« Journalistes corrompus », « manque de neutralité »… les médias d’États sont-ils malmenés en Europe ?

Après les attaques médiatiques orchestrés contre Israël, la vérité commence à sortir. Les médias d’état sont à présent sur la sellette en France, aux Etats-Unis, en Angleterre et ailleurs. C’est le retour de bâton et ils commencent à trembler voire à vaciller.

Entre erreurs humaines, procès et accusations d’impartialité, les médias publics européens traversent une crise de confiance. Alors que leur rôle d’information indépendante est remis en cause, Bruxelles prépare un plan pour renforcer leur protection.

Critiqués pour leur orientation supposée, fragilisés par des erreurs ou des procédures judiciaires, les médias du service public européens traversent une période de tension. D’un pays à l’autre, les polémiques se succèdent et alimentent un sentiment de méfiance croissant envers des institutions censées garantir l’information indépendante.

Plusieurs polémiques

En France, l’humoriste Guillaume Meurice a saisi les prud’hommes après son licenciement pour « faute grave » de France Inter en juin 2024. L’humoriste avait été congédié après avoir réitéré à l’antenne ses propos polémiques visant le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Une affaire qui a ravivé les tensions autour de la liberté d’expression et du rôle du service public face aux sensibilités politiques.

Récemment, Franceinfo s’est retrouvée au cœur d’une polémique après la diffusion d’un graphique erroné sur un sondage présidentiel. Le visuel, faussé par une échelle trompeuse, a suscité de nombreuses attaques sur les réseaux sociaux. Sur X, le député LFI Antoine Léaument s’est emporté contre la chaîne, en commentant : « À ce niveau, même la Corée du Nord peut prendre des leçons de propagande ». De son côté, la chaîne a reconnu dans un tweet sur X, une « erreur humaine » et a présenté ses excuses en se défendant de « toute manipulation éditoriale ».

« Il faut un service public garant de la liberté d’informer », « Notre métier est menacé par Bolloré » : Thomas Legrand en roue libre dans une conférence-débat alors qu’il travaille pour le PS

Lors d’une conférence-débat organisée le jeudi 6 novembre à Paris par Laurent Joffrin, le journaliste Thomas Legrand a vivement attaqué les médias de Vincent Bolloré. Fragilisé par une récente polémique sur son indépendance, l’éditorialiste de France Inter et de Libération a défendu l’idée d’un service public fort et alerté sur ce qu’il considère comme des menaces pour la liberté d’informer, alors que lui-même fait dans la désinformation tout en étant au diapason avec les médias d’état.

 

 

Outre-Manche, la BBC est elle aussi visée. Le président américain Donald Trump a menacé d’engager des poursuites contre la chaîne, l’accusant d’avoir diffusé un extrait tronqué d’un discours de campagne. « Ce sont des journalistes corrompus », a-t-il déclaré. Une polémique qui a entraîné ce dimanche 9 novembre la démission du directeur général, Tim Davie, et de la directrice de la BBC News, Deborah Turness.

« Comme toute organisation publique, la BBC n’est pas parfaite et nous devons toujours faire preuve d’ouverture, de transparence et de responsabilité », a affirmé l’ex-directeur général. Une affaire qui vient ébranler la réputation d’impartialité de la plus ancienne radiotélévision publique du monde.

La liberté de la presse se dégrade en Europe

Ces épisodes s’inscrivent dans un contexte plus large de défiance. Selon le rapport annuel du Conseil de l’Europe sur la liberté de la presse, publié en septembre 2024, l’Europe connaît sa « plus forte régression depuis un demi-siècle ». L’étude pointe la montée des pressions politiques, les campagnes de désinformation et les coupes budgétaires qui fragilisent les rédactions publiques. Les médias de service public restent parmi les plus attaqués, notamment sur les réseaux sociaux, où ils sont accusés d’être « partisans » ou « corrompus ».

Face à ce constat, la Commission européenne doit présenter ce mercredi son « bouclier démocratique », un ensemble de mesures visant à contrer « la guerre d’influence », menée par la Russie. L’exécutif européen accuse Moscou de « chercher à éroder la confiance dans les systèmes démocratiques » en diffusant des « informations trompeuses » et en « falsifiant des faits historiques ». Ce plan prévoit de renforcer ses aides financières aux médias et de lutter contre les « déserts médiatiques ». Elle entend favoriser le pluralisme en surveillant de plus près les fusions de groupes médiatiques.

Les pouvoirs en place veulent maintenir la désinformation d’état, et la manipulation des peuples, pour mieux les asservir à l’idéologie dominante. C’est le nouvel enjeu de la classe dominante en Europe, qui perd chaque un peu plus de son influence. Ils veulent interdire les médias libres, au prétexte de la défense de la démocratie. Or la démocratie c’est d’abord et avant tout le pluralisme d’opinions. Sans cela c’est la mort pure et simple de la démocratie qui ne se nourrit que de la liberté de pensée, de jugement et d’informer.

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KIGEM

Quand on ecoute France Inter France Info on a vite compris ou va la désinformation. Sans oublier les TV publiques navrantes de parti pris.