La guerre secrète de Coco Chanel contre les Juifs.

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    Il y a longtemps qu’on sait que Gabrielle “Coco” Chanel – la grande couturière française légendaire dont l’empire de la mode porte le nom – était, durant la Seconde Guerre Mondiale, la maîtresse d’un officier allemand, appelé Hans Günther von Dincklage. Mais, dans le livre “Coucher avec l’Ennemi : La guerre secrète de Coco Chanel,”, le journaliste d’investigation chevronné Hal Vaughan apporte des preuves convaincantes qu’elle était aussi un agent de renseignement nazi et une antisémite notoire.

    Fouillant dans les archives américaines, allemandes, françaises et britanniques, Vaughan révèle que Von Dincklage et Chanel – Agent 7124 de l’Abwehr, dont le nom de code était « Westminster » – a mené des missions à travers toute l’Europe, afin de recruter de nouveaux agents pour le Troisième Reich. Dans ce qui représente, probablement, son meilleur chapitre, “Coucher avec l’ennemi” projette une lumière crue sur les démêlées de Chanel avec la célèbre famille Wertheimer, qui s’est taillée la part du lion dans les affaires, durant les années 1920 et contrôle la totalité e l’Empire Chanel, aujourd’hui. De façon assez remarquable, les Werthheimer – en dépit de leur judéité et du comportement de Chanel pendant la guerre – ont finalement décidé de financer sa réinstallation en France et, en définitive, lui ont accordé de payer ses factures pour le restant de ses jours. Depuis ce jour, la famille refuse de parler de Coco Chanel avec les médias, mais Vaughan a, là aussi, réussi à dépeindre un portrait fascinant des arrangements passés entre les deux parties.

    Depuis Paris, Vaughan, qui a 82 ans, a esquissé certaines des questions soulevées dans son livre. Ce qui suit est une version écrite de notre entretien.

    De quelle façon avez-vous commence à vous intéresser à la vie de Coco Chanel?

    Je ne m’y intéressais pas, au début. Je me suis intéressé à la vie d’un homme, qui s’appelait H. Gregory Thomas, qui était un agent de la famille Wertheimer, envoyé à Paris, avant que la guerre n’éclate, qui a tenté d’empêcher Chanel de mettre la main sur les droits de Chanel n°5, sous couvert des lois d’aryanisation. Ainsi, je traquais l’histoire d’H. Gregory Thomas et, tout-à-coup, je suis tombé sur celle de Coco Chanel. J’ai commencé à creuser dans les archives qui décrivait Chanel comme un agent allemand, et, de là, l’histoire a pris son envol.

    Comme votre titre l’indique clairement, le livre insiste sur la vie de Coco Chanel durant la guerre. Pourquoi cette histoire n’a pas plus attiré l’attention au fil des années ?

    Je n’en ai aucune idée. Je ne parviens pas à l’expliquer. Soit les gens ne voulaient pas savoir ou ont choisi de ne pas traiter de cela. Bien sûr, cette histoire ne fera pas plaisir aux Wertheimer, l’une des familles les plus riches au monde. En-dehors de ça, je n’ai aucune idée sur le pourquoi.

    Après la guerre, Chanel a déménagé en Suisse. Comment est-ce qu’il a été possible qu’elle se réinstalle en France, comme elle l’a fait au milieu des années 1950 ?

    La réponse la plus simple, c’est l’argent des Wertheimer : Chanel a pu revenir, grâce aux Wertheimer. Mais, en réalité, cela repose aussi sur le fait indéniable qu’en 1954, les Français se fichaient complètement de qui avait collaboré et qui ne l’avait pas fait. De Gaulle avait décidé que tous les Français avaient été résistants, et toutes ces sombres affaires de collaboration étaient derrière eux. N’oublions pas, non plus, que Chanel était formidablement douée de talent.

    Après tout ce que Chanel a fait à Paul Wertheimer, pourquoi, en definitive, a t-il décidé de financer la réinstallation de sa maison de couture, en 1954? Et pourquoi a t-il consenti à couvrir toutes ses dépenses – petites et grandes – pour le restant de ses jours?

    Du point de vue des Wertheimer, cette décision était d’une extrême logique. Ce qu’ils faisaient, ce n’était pas, simplement, acheter une affaire, mais, plutôt, un empire pour une vie durant, et, effectivement, c’est exactement ce qui arrivé. Nous sommes, maintenant, en 2013 : pouvez-vous traverser une grande ville sans apercevoir une boutique Chanel ?

    Particulièrement en France – une nation qui lutte encore avec l’héritage du passé collaborationniste – comment est-ce possible que le label Chanel, aujourd’hui, ne porte, pour ainsi dire, aucun stigmate attribué, généralement, à d’autres marques, souvent associées à leur complicité nazie passée ?

