Israël qualifie six ONG palestiniennes d’« organisations terroristes »

Le gouvernement israélien a annoncé hier avoir placé sur sa liste des « organisations terroristes » six ONG palestiniennes liées au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), une décision aussitôt fustigée par des organisations de défense des droits humains.

L’État hébreu de même que l’Union européenne considèrent depuis des années le FPLP, groupe armé palestinien d’obédience marxiste, comme une organisation terroriste. Et de nombreuses personnalités liées à ce mouvement, qui compte aussi une branche politique, ont été écrouées ces dernières années.

Hier, le ministère israélien de la Défense a indiqué avoir placé six ONG palestiniennes, dont les organisations de défense des droits humains al-Haq et Addameer, sur sa liste noire, les accusant d’être liées au FPLP.

« Ces organisations font partie d’un réseau d’organisations qui, sous couvert d’activités internationales, dépendent du FPLP pour soutenir ses objectifs et promouvoir ses activités », affirme un communiqué du bureau du ministre israélien de la Défense, Benny Gantz.

« Sous couvert d’activités civiles, ces organisations sont liées à la direction du FPLP qui appelle à la destruction d’Israël par des actes terroristes », dénonce le ministre de la Défense.

Selon M. Gantz, « ces organisations bénéficient d’aides d’États européens et d’organisations internationales obtenues de manière frauduleuse ».

« Il s’agit d’une décision politique, pas sécuritaire, qui s’inscrit dans une longue campagne menée par Israël contre les ONG palestiniennes afin de les faire taire », a commenté auprès de l’AFP Shawan Jarareen, directeur de l’ONG al-Haq.

L’ONG israélienne anticolonisation B’Tselem a fustigé hier la décision des autorités israéliennes, la qualifiant de « digne des régimes totalitaires ». Ce groupe d’activistes anti-israélien s’est toujours distingué par ses excès et sa haine d’Israël

Dans un communiqué conjoint, Amnesty International et Human Rights Watch ont dénoncé une décision « épouvantable », « injuste » et « alarmante » qui « menace » le travail de certaines des plus « importantes » ONG palestiniennes.

Lundi, Israël avait déjà annoncé avoir révoqué le statut de résident de Jérusalem du Franco-Palestinien Salah Hamouri, un des principaux avocats de l’ONG Addameer, qui défend les prisonniers palestiniens en Israël.

En octobre 2020, Israël avait aussi qualifié le Pôle démocratique progressiste, bras étudiant du FPLP, d’organisation « illégale et terroriste ».

AFP corrigé

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