Nous avons été informé le jeudi 6 octobre de la mort (mardi 4 octobre) de Richard, fils de notre ami Alain Rubin, très apprécié sur les réseaux militants et nous lui faisons part de toute l’empathie du site JForum… 

UNE MARCHE BLANCHE EST ORGANISÉE PAR LES AMIS EN HOMMAGE A RICHARD RUBIN, FILS D’ALAIN RUBIN JUIF ASCHK ET HUGUETTE GRANDVILLE MARTINIQUAISE, MORT EN HEROS VOULANT METTRE FIN A UNE RIXE ENTRE LES JEUNES DE SON QUARTIER DES LILAS, ET D’AUTRES DE ROMAINVILLE, IL S’EST PRIS UN COUP DE COUTEAU EN PLEIN CŒUR. LA MARCHE A EU LIEU LE DIMANCHE 09 A 14H RDV DEVANT LA MAIRIE DES LILAS .. NOUS DEVONS NOUS MOBILISER POUR DIRE STOP A CETTE VIOLENCE .

Un drame qui en rajoute à la souffrance des parents de Richard Rubin assassiné mardi soir quand il a voulu mettre un terme entre les disputes de bandes du quartier où il habite aux Lilas, Richard âgé de 26 ans fils cadet de Huguette Granville Martiniquaise et mon ami Alain Rubin juif aschkénaze, très investis dans le quartier .. Les amis de Richard ont créé une page et une cagnotte pour lui rendre hommage ..

Nous perdons encore un de notre petit frère à cause de la violence, cette violence gratuite qui ne sert que les cimetières…
Il est temps que cesse toute cette violence gratuite .. STOP à la violence

Les Lilas – Romainville : l’effroi et la colère après la mort de Richard, 26 ans

A l’heure du courrier, dans le hall de la tour HLM de 18 étages, tout le monde aux Sentes ne parle que de ça. Entre stupeur et écœurement, les yeux rougis par une nuit sans sommeil et l’esprit hanté par les images de ce drame qui s’est joué sous leurs fenêtres. Un jeune de ce quartier des Lilas (Seine-Saint-Denis) âgé de 26 ans est mort sous leurs yeux mardi soir, d’un coup de couteau. Huit autres ont été arrêtés et placés en garde à vue.

« Les mômes hurlaient Appelez les secours ! Ils disaient Il respire plus, il est mort ! » rapporte une mère de famille qui a été alertée par les cris vers 22 h 30. Un autre habitant a entendu deux coups de feu. Lorsque la police est arrivée dans l’allée Calmette, le groupe s’est égaillé. Ne restaient plus que deux blessés, dont un allait succomber.

Le second acte s’est joué au bout de la rue Calmette, côté Romainville, cité Gagarine. En courant, il faut moins de deux minutes pour s’y rendre. Une partie des fuyards a été aperçue en train de s’engouffrer dans une tour. La police s’est mise à leur poursuite, guidée par les traces de sang. Quatre suspects ont finalement été arrêtés : trois alors qu’ils tentaient de s’enfuir par une fenêtre, le dernier dans l’appartement, souffrant d’une entaille à la tête.

Quatre autres jeunes gens, dont les vêtements étaient tachés de sang ont été eux aussi placés en garde à vue. L’un était à scooter, un autre poussait la porte du commissariat pour réclamer les vêtements de la victime… Un blessé qui se trouvait auprès du défunt a aussi été interpellé. Ces huit garçons, âgés d’une vingtaine d’années — un seul est mineur — ont été conduits à Bobigny pour être interrogés par la police judiciaire de Seine-Saint-Denis, à qui le parquet a confié l’enquête. A charge pour les policiers de démêler les fils de cette altercation mortelle qui implique des jeunes des Lilas et de Romainville.

Le maire des Lilas : «Les habitants des quartiers n’en peuvent plus»

Rivalité de territoire sur fond de trafic de drogue, guerre entre bandes des deux villes… Rien ne permet encore de comprendre cette surenchère mortelle qui intervient après une série d’épisodes de violence. La victime décédée, qui se prénommait Richard, était en tout cas inconnue de la police.

« Quel gâchis ! Un jeune homme bien, dont la famille est investie et estimée dans le quartier », insiste le maire des Lilas, Daniel Guiraud (PS) qui, comme sa voisine Corinne Valls (DVG) à Romainville, lance un appel à l’Etat. « Les habitants des quartiers n’en peuvent plus, écrit Guiraud. Ils sont à bout, ils ont le droit, et attendent comme partout, de vivre en sécurité. »

Habitants comme élus savent bien que le nombre de policiers a diminué dans leurs villes depuis la rentrée, comme ailleurs en Seine-Saint-Denis où 280 policiers mutés n’ont pas été remplacés. Les promesses du ministre de l’Intérieur, d’affecter 300 policiers dans le département d’ici à décembre ne sont pas d’un grand réconfort.

« Ce jeune est mort à l’endroit où un point de deal s’est créé depuis trois semaines, précise une mère de famille particulièrement amère. On ne peut pas laisser nos gamins mourir comme ça, ça aurait pu être notre enfant. »
SOURCE :
leparisien.fr

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