possible par le cessez-le-feu au sud et l’accord au nord. Une autre raison de ce timing est l’insatisfaction d’Israël face au travail insuffisant de l’Autorité palestinienne dans sa lutte contre les organisations terroristes dans ces zones.
Les autorités israéliennes de sécurité ont également identifié des tentatives iraniennes de transformer la Judée et la Samarie en un théâtre central de conflit contre Israël. Le régime terroriste des Houthis au Yémen a déclaré qu’il continuerait à tirer en direction d’Israël en raison de l’opération à Jénine. Les autorités estiment que les Houthis continueront de trouver des prétextes pour lancer des missiles et des drones sur Israël. Il est également possible qu’Israël agisse à l’avenir sur ce front, qui semble être soutenu par l’Iran.
La planification, la coordination avec Mahmoud Abbas, et les objectifs : les coulisses de l’opération à Jénine
L’opération dans le camp de réfugiés de Jénine n’a pas été une totale surprise. Il y a deux semaines, il avait été révélé dans l’édition principale que le chef du Shin Bet, Ronen Bar, avait recommandé cette action. Lors d’une réunion du cabinet, Bar avait déclaré : « La diminution significative du nombre d’attentats en Judée et Samarie est trompeuse et ne reflète pas le niveau de la menace terroriste sur le terrain. Il est donc nécessaire de lancer une opération large et décisive pour mettre fin au phénomène des brigades en Judée et Samarie et permettre à Israël une liberté d’action totale. »

Selon Bar, une tendance à l’intensification et à l’escalade a été observée sur le terrain : « Une transition des cocktails Molotov aux tirs, puis des tirs aux attaques par explosifs. Israël doit tirer des enseignements du 7 octobre et ne pas permettre à des groupes terroristes de se renforcer. »
JForum.fr & N12
![]() |
![]() |






































