Le système judiciaire, dont les préoccupations sont à géométries variables, va-t-il faire l’erreur de trop ?
En se précipitant à disqualifier François Fillon en 2017, elle a jeté la France dans les bras d’Emmanuel Macron. Ce dernier responsable d’une dette phénoménale de 3.300 milliards d’Euros, d’une crise politique sans précédent, d’une crise sociale et économique, se paie le luxe d’un discrédit à l’internationale avec une politique étrangère illisible.
La France paie très cher , une action en justice immature, au nom de grands principes idéologiques ou les truands dangereux restent en liberté, mais où les ennemis politiques sont décapités. C’est peut-être le sort qui est réservé à Marine Le Pen, dans le cadre d’une mise en scène où le grand guignol de la justice n’est qu’une grande farce, pour nigauds non avertis. Personne n’ignore la farce. Sera-t-elle la farce de trop qui fera se révolter la France au bord de l’explosion ? L’histoire nous le dira assez vite. Reste à savoir ce qu’elle réservera à cette justice qui l’aura tant méprisé.
Parler de l’alternative Bardella est totalement irréaliste, et ce serait ne rien avoir retenu de l’expérience catastrophique d’un inexpérimenté Emmanuel Macron. Non que Marine Le Pen soit la solution, mais il y a une certitude c’est que Bardella n’est que son pantin.
Marine Le Pen dans la tourmente : entre réquisitions chocs, drame familial et ascension de Jordan Bardella
En trois jours, Marine Le Pen a fêté le livre de son héritier Jordan Bardella, subi la foudre des juges et soutenu son père, affaibli, à l’hôpital. Le JDD vous raconte les coulisses de ces heures qui peuvent changer son destin.
Mardi soir, dans les salons cossus du Westin Paris Vendôme, face au jardin des Tuileries, marbre, dorures et tenues de soirée pour un cocktail mondain autour de Jordan Bardella. La figure montante d’un RN devenu respectable et puissant, classe et chic, à l’image de la couverture de son livre Ce que je cherche (Fayard), savoure son moment. Toute la crème du parti s’est déplacée en grand habit. Marine Le Pen bien sûr, mais aussi Éric Ciotti, venu honorer le président du mouvement auquel il s’est allié en quittant les rangs des Républicains. Les politiques se mêlent aux journalistes, à quelques sympathisants invités et à quelques « amis proches » de Bardella. Champagne, petits fours, le cocktail s’étire dans la soirée.
Les convives font silence lorsque le président du RN s’avance sur l’estrade pour un bref discours, devant trois immenses photos noir et blanc reproduisant son portrait en couverture du livre. L’auteur se félicite de son succès : « Rien que dimanche soir, nous avons écoulé 25 000 exemplaires », lance-t-il, d’une voix assurée. Quelques jours avant la sortie, il confiait à ses proches l’angoisse de l’auteur délaissé par l’indifférence du public. Au premier rang, Marine Le Pen, l’encourage, souriante, ne laissant rien paraître de l’attente inquiète du réquisitoire qui s’abattra sur elle le lendemain.
Un réquisitoire inédit
Tôt ce mercredi matin, Marine Le Pen retrouve les lumières agressives, tranchantes, du palais de justice, froid et minéral. Les huissiers austères succèdent aux portiers en livrée du Westin. Moins engageants… Les mines sont tendues, les plaisantins du soir ont recouvré un air sévère, fermé. Marine Le Pen se présente, encadrée de Bruno Bilde et Sébastien Chenu, deux de ses députés les plus fidèles. Au triomphe festif de la veille, succède la tragédie judiciaire. La pièce s’annonce saignante.
En moins de 24 heures, le Rassemblement national est passé de la confiance tranquille à la colère revancharde. Devant les caméras, Marine Le Pen apparaît sonnée après des réquisitions qui pourraient sonner la fin de sa carrière politique, même en cas d’appel. Une perspective inimaginable pour celle qui, à l’approche de sa quatrième tentative, n’a jamais paru aussi proche d’emporter l’Élysée. La veille encore pourtant, lors de la soirée de lancement du livre de Bardella, interrogée sur les accusations portées contre elle au tribunal, Le Pen affichait une insolente sérénité : « L’accusation accuse, ça ne me fera pas tomber de ma chaise. » Mercredi soir, devant les juges, la chaise a sans doute un peu vacillé.
Plaidoiries de la défense ce lundi
L’heure n’est pas tant à la mise en œuvre d’une stratégie, qu’à la survie. En attendant les plaidoiries de la défense ce lundi, le parti lance la contre-offensive politique, cherche à galvaniser ses soutiens. Par une mobilisation massive sur les réseaux sociaux, notamment sur X. Militants, cadres, élus – tous sont invités à poster une photo aux côtés de Marine Le Pen avec le hashtag #JeSoutiensMarine. Une pétition de soutien engrange les signatures sous le slogan « Soutenez Marine ! Défendez la démocratie. »
Marine Le Pen accuse frontalement les magistrats du parquet de vouloir la sortir de l’arène, sans la laisser combattre, à la loyale : « Ce n’est pas seulement une condamnation qu’on réclame, c’est ma mort politique, avec exécution provisoire. » Pas de place pour la retenue, Le Pen joue la victimisation et dénonce une justice partisane, politique, antidémocratique.
Loin du fracas politico-médiatique dans lequel « celle à qui il doit tout se débat », Jordan Bardella sillonne le sud de la France avec son livre en bandoulière, tout à sa campagne de promotion. De Toulon, chez son amie députée Laure Lavalette, à Nice, chez son soutien Éric Ciotti, il vend ses livres et soigne son image, épargné par le cyclone judiciaire qui risque d’emporter sa patronne.
La pudeur empêche la plupart de ceux qu’il rencontre de l’interroger à haute voix, mais la question affleure, mécaniquement, intuitivement : Jordan Bardella est-il prêt pour 2027 ? « Impossible », balaie-t-on dans l’entourage de la cheffe. « Impossible », peut-être, mais pas impensable. Il faudra bien l’envisager si au printemps prochain, le tribunal, dans son verdict suit les réquisitions du parquet, et change en un instant, le destin d’un parti et d’une femme et d’un homme.
JForum.fr et le JDD
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LES JUGES FRANÇAIS SE SONT OCTROYÉS LE DROIT DE VIE OU DE MORT POUR LES POLITIQUES. EN FRANCE NOUS N AURONS PLUS BESOIN DE VOTER LA MAGISTRATURE AURA CHOISI POUR NOUS.