Les Palestiniens et leurs alliés contraints de retirer leur demande de renommer le Kotel comme partie intégrante de la Mosquée Al Aqsa.
La clause controversée a été retirée de la proposition à l’UNESCO, mais le vote concernant le fait de déclarer Musulman le Tombeau de Rachel et le Caveau des Patriarches a été maintenu!
Ce révisionnisme historique flagrant ne semble pas autant choquer les foules et pourtant, le principe est le même que lorsque Daesh détruit l’Arche de Palmyre ou des statues de Babylone. Mme Bokova adopte trop souvent servilement bien des « recommandations » de certains de ses sponsors islamiques.
Sous la pression, les Palestiniens ont dû retirer leur exigence auprès de l’Organisation « Educative, Scientifique et Culturelle de l’ONU (UNESCO) qu’elle déclare le Mur Occidental (Kotel) partie intégrante de « l’Espalanade de la Mosquée al Aqsa sur le Mont du Temple à Jérusalem, selon des responsables israéliens, mercredi.
Cette résolution – que le bureau exécutif de l’UNESCO a voté ce mercredi – comportait encore une requête visant à faire reconnaître le Tombeau de Rachel à Bethléem et le Caveau des Patriarches à Hébron comme étant des « sites musulmans » -ce qu’ils n’ont jamais été. Les diplomates israéliens affirment qu’ils continueront de lutter contre cette résolution anachronique et ils ont tenté, en vain, de faire en sorte que des Etats alliés la rejettent.
Cette proposition a aussi appelé la communauté internationale à condamner Israël pour exhorter « ses citoyens à porter des armes, dans le cadre de la récente vague de terrorisme », autant que les dernières actions de la police israélienne et des forces israéliennes de Défense (Tsahal) contre le terrorisme à Jérusalem. Ce document fait référence à Jérusalem, capitale de l’Etat Juif, comme « Capital occupée de la Palestine ».
En outre, les Palestiniens cherchent à faire condamner ses fouilles archéologiques israéliennes continues près du Mont du Temple et partout ailleurs dans la Vieille Ville de Jérusalem, autant que « l’agression et les mesures illégales prises contre la liberté de pèlerinage et d’accès des Musulmans à la Mosquée Al Aqsa et les tentatives israéliennes de rompre le status-quo instauré (par Israël) en 1967 ».
Les Palestiniens prétendent que la récente vague d’attaques terroristes contre des civils israéliens et le personnel de sécurité serait la conséquence (« légitime ») des tentatives d’Israël de modifier ce status-quo et les accords passés sur la gestion du Mont du Temple, où on permet aux Juifs de se rendre en visite mais (surtout) pas de prier. Israël dément de manière répétée de telles allégations.
L’ambassadeur d’Israël à l’UNESCO, Carmel Shama Hacohen a confirmé à la Radio israélienne mercredi que la délégation palestinienne avait proposé une nouvelle version de la résolution controversée, qui retire la clause voulant faire du Mur Occidental un site musulman.
Il a affirmé que la proposition initiale a rencontré l’opposition de toute une ligue de pays, dontla Russie, la Chine et même Cuba.
Mardi, la cheffe de l’agence culturelle des Nations-Unies a dit qu’elle “deplore” une telle proposition.
Ce geste, a averti Irina Bokova, sur le site de l’UNESCO « peut être perçu comme un moyen d’altérer le statut de la Vieille Ville de Jérusalem et ses fondations murales, et ainsi inciter à des tensions supplémentaires ».
Le Bureau Exécutif avait prévu de voter mardi une résolution soumise par les Etats arabes qui aurait officiellement reconnu le Mur Occidental comme partie des lieux saints « musulmans », mais Bokov a reporté ce vote à mercredi.
Dans un communiqué, Bokova appelle le bureau de l’UNESCO « à prendre des décisions qui ne vont pas encore enflammer les tensions sur le terrain et qui encouragent le respect de la sainteté des lieux saints ».
S’exprimant aux côtés du Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki-Moon, en visite mardi en Israël, dans une tentative de trouver des solutions face à la violence résurgente, le Président Reuven Rivlin a martelé que tout effort visant à accroître les tensions doivent être immédiatement rejetés.
« Les Nations Unies et toutes leurs institutions ont la responsabilité de travailler pour empêcher l’escalade du conflit. L’UNESCO doit rejeter toute tentative de dénier le lien historique des Juifs au Mont du Temple », a t-il dit.
