Dans le contexte de la contre-offensive du régime syrien et de ses alliés qui est en cours, stoppée ou court-circuitée en certains endroits, autour d’Alep, il est encore difficile, voire impossible d’établir un pronostic sur le résultat final obtenu grâce au renfort aérien russe. Au mieux s’achemine t-on vers une victoire à la Phyrrus, laissant les forces pro-Assad exsangues ou ne contrôlant ces territoires reconquis que de façon aléatoire avec fort risque de prolongation d’une guérilla meurtrière contre ses nouvelles installations. Au pire, ce sera l’enlisement pour des années dans une situation à l’Afghane. Entre les deux, une solution instable négociée, avec partition de la Syrie. Il faudra attendre pour en lire la configuration exacte, mais, actuellement, les observateurs notent que la campagne russe en Syrie se solde par plus de bruit et de fureur que par des conquêtes effectives et de longues durées sur le terrain. L’affichage d’armements de haute technologie commence à être à court de nouvelles livraisons et ne parvient pas à remplacer efficacement les vieux matériels lourds périmés. A noter que ces deux derniers jours, l’aviation russe a frappé des bastions rebelles sur le Golan, près de Quneitra, à la frontière israélienne et dans le Sud syrien à la frontière jordanienne, sans que les deux pays voisins concernés ne réagissent officiellement. 

L’Iran confirme avoir perdu entre 20 et 29 membres des Gardiens de la Révolution en Syrie en moins d’une semaine. 

Photo: Iran confirms losing 20 IRGC members in Syria in one week / Politics

Baku, Azerbaijan, 27 Oct.

Le nombre des pertes parmi les Gardiens de la Révolution Iranienne en Syrie a atteint 29 morts, dont 20 sont reconnus par l’agence de presse semi-officielle Defapress, ce 27 octobre.

Jabbar Araghi, Hamid Reza Dayi Taghi et Pouya Izadi, membres des GRI ont été tués en combattant contre les “terroristes” en Syrie, le 26 Oct.

Araghi est présenté comme « Sardar » des GRI, ce qui est équivalent au rang de Général, dans les rangs de l’armée, au niveau international.

Pouya Izadi était lieutenant des GRI, alors qu’aucune information n’est diffusée sur le rang dans l’armée de Dayi Taghi.

Ces membres du CGRI, tués en Syrie au cours de la semaine dernière, ont pour la plupart perdu la vie dans des affrontements près d’Alep, selon les médias iraniens.

Pour expliquer les pertes plus intensives de la République Islamique en Syrie, ces derniers jours, Hossein Salami, Commandant-adjoint du Corps des GRI a déclaré le 26 octobre que l’Iran a accru sa présence en Syrie, en « quantité et en qualité ».

Le porte-parole du CGRI, le Général Ramezan Sharif a affirmé, le 23 octobre, que le CGRI a renforcé le nombre de ses conseillers en Syrie, ces derniers jours, à la suite des « victoires spectaculaires » [dont la confirmation sera difficile à assurer] des troupes du régime sur des fronts multiples à travers tout le pays.

 

Par Umid Niayesh [Azerbaïdjan] – Trend:

Publié par CN

27 Octobre 2015, 18:16 (GMT+04:00)

Follow the author on Twitter:@UmidNiayesh

en.trend.az

——————————

Des protestations en ligne font surface en Iran alors que la guerre en Syrie se traduit par de nombreux morts de haut-rang

La critique publique du régime iranien surgit sur les réseaux sociaux, à la suite de la nouvelle que plusieurs commandants militaires importants de Téhéran ont été tués en Syrie.

L’un des généraux les plus hauts gradés du pays, Hossein Hamedani, deux colonels et au moins vingt-six autres membres du Corps des Gardiens de la Révolution (CGRI) ont été tués au cours des deux dernières semaines, alors que l’Iran a accentué son appui sur le terrain pour le Président Bachar al Assad.

Gen. Hossein Hamedani was killed in battle near Aleppo, Syria earlier this month. /AFP/Getty Images

Hossein Hamedani

« Nous ne devrions pas perdre notre meilleurs commandants aussi facilement. C’est une grave erreur que nous faisons aussi souvent lors des guerres imposées », dit un message sur Internet.

« Le fait que nos généraux finissent en martyrs démontre qu’ils se trouvent juste en plein milieu de la bataille », dit un autre, sur Instagram. Le régime de Téhéran a longtemps insisté sur le fait que ses commandants n’étaient en Syrie que comme « conseillers » selon leurs compétences tactiques uniquement. Leur mort sur le champ de bataille démontre le contraire.

L’Iran entretient depuis longtemps des relations étroites avec le régime syrien. Hafez, le père de Bachar al Assad, a soutenu Téhéran contre l’Irak de Saddam Hussein. En retour, l’Iran a fournit à la Syrie d’Assad de nombreux conseillers militaires, de l’armement et d’autres moyens de soutien financier depuis 2011, mais viendrait juste d’envoyer des troupes terrestres, en plus des milices chiites présentes depuis longtemps, pour les opérations au sol.

Alors que certains Iraniens sur les réseaux sociaux défendent les efforts de l’Iran contre l’Etat Islamique (Daesh), nombreux sont ceux qui disent que la perte de hauts-commandants risquerait d’être un facteur lourd, qui pourrait s’avérer énorme dans ses conséquences, si Daesh atteint les frontières de l’Iran.