    Le travail de Robert Paxton n’a jamais déteint sur la mémoire que nous conservons de Chanel – et pour une raison simple. C’est une machine à produire une devise forte. Chanel est une icône, une idole en France –peu importe les détails de sa vie, son antisémitisme, ses petites affaires avec les Nazis. De façon assez intéressante, je devrais mentionner que les Français n’ont pas acheté mon livre – au moins jusqu’à présent. Il est sorti en Amérique, en Grande-Bretagne et en Allemagne. Il est traduit en portugais et en hollandais. Mais les Français n’ont pas voulu acheter ce livre ni le traduire.

    Etant donné le passé de Chanel durant la guerre, comment expliquez-vous la prédominance et la popularité de la marque « Chanel », aujourd’hui ? Est-ce que quiconque devrait encore porter du Chanel ?

    Je n’éprouve pas de sentiments particuliers à l’encontre de Chanel. Vous ne pouvez pas mettre Klaus Barbie et Chanel dans la même catégorie : elle n’a tué personne, Elle n’a torturé personne. Madame Gabrielle Labrunie –la petite-nièce de Chanel – m’a dit quelque chose que j’ai trouvé fascinant. Elle m’a dit : « Vous savez, M. Vaughan, c’étaient des temps très difficiles et les gens ont dû faire des choses terribles pour se débrouiller ». Chanel était, en le disant très simplement, une énorme opportuniste qui a fait ce qu’elle a fait pour se débrouiller.

    Si, comme vous le dites, vous n’éprouvez rien contre Chanel, quelle était votre motivation en écrivant ce livre?

    Je n’ai pas écrit ce livre pour hanter Chanel comme un fantôme. C’était juste une histoire riche d’enseignements. Je suis un journaliste et je l’ai été depuis que je suis devenu apprenti au Daily News de New York, dans les années 1950. C’est aussi simple que cela.

    PAR JAMES MCAULEY

    1er SEPTEMBRE 2011

    newyorker.com Article original

    1 COMMENT

    1. Peu importe tout çà: son empire est entre des “bonnes mains”, que demander de plus. La France est le paradis du non-dit, du caché, du “tout le monde il est beau tout le monde il est gentil”. L’important c’est de le savoir et, pour la mémoire, faire un travail comme ce livre, pour édifier les générations (celles d’aujourd’hui incluses) et savoir que çà existe pour que, dès les prémices d’actions de ce genre (petites délations au travail ou autres d’abord) on soit sur ses gardes. La France d’aujourd’hui est pleine de ces prémices…aux Juifs de France de les évaluer et d’en tirer les conclusions qui s’imposeront à chacun. Cà va péter, mais quand ou comment précisément, c’est l’aspect cruel de la répétition de l’Histoire: on sait que çà existe mais jamais quand çà bascule et comment…

    2. Qu’attendre franchement du monde des gens de la mode ?

      Idem des gens du spectacle , du Show-business et des Bobos de l’époque.

      Après s’être pavané l’après midi à l’hippodrome de Longchamp , en début de soirée à l’Opéra ou au cinéma , le Tout Paris se retrouvait chaque soir , entre autres , chez Maxim’s et fricotait avec les officiers allemands , sans ….état d’âme

      Avec leur percutante intuition confirmée plus tard par les philosophes, les textes du monothéisme juif nous ont toujours appelé à nous méfier , comme de la peste , de l’esthétisme , partie prenante du paganisme sur lequel tout bon Juif ou tout humaniste doit inlassablement méditer .

    3. {{Michel , je souris car en Tunisie , il n’y avait pas de cadeau .}} }}

      {{ {{On achetait souvent une bonne pastèque et tout le monde en profitait , même les enfants .}} } }} }

      {{Et on était sûr de ne pas faire de bêtises .}}

      {{Ah ah ah}}

    4. PUTAIN DE MERDE , j’ai acheté ce parfum de nombreuse fois a ma belle-maman…..
      je suis un vrai con d’ignorant

    5. Autres temps, autres moeurs. A défaut d’être un personnage ragoûtant, Coco Chanel avait un talent qui rapportait des devises. Ceux de nos contemporains qui pratiquent la collaboration horizontale avec les nouveaux occupants en babouches, en revanche, n’ont pas d’autre talents que leurs sphincters. Et ce sont, comme par hasard, les mêmes (relire «Une histoire sans fard. L’Oréal, des années sombres au boycott arabe» Fayard, dde Michel Bar Zohar).

    6. elle a tout de meme bien failli se faire buter par des resistants a l hotel ritz ou elle sejournait . elle fut emprisonnee et fut sauvèè sur l intervention personnelle de winston churchil .

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