La politique de Netanyahu à Gaza: désescalade sans guerre
Le Premier ministre Binyamin Netanyahou a choisi de préciser sa politique de sécurité face au conflit avec la bande de Gaza pour la première fois, la veille des élections municipales
israéliennes du 30 octobre. La retenue militaire israélienne face à l’escalade des provocations terroristes palestiniennes dans la bande de Gaza, au cours des sept derniers mois, a provoqué les critiques et la perplexité générale à propos de la politique du gouvernement Netanyahu et de Tsahal. Le lundi 29 octobre, un « haut responsable » a appelé les journalistes pour fournir une explication détaillée de la politique du Premier ministre pour la première fois.
Netanyahu a jugé cette étape nécessaire – non seulement pour influencer les élections locales, mais aussi parce que les événements récents ont soulevé des questions sur sa gestion de la flambée de la violence dans la bande de Gaza – qui a culminé avec des tirs nourris de missiles contre deux villes israéliennes, mercredi dernier, et le blocage des opérations contre l’Iran en Syrie. La confiance en sa réputation de «M. Sécurité», sur laquelle on peut compter pour piloter Israël avec un main de fer et en toute sécurité, a commencé à faiblir.
Le voyage de Netanyahu à Oman vendredi dernier, le 26 octobre, et les discussions avec le sultan Qaboos bin Said visaient à impressionner les gens par son large éventail de contacts stratégiques dans le monde arabe et à redorer son image. Mais par malchance, son impact a été noyé par le barrage de roquettes massif de la bande de Gaza ce même vendredi et par le tragique massacre de la synagogue de Pittsburgh par 11 fidèles le lendemain. Certains détracteurs lui reprochent de ne pas monter dans l’avion et s’envoler immédiatement, pour démontrer le plus haut degré de solidarité israélienne avec la communauté juive américaine, au lieu d’envoyer le ministre de l’Éducation, Naftali Bennett. Mais la fatigue l’emporte clairement.
Le Premier ministre avait soigneusement planifié son voyage à Oman pour démontrer que ses bonnes relations dans la région du Golfe étaient solides, même après le nuage noir provoqué par le meurtre de Khashoggi sur le royaume saoudien et le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman, avec qui il entretient des relations étroites.
Avant d’expliquer la raison de sa doctrine actuelle en matière de sécurité, Netanyahu a certainement sondé l’accueil populaire qu’elle est susceptible de recevoir, par un sondage d’opinion commandité à un prestataire privé, afin de déterminer s’il peut s’attendre à ce que les résultats des élections au scrutin municipal de mardi soient un vote de confiance. Les idées présentées par le «haut responsable» (sans doute Netanyahu lui-même) peuvent être résumées comme suit :
- Un règlement du conflit à Gaza doit être recherché par le biais d’un accord négocié sur la trêve plutôt que d’une guerre majeure à éviter.
- Apporter une vie normale à un demi-million d’Israéliens vivant à proximité des roquettes de Gaza n’est pas une justification suffisante pour une guerre à grande échelle.
- Bien que les forces de défense israéliennes soient capables de conquérir la bande de Gaza, aucune autre partie n’est disposée à en retirer la responsabilité des mains d’Israël.
- Les négociations indirectes avec le Hamas par le biais de l’ONU, du Qatar et de l’Égypte constituent la voie privilégiée, tout en améliorant la vie de la population de Gaza en fournissant les réponses à ses besoins essentiels.
- Netanyahu est pleinement conscient des critiques auxquelles il est confronté pour cette approche, mais pense que son soutien populaire est solide.
- Les ordres de tirer la dernière série de volées de missiles sont venus des brigades iraniennes Al Qods en Syrie et de leur commandant, le général Qassem Soleimani. Puisqu’aucun accord n’est possible avec un gouvernement voué à la destruction d’Israël, une solution diplomatique est exclue. Il ne reste donc que la dissuasion et l’aide humanitaire comme moyen de prévenir l’explosion de la crise à Gaza.
- Bien qu’aucune opération israélienne en Syrie n’ait été rapportée par les médias, elles se poursuivent néanmoins hors des écrans-radars.
On ne peut nier que les grandes lacunes des propositions du Premier ministre et de la stratégie qu’il a énoncée reposent essentiellement sur l’attente patiente, en comptant sur l’Égypte, le Qatar et l’ONU pour régler les problèmes de sécurité d’Israël. Leurs efforts au cours des derniers mois n’ont pas produit le calme, mais l’inverse, un plus grand appétit palestinien pour la violence tout en se moquant de la dissuasion israélienne. Mais, en arrière-plan de la pensée du Premier ministre, il y a une éventuelle élection anticipée dans les premiers mois de 2019, avant la date prévue pour novembre. La stratégie qu’il a exposée pourrait bien représenter les grandes lignes d’une plate-forme de campagne qui, selon lui, attirera le vote populaire. En attendant, il espère influencer le scrutin municipal du 30 octobre en faveur des candidats de son parti, le Likoud.
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il se joue a gaza un morceau d’une partie globale ente Israel , les usa et les pays arabes , faisons confiance a Bibi qui est le seul a pouvoir assurer e job, car il a plaçé le pays dans le peloton de tete dans de nombreux domaines et mene une diplomatie gagnante , a mon avis les jours du hamas , tout comme eux des mollahs , sont desormais comptés , il faut se sortir de ces impasses avec le minimum de casse de part et d atre pour menager un avenir commun aux populations de cette region minuscule
N’accablons pas un homme sur qui reposent des responsabilités hors du commun .
Il entrera dans l’Histoire comme l’un des plus grands Premiers Ministres d’Israël.
Il y aurait tant a dire dommage que vous censurez….
Où? Qu’auriez-vous dit qu’on aurait censuré?
la conclusion est dans l’article : « On ne peut nier que les grandes lacunes des propositions du Premier ministre et de la stratégie qu’il a énoncée reposent essentiellement sur l’attente patiente, en comptant sur l’Égypte, le Qatar et l’ONU pour régler les problèmes de sécurité d’Israël. Leurs efforts au cours des derniers mois n’ont pas produit le calme, mais l’inverse, un plus grand appétit palestinien pour la violence tout en se moquant de la dissuasion israélienne »……ou pour simplifier attendre une embellie à Gaza fait preuve d’une naïveté qui me met mal à l’aise sur la suite de la carrière politique de bibi, miné par les affaires en cours…..comme beaucoup d’israéliens…