Le Général de Brigade Hossein Salami, le commandant-adjoint du CGRI, a déclaré dans une interview télévisuelle le 26 octobre que les commandants « doivent aller sur le terrain pour comprendre les réalités au sol de façon à être en mesure de conseiller avec justesse et efficacité. Ils ne peuvent pas s’en tenir à s’asseoir dans des salles de commandements et prétendre aider l’armée syrienne.

« Notre présence a augmenté en quantité et en qualité. Le nombre de nos martyrs n’est pas si élevé, mais comparé à précédemment, c’est plus facilement remarquable », a déclaré Salami.

Les combattants sous le commandement du Corps des gardiens de la Révolution, estimé à plusieurs milliers, comprennent des volontaires chiites musulmans Afghans, Pakistanias et des terroristes du Hezbollah.

Amir Mohebbian, conseiller politique à Téhéran, ayant des relations étroites avec le régime du Guide Suprême Ali Khamenei, a déclaré qu’il est probable que bien plus d’hommes de troupes et officiers iraniens seront envoyés en action sur le champ de bataille en Syrie.

« C’est possible », dit-il. « Peut-être que les troupes syriennes et les milices sont suffisantes, et peut-être pas. Si Assad nous le demande, nous n’aurons pas le choix. Nous devons scier les jambes de Daesh ».

|

worldtribune.com

——————————————————

Les partisans du Hezbollah et ses commandants questionnent le rôle de la milice libanaise en Syrie, selon les analystes

Le taux de tués parmi les membres du Hezbollah en Syrie a dépassé 1263 jusqu’à la semaine passée, selon des sources rebelles.

In this Monday October 12, 2015, file photo, Hezbollah fighters stand by the coffin of senior Hezbollah commander Hassan Hussein Al-Hajj during his funeral procession in the southern Lebanese village of Loueizeh, Lebanon. (AP Photo/Mohammed Zaatari, File)

Beyrouth, Asharq Al-Awsat—Un bond en matière de pertes humaines et le manque de stratégie régionale claire ont conduit les partisans et commandants importants au sein du Hezbollah à soulever des questions concernant le rôle du mouvement chiite libanais en Syrie, où elle combat les rebelles qui tentent de rneverser le Président Assad, selon des analystes qui côtoient les cercles rapprochés au sein de la milice du Hezbollah.

Ali Al-Amin, un analyste politique et chercheur libanais, a évoqué « des objections majeures au sein du mouvement Hezbollah, quant à ses résultats réels sur le terrain en Syrie », à la suite de lourdes pertes enregistrées récemment, face aux groupes rebelles syriens.

Le dernier épisode de ce genre s’est déroulé lundi, quand le groupe Hezbollah sous commandement iranien a annoncé la mort de huit nouveaux combattants tombés dans les combats autour d’Alep en Syrie.

L’état grandissant d’agitation et « l’absence de perspectives de victoires en Syrie » excède et érode le soutien de la base du groupe terroriste libanais à ses cercles dirigeants, selon Amin.

« Ce débat s’est déplacé vers le cercle rapproché au sein du mouvement Hezbollah, représenté par son Conseil du Jihad, des voix questionnant la façon dont, après tous les sacrifices consentis en Syrie, les Russes se sont amenés et se sont appropriés toutes les réalisations accomplies par le Hezbollah », selon Amin.

Allié principal d’Assad, la Russie a renforcé sa présence militaire en Syrie depuis le mois d’août dernier et lancé une série de frappes aériennes qu’elle prétend avoir pris pour cible l’Etat Islamique (Daesh). Cependant, les analystes affirment que le renforcement russe est destiné à consolider les forces d’Assad et leurs soutiens du Hezbollah, affaiblis par une série de percées des rebelles à travers leurs lignes.

Les tués du Hezbollah en Syrie ne sont pas limités aux combattants hautement entraînés, mais ils comprennent des dizaines de commandants de haut-rang, dont le dernier en liste était Hassan Hussein Al-Hajj, alias Hajj Maher, un des fondateurs de la milice pro-Assad.

Hajj a été tué par les rebelles syriens dans la Vallée d’Al-Ghab, au nord de la province d’Hama, au début de ce mois et il est pré »senté par le Hezbollah comme un « Commandant de premier plan », très proche du dirigeant du groupe, Hassan Nasrallah.

Amin explique : « Les pertes du Hezbollah dépassent largement les attentes et prévisions… et ses unités d’élite du bataillon Al-Radwan (les fameux « Ninjas » de Nasrallah) ont été grandement épuisés au point de mener à la désintégration, après la perte de ses principaux commandants et de ses combattants les plus aguerris et professionnels lors de la bataille de Zabadani ». [Nous avions annoncé l’envoi par Nasrallah de meilleures unités à Zabadani : le résultat ne s’est pas fait attendre : les nettoyeurs ont été décimés : Le Hezbollah envoie ses Ninjas d’élite nettoyer Zabadani]

power-rangers-hezbollah_485_324

S’exprimant devant Asharq Al-Awsat, sous couvert de l’anonymat, une source de l’Armée Libre Syrienne a déclaré : « les informations à la disposition de l’Armée Syrienne Libre confirme que le nombre de tués au Hezbollah a atteint 1263, à la fin de la semaine dernière, dont la plupart des unités d’élite du Hezbollah,et c’est quelque chose qui a directement atteint le moral du groupe et de ses futurs martyrs ». [Les renseignements israéliens annonçaient déjà 1300 tués, il y a deux mois].

english.aawsat.com

Adaptation : Marc Brzustowski.

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire