les commandants du Hezbollah éliminés prévoyaient une opération terrestre en Israël

Un responsable de l’organisation terroriste a déclaré au site d’information « Al Monitor » qu’Akil et ses hommes se sont rencontrés afin de planifier une « opération terrestre au cœur des territoires occupés ».

Le plan qui a été contrecarré : un haut responsable de l’organisation terroriste Hezbollah, Ibrahim Akil, a planifié une opération terrestre à l’intérieur du territoire israélien avec les commandants de la force Radwan , lors d’une réunion au cours de laquelle il a été tué par un bombardement aérien dans le Da Quartier ‘aheh à Beyrouth, a rapporté le site d’information « Al Monitor ». 

Selon le rapport émanant d’un haut responsable proche de l’organisation terroriste, les membres de l’organisation se sont rencontrés et ont planifié une opération de la force Radwan, l’unité d’élite et offensive de l’organisation terroriste, « au cœur des territoires occupés ». « , ceci en réponse à l’explosion des téléavertisseurs des membres de l’organisation la semaine dernière. 

L’attaque israélienne, qui comprenait quatre missiles, a touché avec une grande précision le parking et le deuxième étage souterrain du bâtiment, provoquant son effondrement. Selon les rapports, environ 20 commandants de la force Radwan ont été blessés au cours de la réunion, et Tsahal a confirmé que cinq des six dirigeants de la force dirigeante présents à la réunion avaient été éliminés, parmi les personnes tuées, Ahmed Wahbi. considéré comme le commandant par intérim de la force Radwan après l’élimination de son prédécesseur.

Akil, qui était membre du Conseil du Jihad du Hezbollah et responsable du système de tunnels et de la force Radwan, était une figure clé de l’organisation. Le porte-parole de Tsahal a souligné qu’Akil et les commandants éliminés figuraient parmi les architectes du « plan d’occupation de la Galilée », un plan essentiellement similaire au massacre perpétré par le Hamas le 7 octobre. 

Ce que l’on sait sur Ibrahim Akil, chef de l’unité d’élite du Hezbollah, assassiné par Israël à Beyrouth.

À bien des égards, ce commandant éliminé vendredi présente un profil très similaire à celui de Fouad Chokor. 

C’est un nouveau coup dur pour le Hezbollah. Presque deux mois après l’assassinat de Fouad Chokor, le chef d’état-major de la formation chiite, dans la banlieue sud de Beyrouth, Israël a mené vendredi une frappe ciblée dans cette même région, avec pour objectif d’assassiner Ibrahim Akil, chef de l’unité d’élite du parti, al-Radwane. Le porte-parole de l’armée israélienne a déclaré qu’environ « dix commandants du Hezbollah » ont été tués aux côtés de Akil, selon des propos rapportés par Reuters. De son côté, le site Axios, citant un autre responsable israélien, rapporte que tout le haut commandement de l’unité al-Radwane, a été éliminé dans cette frappe, avançant le nombre de 20 personnes.

Cette troisième attaque contre le bastion densément peuplé du Hezbollah intervient dans un contexte tendu, la situation au Liban-Sud étant plus que jamais explosive. C’est d’autant plus le cas après l’opération israélienne de sabotage d’outils de télécommunication qui a fait des milliers de blessés et des dizaines de morts, en grande partie dans les rangs du parti. Cette élimination s’apparente donc à un nouveau palier franchi dans cette escalade. Voici ce que l’on sait sur Ibrahim Akil, le numéro deux militaire du Hezbollah.

Le profil de Ibrahim Akil, né en 1960 et originaire de la Békaa, dont le surnom serait « Abou Tahsin », et son parcours semblent très similaires à celui de Fouad Chokor, dont il était l’adjoint. D’ailleurs, des rapports de presse israélienne indiquent que les deux hommes étaient considérés comme les favoris pour succéder à Moustapha Badreddine, chef militaire du Hezbollah tué en Syrie en 2016. C’est finalement Chokor qui a pris le dessus. Tout comme ce dernier, Akil était recherché depuis 2015 par le programme Rewards for Justice (Récompenses pour la justice) du Trésor américain pour son implication présumée dans les attentats de 1983 contre l’ambassade américaine à Beyrouth et une caserne des marines. Ces deux attaques, qui ont tué des centaines de personnes, sont attribuées au « Jihad islamique », un obscur groupe chiite considéré comme le prédécesseur du Hezbollah. Le programme offrait une récompense allant jusqu’à 7 millions de dollars à quiconque fournirait des informations sur lui. On l’accuse également d’être impliqué dans plusieurs prises d’otages de citoyens allemands et une attaque terroriste à Paris à la fin des années 1980. Le Trésor américain précisait également que « Abou Tahsin » faisait partie de la plus haute instance militaire du Hezbollah, le Conseil du jihad. Encore une similitude avec Fouad Chokor. 

Les tunnels du Hezbollah

Selon le site d’information israélien Maariv, Ibrahim Akil a été désigné par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, pour succéder à Wissam Tawil, le chef de l’unité d’élite al-Radwane, assassiné le 8 janvier dernier à Kherbet Selm, au Liban-Sud. Un autre commandant de cette unité, Ali Mohammad Debs, tué par Israël en février, serait son beau-fils. Le même média indique que Akil est considéré comme l’un des membres les plus « prudents » du Hezbollah, ayant survécu à une opération israélienne d’assassinat en 2000. Il aurait également rejoint l’aile armée du parti en 1994, ayant donc 30 ans d’expérience à son compte.

De son côté, le site israélien Makor Rishon affirme que Akil a été un « commandant de premier plan » pendant la guerre du juillet 2006 et a assuré la coordination avec l’armée syrienne. Il aurait d’ailleurs joué un rôle-clé dans la guerre en Syrie. L’Institut de la mémoire syrienne, un centre qui milite pour que les auteurs de crimes de guerre en Syrie soient traduits devant la justice, cite Akil parmi les figures du Hebzollah les plus influentes sur la scène syrienne. Il aurait joué, selon le site, « un rôle essentiel dans la campagne militaire du Hezbollah en Syrie, en aidant les combattants de la formation et les forces loyales au régime syrien lors des batailles décisives ».

Plus important encore, le site Mako, affilié à la Chaîne 12 israélienne, affirme qu’Ibrahim Akil est à la tête du projet de tunnels du Hezbollah, un enjeu très important à l’heure où Israël menace de mener une invasion terrestre au Liban-Sud. Le site décrivait même récemment « Abou Tahsin », une figure « énigmatique », comme le « chef d’état-major de facto » du parti. Fait notoire, quasiment au même moment de la frappe israélienne contre Ibrahim Akil, une page Wikipédia en hébreu, portant son nom et incluant quelques éléments biographiques, a été mise en ligne par un « internaute » inconnu.

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