Un rôle pour Tsahal dans le conflit irano-US entre Irak et Syrie

4
994

Un front militaire américano-iranien se profile à la frontière syro-irakienne – avec un rôle-clé à jouer pour Tsahal

Le général Mark Milley, chef d’état-major américain, salue le chef d’état-major de Tsahal, le lieutenant-général Aviv Kochavi.

Alors que l’armée américaine prend de nouvelles positions contre l’Iran à la frontière entre la Syrie et l’Irak, un événement majeur au Moyen-Orient semble se préparer, avec un rôle clé que devrait y jouer Israël. Ceci est fortement indiqué par les allées et venues de hauts responsables américains ce week-end. Le général Mark Milley, président des chefs d’état-major des États-Unis, est en Israël sur l’invitation du chef d’état-major israélien, le général Aviv Kochavi. Le samedi 23 novembre, le général Kenneth McKenzie, commandant de l’US CENTCOM, a prédit que l’Iran lancerait probablement une autre attaque au Moyen-Orient. Lors d’une conférence régionale à Manama, au Bahreïn, McKenzie a déclaré que bien que 14 000 soldats américains supplémentaires ont été déployés dans le golfe Persique depuis le printemps, ils n’ont pas dissuadé l’Iran d’attaquer un champ pétrolifère saoudien, le 14 septembre.

Samedi également, le vice-président Mike Pence a effectué une visite imprévue en Irak pour une réunion d’information spéciale sur la situation à la frontière syro-irakienne à la base aérienne américaine Al-Asad. Ces mouvements ont eu lieu après la frappe aérienne secrète israélienne mardi 19 novembre dernier sur une cible iranienne mystérieuse près de la ville syrienne d’Abou Kamal, à la frontière irakienne. Ni Israël ni l’Iran n’ont révélé ce dont il s’agissait, sauf pour admettre que cela s’était produit.

De manière plus significative, Pence a choisi d’arriver en Irak à Irbil, capitale de la République kurde semi-autonome (KRG), plutôt qu’à Bagdad et la première personne qu’il a rencontré était le président du KRG, Nachirvan Barzani. Il a seulement téléphoné brièvement au Premier ministre irakien Adel Abdul-Mahdi, jugé trop proche de l’Iran.

Les actions du vice-président ont marqué la renaissance de l’alliance américano-kurde – non seulement avec la branche syrienne, mais également avec leurs frères irakiens. En effet, le tollé suscité par la désertion des Kurdes syriens par l’administration Trump à la suite de l’invasion turque, au début du mois, camouflait parfaitement l’afflux substantiel de troupes américaines arrivant dans les régions kurdes de l’est de la Syrie ce mois-ci. Les campements américains là-bas, loin d’être évacués, ont été considérablement complétés par de nouvelles installations militaires, dont deux bases aériennes.

Les sources militaires de DEBKAfile ont appris que les unités d’ingénierie américaines construisaient une nouvelle base près d’Al Sur dans la région de Deir Ez-Zour et une autre près de la ville d’Amuda. Ces bases sont en partie conçues pour contrer la création par l’armée de l’air russe d’une base aérienne dans la ville kurde de Qamishli, afin que les États-Unis ne perdent pas le contrôle du nord-est de la Syrie, situé près de la frontière irakienne, au profit de Moscou. Cependant, le déploiement américain récemment renforcé dans ce coin de la Syrie a une mission plus urgente. Alors que Téhéran resserre son emprise sur Bagdad et que ses brigades d’élite des Gardiens de la révolution prennent le commandement des milices chiites irakiennes stationnées à la frontière irako-syrienne, cette partie de la Syrie gagne en importance stratégique.

Sur ce point, les intérêts stratégiques des Etats-Unis et d’Israël convergent, en particulier lorsque les deux pays anticipent une explosion des hostilités dans un proche avenir, de cette partie de la frontière entre la Syrie et l’Irak et que l’importance de cette région ne cessera de croître dans les semaines et les mois à venir. Les entretiens menés en Israël par le général Milley, le principal soldat américain, ont sans aucun doute porté sur le rôle des forces de défense israéliennes dans ces événements.

   ,  ,  ,  ,  , 

Adaptation : Marc Brzustowski

A US-Iran military front is fast shaping up on the Syrian-Iraqi border – with a role for the IDF

4 COMMENTS

  1. Et tout cela avec les conseils de Macron ,homme d action et initiateur de grandes avancées stratégiques qui changent le monde .
    On comprend pourquoi il n a pas de temps a perdre pour son peuple .

    • Jg: je vois que vous reconnaissez à Macro son immense valeur. En espagnol, on l’appellerait “Don nadié” qui veut dire “sire rien du tout”

      • Excellent, yacotito. Mais JG lui aussi ironise à propos du nabot, vous savez, le petit français qui préside la petite france grande amie de nos ennemis.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.