Le Mur Occidental se situe au fondement du lieu saint le plus sensible de Jérusalem. Le sommet de la colline est révéré par les Juifs comme le Mont du Temple et le site des deux Temples antiques de l’époque biblique. Mais il est aujourd’hui occupé par la Mosquée Al Aqsa, depuis 638 BCE, le troisième lieu saint de l’Islam et transformé en symbole national par les Palestiniens depuis seulement 1968.
21 octobre 2015, 10:12 am

C’est voté : le caveau des patriarches et le tombeau de Rachel sont musulmans ©
Une résolution critiquant notamment la politique d’Israël à Jérusalem a été votée mercredi à l’Unesco, dans une version expurgée d’une revendication initiale sur le Mur des Lamentations qui avait suscité la colère de l’Etat hébreu.
Soumis par un groupe de pays arabes aux 58 membres du Conseil exécutif de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), le texte a recueilli 26 voix en sa faveur, tandis que six délégations ont voté contre, 25 se sont abstenues et une dernière était absente au moment du vote, selon des sources diplomatiques.
Les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la République tchèque et l’Estonie sont les six pays qui s’y sont opposés.
La France s’est pour sa part abstenue, d’après les mêmes sources.
La résolution votée, dont l’AFP a pris connaissance du contenu, « condamne fermement les agressions israéliennes et les mesures illégales limitant la liberté de culte et l’accès des musulmans au site sacré de la mosquée al-Aqsa ».
Elle « déplore vivement » en outre les « irruptions persistantes d’extrémistes de la droite israélienne sur le site » et « exhorte Israël » à « prendre les mesures nécessaires pour empêcher les agissements provocateurs qui violent (son) caractère sacré ».
Toute référence a en revanche été abandonnée à la « place Al Buraq », nom employé par les musulmans pour désigner les abords du Mur des Lamentations, révéré par les juifs, en contrebas de l’esplanade des Mosquées.
La rédaction initiale au texte, déposé par l’Algérie, l’Egypte, les Emirats arabes unis, le Koweït, le Maroc et la Tunisie, avait suscité mardi l’ire d’Israël et l’inquiétude de la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, opposée à une remise en cause du statut des Lieux saints de Jérusalem.
Dans un paragraphe finalement supprimé, les auteurs du texte affirmaient que « la place Al Buraq fait partie intégrante de la mosquée al-Aqsa ».
Israël avait dénoncé « une tentative honteuse et trompeuse de réécrire l’Histoire » et Mme Bokova avait « déploré » les initiatives susceptibles d’être « perçues comme des modifications au statut de la Vieille Ville de Jérusalem et de ses remparts », appelant le Conseil à « prendre des décisions qui n’alimentent pas davantage les tensions sur le terrain ».
Recevant mercredi le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, le président palestinien Mahmoud Abbas a appelé l’Etat hébreu à respecter strictement les règles régissant l’ultra-sensible esplanade des Mosquées.
« La poursuite des agressions (…) contre Al-Aqsa ouvre la porte à un conflit religieux, qui a malheureusement commencé. Nous ne le voulons pas et nous mettons en garde contre ses conséquences », a affirmé M. Abbas.
En vertu de ces règles tacites, les juifs peuvent se rendre sur le site, à la fois troisième lieu saint de l’islam et le plus révéré du judaïsme, sous le nom de mont du Temple, mais seuls les musulmans ont le droit d’y prier.
Ces dernières semaines, à l’occasion des fêtes juives du mois de septembre, les tensions ont atteint un niveau rarement égalé autour du site, de violents affrontements ayant gagné l’esplanade même.
Les Palestiniens qualifient la recrudescence des visites de juifs de tentative israélienne de prendre le contrôle du lieu saint, actuellement administré par la Jordanie.
Israël de son côté assure vouloir maintenir le statu quo et ne pas vouloir céder aux appels d’une frange minoritaire mais de plus en plus audible parmi ses citoyens.
Cette résolution condamne également Israël pour les fouilles archéologiques effectuées dans la Vieille Ville de Jérusalem et en particulier près du Mont du Temple.
Le projet révisé est en fait encore plus anti-israélien que l’original, celui-ci décrivant Jérusalem comme étant la » capitale occupée de la Palestine « .
L’UNESCO ( Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture ) a par ailleurs déclaré le Caveau des Patriarches ( à Hébron ) et le Tombeau de Rachel ( à Bethléem ) comme étant des sites musulmans !
Cette résolution a été soutenue par six pays arabes membres de l’UNESCO : l’Algérie, l’Égypte, le Koweït, le Maroc, la Tunisie et les émirats arabes unis ( EAU ), qui ont dirigé cette initiative au nom de l’Autorité palestinienne.
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