Un terroriste condamné enseignera la « justice sociale » dans une université canadienne
Par David Isaac
(JNS) La communauté juive du Canada est en colère après qu’une des universités du pays a embauché un terroriste condamné comme professeur.
Hassan Diab, 70 ans, un universitaire libano-canadien, a été condamné par un tribunal français en 2023 pour l’attentat à la bombe contre une synagogue parisienne qui a fait quatre morts en 1980.
Il donnera une conférence sur « la justice sociale en action » au Département de sociologie et d’anthropologie de l’Université Carleton.
Le cours, ironiquement, enseignera « la relation dynamique entre le pouvoir juridique institutionnalisé (police, tribunal, surveillance, prison, etc.) et les erreurs judiciaires dans la société ».
Bnai Brith Canada a lancé une pétition exigeant le licenciement immédiat de Diab.
« Hassan Diab, le terroriste du FPLP condamné en France pour son rôle dans l’attentat à la bombe de 1980 contre une synagogue de Paris qui a fait quatre morts et des dizaines de blessés, est actuellement employé de manière inexplicable comme professeur à l’université Carleton », a indiqué l’organisation à X.
Bnai Brith a déclaré que l’université avait ignoré sa demande officielle de mettre fin à son emploi. Le groupe a averti que le maintien de Diab à l’emploi de l’université « représente non seulement un danger pour le bien-être de ses étudiants, mais constitue également une insulte à la mémoire des victimes innocentes de son crime odieux et un affront à tous les Canadiens qui attachent de l’importance à la loi et à l’ordre ».
Convicted Terrorist Teaching at Carleton University
Hassan Diab, the PFLP terrorist convicted in France for his role in the 1980 bombing of a Paris synagogue that left four people dead and dozens wounded, is inexplicably currently employed as a lecturer @Carleton_U.
Despite… pic.twitter.com/DeP7wpELsq
— B'nai Brith Canada (@bnaibrithcanada) November 1, 2024
Le 28 août, le Parti vert du Canada a publié une déclaration exhortant « le gouvernement à prendre des mesures décisives pour protéger le Dr Diab et à apporter une solution claire et juste à cette affaire. »
Le 8 mai 2023, le département de sociologie de Carleton a demandé au premier ministre canadien Justin Trudeau et au ministre de la Justice de l’époque, David Lametti, d’empêcher l’extradition de Diab.
Le 3 octobre 1980, une bombe explose devant la synagogue de la rue Copernic, considérée comme « la première attaque antisémite mortelle en France depuis l’Holocauste », selon la Jewish Telegraphic Agency.
L’attentat a fait quatre morts et 46 blessés alors que quelque 320 fidèles se rassemblaient à l’intérieur pour les services du sabbat du vendredi soir.
Quatre personnes ont été tuées dans l’attaque: Philippe Bouissou, 22 ans, qui passait par là en moto, Aliza Shagrir, 44 ans, une présentatrice de télévision israélienne en vacances, Jean-Michel Barbé, un chauffeur, et Hilario Lopes-Fernandez, un homme de ménage portugais de l’hôtel Victor Hugo voisin.
La bombe, d’environ 10 kg d’explosifs, était dissimulée dans les sacoches d’une moto garée. Elle devait exploser à la fin de la messe, au moment où les fidèles quittaient la salle, mais elle a explosé prématurément, la messe ayant commencé avec plusieurs minutes de retard.
Le journaliste français Jean Chichizola a décrit des « voitures jetées sur la route comme des jouets d’enfants », des « flammes léchant les étages supérieurs des bâtiments adjacents » et des « vitrines de magasins explosées tout le long de la rue », a rapporté JTA.
Personne n’a revendiqué la responsabilité de l’attentat, mais les enquêteurs français ont attribué cette responsabilité au groupe terroriste Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Pendant des mois, les enquêteurs ont été induits en erreur par un homme affilié à un groupe néonazi qui a revendiqué la responsabilité de l’attentat. Il a fini par admettre qu’il n’y était pour rien.
En 2008, les autorités françaises ont demandé l’arrestation de Diab. Il est retourné au Canada en 2018, mais les charges ont été abandonnées.
Mais en 2021, les charges ont été rétablies et Diab a été condamné par contumace par un tribunal parisien en avril 2023. Le tribunal l’a condamné à la prison à vie et a émis un mandat d’arrêt à son encontre.
JForum.fr avec Source
Crédit photo : Bnai Brith Canada / Twitter
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Mandat d’arrêt International ou juste français ? C’est en fait là la solution peut-être ?