Le risque d’embaucher des activistes islamistes dans le monde du travail grandit et implique du même coup le risque d’un sabotage ou d’une agression. Trois « artistes » contactés pour écrire en arabe sur des pièces de décors de la série Homeland, décident de saboter la scène.
Homeland serait « raciste » selon des activistes islamistes employés début Juin 2015 par la société de production pour tagguer en arabe, afin de rendre authentiques, des scènes représentant un camp de réfugiés syriens, à la frontière syro-libanaise.
« Vu la réputation de la série, nous n’avons pas été convaincus tout de suite, puis nous avons considéré que c’était une opportunité de relayer nos désaccords avec la série », écrivent Heba Amin, Caram Kapp et Stone, les trois artistes sur le blog de l’un d’eux, repéré par le Guardian. « Maladresses dans la représentation des pays du Moyen-Orient, racisme, manichéisme… Leurs griefs contre la série sont nombreux ». Ils ont donc décidé de saboter le sens des messages inscrits en arabe.
Les activistes islamistes se mettent alors au travail. Parmi les consignes reçues: la neutralité politique obligatoire des tags. Mais plutôt que de respecter à la volonté de la production, ils préfèrent taguer des messages comme « Homeland est raciste », ou encore « Black lives matter », afin de récupérer dans le camp arabo-musulman l’opinion en faveur des victimes noires de violences policières aux Etats-Unis, à la manière des mouvements pro-palestiniens s’agrégeant aux manifestations anti-racistes aux USA.
« Des musulmans en Europe qui ne supportent la représentation de la réalité du monde arabe »
Afin de justifier ce sabotage dont ils se glorifient sur leur blog, les activistes ont décidé d’inverser la charge de la faute en désignant la série comme une série raciste au principe qu’elle mettrait en scène la violence du monde arabo-musulman. Inversion qui leur permet de justifier politiquement un acte de vandalisme avéré. Les tagueurs se gargarisent ouvertement, soulignant que « personne ne s’interrogeait sur la signification des tags ». « Les décorateurs étaient trop occupés pour nous gérer, ils étaient obsédés par l’idée de construire un plateau hyper réaliste ». Sans surveillance, bénéficiant de la confiance de leur employeur, les trois tagueurs ont pu faire passer leur propagande. L’épisode a été diffusé mercredi soir aux Etats-Unis.
En France il y a quelques mois, un activiste a décapité son patron, Hervé Cornara, puis a accroché sa tête à un grillage. La France entière a assisté aux obsèques de la victime, en l’attente d’un autre attentat.
Eric Paroin pour Europe-Israel.org
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