«Gangrène antisémite» : l’ambassadrice américaine désignée à l’ONU fustige les dérives de l’organisation
« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément »
Lors d’une audition au Sénat, ce mardi 21 janvier, la probable future ambassadrice américaine aux Nations unies, Elise Stefanik, a dénoncé l’antisémitisme qui affecterait l’organisation. Elle a également affirmé son soutien à Israël dans son conflit avec le Hamas.
Elise Stefanik n’a pas mâché ses mots. Lors d’une audition au Sénat pour confirmer son poste d’ambassadrice à l’ONU, ce mardi 21 janvier, elle a dénoncé la « gangrène antisémite » qui affecterait l’organisation internationale. « C’est l’une des raisons pour lesquelles, dans mes discussions avec le président Trump, je m’intéressais à ce poste », a-t-elle précisé. Avant de poursuivre : « Au sein des Nations unies, il y a plus de résolutions visant Israël que contre tous les pays et crises confondus ».
Cette élue de New York, nommée par Donald Trump pour représenter Washington aux Nations unies, a déjà plusieurs fois fait parler d’elle pour ses positions pro-israéliennes. Lors de son audition, la quadragénaire a reconnu être sur la même ligne que les ministres israéliens qui pensent que leur pays a un « droit biblique sur la Cisjordanie ».
Une ardente trumpiste
Fin 2023, avec d’autres républicains, elle avait poussé à la démission trois présidentes de grandes universités américaines, dont Harvard. Ces dernières étaient accusées de ne pas en avoir fait assez contre l’antisémitisme sur les campus après l’attaque meurtrière du Hamas contre Israël du 7 octobre 2023.
Élue à la Chambre des représentants en 2014, Elise Stefanik est une ardente trumpiste. En 2019, elle avait défendu le président Trump lors de sa première procédure en destitution. Puis avait refusé de certifier la présidentielle remportée en 2020 par Joe Biden.
En ce qui concerne les accusations portées par Elise Stefanik contre l’ONU : des déclarations et décisions prises par certaines entités onusiennes, ces dernières années, ont suscité de vives inquiétudes en Occident quant à un tropisme anti-israélien voire des dérives antisémites. L’Unrwa (l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient), en particulier, est accusé de partialité en faveur des Palestiniens et neuf de ses employés ont même été licenciés pour leur implication présumée dans les massacres du 7 octobre. La Cour pénale internationale est également pointée du doigt par Israël et ses alliés, qui dénoncent un parti pris anti-israélien.
Le JDD & JFORUM.fr
![]() |
![]() |






































