Le porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki Moon a discrètement annoncé sur le site de l’ONU que les employés de l’UNRWA ont, « dans un certain nombre de cas » fait l’objet de mesures disciplinaires, y compris des suspensions et le gel de salaire, à la suite d’une enquête qui a confirmé les dires d’un rapport publié la semaine dernière, et un autre en Septembre.
Avec 400 millions de dollars de subvention annuelle, L’ONU est le plus grand bailleur de fonds de l’Agence.
L’enquête a prouvé qu’au moins 22 employés de l’UNRWA ont tenu des propos d’incitation à la violence et antisémites.
La semaine dernière, un nouveau rapport publié par UN Watch indiquait que des membres du personnel des Nations Unies utilisent l’imprimatur de leurs positions officielles pour inciter les Palestiniens à poignarder et à tirer sur les Juifs israéliens. Un employé de l’ONU a appelé sur Facebook à « poignarder les chiens sionistes », selon, l’organisation non gouvernementale basée à Genève.
UN Watch a présenté le rapport le 16 octobre 2015 à Ban Ki Moon, Secrétaire général de l’ONU, à Pierre Krähenbühl, chef de l’UNRWA, et à Samantha Power, ambassadrice des États-Unis qui, avec 400 millions de dollars de subvention annuelle est le plus grand bailleur de fonds de l’UNRWA.
« L’ONU et les plus grands donateurs de l’UNRWA, tout comme le gouvernement des États-Unis doivent agir immédiatement pour licencier des employés qui incitent à un antisémitisme meurtrier et qui alimentent la pandémie mortelle des attaques palestiniennes contre des Juifs israéliens. Cette pandémie a fait des victimes innocentes: hommes, femmes et enfants, âgés de 13 à 78 ans », avait déclaré M. Hillel Neuer, directeur exécutif de UN Watch, au moment de remettre le rapport.
« En dépit de la promesse de l’UNRWA, faite en réponse à notre précédent rapport, d’agir et de licencier des auteurs d’incitation à la haine et à la violence, aucune enquête n’a été déclenchée », a-t-il précisé. « Au contraire, la réponse principale de l’UNRWA a été d’essayer d’intimider UN Watch », a indiqué Neuer.
Facebook »Une des images postée sur FB de l’UNRWA montrant une voiture qui attaque un Juif »
« Nous appelons une fois de plus Ban Ki-moon et l’UNRWA à licencier immédiatement leurs employés qui incitent au meurtre. Par ailleurs, nous réclamons la création d’une commission d’enquête indépendante, comprenant des représentants des États-Unis, de l’Union européenne (qui a donné 139 millions de dollars), du Royaume-Uni (95 millions de dollars), et d’autres grands donateurs de l’UNRWA, pour enquêter sur cette culture d’impunité pour le racisme et pour l’incitation au meurtre qui imprègne l’UNRWA« , avait-il ajouté.
Suite à l’enquête une déclaration a été rendue publique mais uniquement comme un ajout entre crochets, et non publiée comme une déclaration autonome faite par l’ONU. La déclaration n’a pas non plus été publiée sur le site web de l’UNRWA. Elle indique pourtant qu’il est « très regrettable, dans un certain nombre de cas à ce jour, que l’Agence ait trouvé sur Facebook des publications en violation avec sa politque en matière de réseaux sociaux« .
La déclaration indique également que l’UNRWA prend toutes les allégations de violations des principes de l’ONU ainsi que sa neutralité et sa politiques établie en matière de réseaux sociaux très au sérieux. « UNRWA condamne et ne tolérera pas l’antisémitisme ou le racisme sous aucune forme« , peut-on y lire.
À la lumière des éléments dévoilés par l’enquête, UN Watch exige maintenant des excuses complètes de Chris Gunness, porte-parole de l’UNRWA, pour avoir accusé l’organisation non gouvernementale de formuler des « allégations sans fondement au sujet de l’antisémitisme » des employés travaillant pour l’Agence pro-Palestinienne.
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