Tsahal face au défi croissant des drones du Hezbollah : un échec préoccupant et des ajustements en vue

L’armée israélienne (Tsahal) est confrontée à une nouvelle menace préoccupante dans la guerre en cours avec le Hezbollah : les drones. Depuis le début des hostilités, 1 200 drones ont été identifiés comme une menace potentielle pour Israël, avec un taux d’interception avoisinant les 80 % selon les chiffres officiels. Cependant, des sources non confirmées estiment ce pourcentage à près de 70 %, en prenant en compte diverses catégories de drones. Parmi ces engins, 221 ont réussi à pénétrer les défenses israéliennes, mais seuls quelques-uns ont atteint des zones peuplées ou causé des victimes civiles.

Le dernier incident marquant s’est produit dimanche soir, lorsque Tsahal a échoué à intercepter un drone qui a survolé pendant près de 30 minutes les autoroutes israéliennes avant de frapper la base militaire de Golani, située dans la région de Binyamina, au nord de Tel Aviv. Ce drone, programmé via GPS, a échappé aux radars et aux systèmes de défense, causant la mort de quatre soldats et blessant légèrement environ soixante autres. Cet événement dramatique survient alors que deux autres drones ont été abattus avec succès, mais cet effort était noyé dans le contexte d’une pluie de roquettes tirées simultanément par le Hezbollah sur le nord du pays.

Malgré ses efforts continus pour contrer cette menace aérienne, l’armée israélienne semble encore éprouver des difficultés à anticiper et neutraliser efficacement tous les drones ennemis. Selon un porte-parole militaire, les systèmes de défense aérienne ont suivi la trajectoire du drone incriminé et ont même tenté de l’abattre à deux reprises, croyant à tort qu’il avait été détruit en mer Méditerranée. Cette erreur de calcul a permis au drone de poursuivre son vol et d’atteindre sa cible, révélant des lacunes importantes dans le système de défense israélien.

Face à ce constat, Tsahal envisage d’ajuster ses protocoles de défense. Parmi les mesures envisagées, l’amélioration des systèmes de radar et d’alerte est au centre des priorités. Cela pourrait se traduire par un abaissement du seuil de déclenchement des alarmes, même si cela risque d’augmenter le nombre de fausses alertes, un compromis que l’armée semble prête à accepter.

Par ailleurs, Tsahal mise également sur une stratégie offensive plus proactive. L’armée prévoit d’intensifier ses frappes contre les responsables de l’unité 127 du Hezbollah, spécialisée dans l’utilisation de drones. Cependant, bien que plusieurs commandants de cette unité aient déjà été éliminés, la menace persiste, car les drones peuvent être opérés par des combattants de rang inférieur, souvent inconnus des services de renseignement.

Ce dernier revers démontre que la guerre des drones est loin d’être maîtrisée et que, malgré les avancées technologiques et militaires, la défense israélienne reste vulnérable face à une menace qui évolue rapidement. Le Hezbollah, en dépit des frappes contre ses cadres, continue de démontrer sa capacité à mener des attaques de plus en plus sophistiquées, obligeant Israël à repenser ses tactiques pour garantir la sécurité de son territoire et de ses forces armées.

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1 Commentaire
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Asher Cohen

Dans la guerre, ce qui compte c’est l’action, les plans sont supposés avoir été pensés depuis longtemps, même s’il faut les modifier ensuite en fonction des données acquises sur le terrain, il faut les appliquer. Ce n’est pas le moment de chercher à réaliser des découvertes scientifiques extraordinaires en matière de défense antiaérienne. Dans l’état actuel des circonstances, l’amélioration de la défense antiaérienne a très peu de chances de donner des résultats à 100% d’interception. Il suffira au hezbollah de passer un seul drone, roquette ou missile guidé, éventuellement porteur d’ogive nucléaire, pour marquer des points comme sur la base de Benyamina. Aucun système de défense antiaérienne n’est immun de défaillances.

La solution au problème n’est sûrement pas de perdre du temps et énergie sur la position défensive, c’est une illusion comme celle de la France en 1940. Contrairement aux élucubrations délirantes de Dan Halutz en 2006, la solution au problème est de se concentrer sur l’attaque terrestre. C’est en détruisant le hezbollah qu’Israël tarira les sources de tirs de drones et missiles. Cela demande bien sûr un prix à payer, l’effort de ratissage du Liban entier, et l’entrée en guerre des 70% de libanais qui ont intérêt à la destruction du hezbollah y aidera sûrement. Le problème est que l’armée de terre israélienne, qui vient de démontrer sa nullité à gaza, n’est manifestement pas transcendante en stratégie d’attaque, et c’est toujours la population israélienne qui en paie les conséquences. Faire bombarder Beyrouth par l’aviation est insuffisant, n’en déplaise à Dan Halutz et son délire de 2006. Il faut foncer avec l’infanterie sur Beyrouth, en blitzkrieg, puis mettre le Liban à feu et à sang pour amener les chrétiens, druzes et sunnites, à participer à la destruction définitive du hezbollah, puis redescendre ratisser systématiquement le Sud-Liban. En 1940-44, est-ce-que la résistance française a réussi seule à jeter les allemands dehors? Bonaparte considérait que la meilleure des défenses c’est l’attaque, n’est-ce pas ce que nous prescrit le Talmud depuis des siècles?