Les créateurs de la série, « Salah, voici la Terre d’Israël », David Deri, Ruth Yuval et Doron Glazer, ont fait un excellent travail journalistique, ils y exposent de nouveaux documents concernant la ségrégation subie par les juifs séfarades d’Afrique du nord en Israël à leur arrivée.

Une série qui dévoile, dans des conditions qui ne sont pas immédiatement familières à la plupart des spectateurs en Israël, nombre de témoignages accablants de vérité et de peine. Au moment où j’écris ces lignes la diffusion télévisée de cette série provoque soit une levée de bouclier, soit un réel et sincère mea-culpa.

Les tensions ethniques sont tout ou partie de la mémoire collective d’Israël, suite à la discrimination systématique des Juifs séfarades et orientaux dans le passé et selon des réalités criantes et insupportables encore et toujours aujourd’hui.

La réalité veut que toutes les quelques années, une série, un film ou une émission de télé-réalité ressuscite le «démon ethnique» et interroge sérieusement la société dans laquelle nous vivons.

Après l’indépendance, alors que la violence arabe les força à quitter leur pays natal, les Juifs sefardim et orientaux commencèrent à arriver en Israël en grand nombre. L’establishment ashkénaze considérait ces nouveaux venus comme des arriérés dont les traditions et la culture étaient similaires à celles des ennemis d’Israël, les Arabes.

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