L’Argentine à la tronçonneuse.
Javier Milei a été élu à la tête de l’Argentine il y a un an. Ces douze derniers mois, l’ancien professeur d’économie a appliqué méthodiquement son programme ultra-libéral. Résultat : l’inflation s’est effondrée, les loyers ont baissé, la monnaie s’est renforcée et le budget est aujourd’hui excédentaire.
Gil Mihaely m’a demandé de faire le point sur un personnage singulier : le nouveau président argentin, Javier Milei, qui a fait campagne en exhibant une tronçonneuse partout où il allait. Par ce geste, il voulait symboliser son intention de nettoyer l’État argentin et de couper toutes les dépenses inutiles.
De quoi souffre ce pays béni des dieux ? Du fait que nos démocraties ont attrapé la vérole.
Nos démocraties représentatives sont en effet devenues des inaptocraties, où ceux qui sont incapables de gouverner sont élus par ceux qui ne veulent pas travailler, afin que les premiers organisent légalement la spoliation de ceux qui acceptent de travailler, au profit des passagers clandestins, les entretenant ainsi dans une oisiveté confortable.
Comme le disait Bastiat : « Quand le pillage devient un mode de vie pour un groupe d’hommes vivant ensemble en société, il se crée alors un système légal qui l’autorise et un code moral qui le glorifie. »
Un pays au fond du gouffre
L’Argentine, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, a pratiqué avec constance ce type de gouvernement, passant ainsi de 1945 à 2023 du deuxième rang mondial en termes de niveau de vie à celui des pays les plus pauvres. C’est le pays non communiste qui a vu son niveau de vie régresser le plus au monde en soixante-dix ans, une période durant laquelle nous avons connu une forte croissance mondiale. Rien de quoi être fier.
En 2023, l’Argentine était véritablement au fond du gouffre : l’inflation atteignait 25 % par mois, la monnaie s’effondrait face au dollar (passant en quelques mois de 200 à 1 000 pesos pour un dollar), le pays était en faillite après avoir fait défaut sur des prêts du FMI, octroyés sur ordre de Mme Lagarde, alors présidente du Fonds. Pour compléter ce tableau lugubre, les réserves de change avaient fondu, la balance commerciale enregistrait mois après mois des déficits croissants, et enfin, les déficits budgétaires faisaient pâlir d’envie les inspecteurs des finances français. En résumé, les subventions que les inaptocrates versaient aux paresseux ne couvraient même plus le prix du ticket de métro pour aller les toucher.
C’est dans ce contexte que se sont déroulées les élections, et que le peuple argentin a finalement compris qu’il était temps de changer. C’est à ce moment que Javier Milei et sa tronçonneuse sont apparus. À la surprise générale, il a été élu avec 55 % des voix. Voici ce qu’il a fait une fois en fonction : il a commencé par annoncer des coupes budgétaires de 20 milliards de dollars (soit 5 % du PIB, l’équivalent de 75 milliards d’euros chez nous), avec des réductions de subventions pour les transports publics, l’électricité, le gaz et l’eau. Ensuite, il a procédé à une série de dérégulations par décret présidentiel, avec 300 mesures et 664 articles visant à déréguler le commerce, les services et l’industrie.
![]() |
![]() |







































Après Zelansky le comique Ukrainien qui jouait au piano avec son zizi, avant de devenir un chef d’Etat de grande envergure, c’est au tour de Milei le comique de montrer ses capacités à diriger un pays en faillite comme l’Argentine qu’il a sauvée.
En France, nous avons des Mozart et des Chopin de l’économie, malheureusement, la seule chose qu’ils savent faire, c’est de détruire le pays.
En plus, ils sont toujours responsables mais pas coupables….