Des collégiens se déplacent devant le « mur des noms » à Guéret qui rend hommage aux Juifs déportés
De Lucie Amadieu
Des élèves du collège de Saint-Vaury se sont rendus, ce vendredi 6 décembre, devant le « mur des noms » à Guéret. Ce monument rend hommage aux 206 personnes juives qui ont été déportées de la Creuse vers les camps de déportation durant la Seconde Guerre mondiale.
Une vingtaine d’élèves sont venus voir le « mur des noms » à Guéret. © Radio France – Lucie Amadieu
Une vingtaine d’élèves du collège Louis Durand de Saint-Vaury ont quitté leur salle de classe, ce vendredi 6 décembre, pour se rendre à Guéret devant le « mur des noms ».
Sur ce monument, les noms des 206 Juifs déportés de la Creuse vers les camps d’extermination durant la Seconde Guerre mondiale sont gravés.
« On voit qu’il y a eu beaucoup de Juifs qui ont été tués », pointe Lilou, élève de 15 ans. Sur les 206 personnes juives déportées, seules 15 sont revenues en vie. « C’est triste de voir tous ces gens, ça me fait quelque chose », indique Erwan, un camarade dans cette classe de 3e. Tous les élèves ne sont pas autant sensibles face à ce monument. « Personnellement ça ne me fait pas grand chose parce que je n’ai pas connu et puis c’est longtemps en arrière », déclare Thomas.
Le « mur des noms » est situé rue Hubert Gaudriot à Guéret. © Radio France – Lucie Amadieu
Pour susciter l’intérêt des jeunes, l’historien creusois Christophe Moreigne leur raconte l’histoire de certains Juifs déportés.
« Le petit Albert, deux ans, a été arrêté à La Chapelle-Baloue en août 1942 avec sa sœur Hélène, âgée de 5 ans, et leur mère Natla ».
Des histoires qui toucheront forcément un jour les adolescents veut croire l’historien. « Ce sont des petites graines qui sont semées pour l’avenir. Il est évident que la période de la Seconde guerre mondiale doit très peu leur parler, c’est de la préhistoire pour eux. Mais cette visite leur donne des informations et plus tard, cela peut susciter un intérêt d’autant qu’ils vont travailler en classe. »
C’est la professeure de français, Virginie Lebon qui a voulu conduire ces jeunes ici après avoir assisté à l’inauguration du « mur des noms » en juillet 2024.
« Je trouve que c’est difficile d’amener les élèves à sentir l’horreur de ce qu’il s’est passé et puis je veux les faire réagir parce que je pense qu’ils ne seront pas insensibles à ce qu’il s’est passé ».
Après la visite, les élèves vont continuer de travailler en classe sur la Seconde guerre mondiale. Ils devront rédiger des textes avant une lecture prévue à la salle des fêtes de Saint-Vaury en fin d’année scolaire selon leur professeure.
Lucie Amadieu
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