Opération de vote le 21 novmebre 2008 à Nantes
© 2009 AFP (Franck Perry)
Ségolène Royal a estimé vendredi qu’il fallait « que la loi soit appliquée et sanctionner les fraudes » lors de l’élection de Martine Aubry à la tête du PS, jugeant nécessaire de « saisir les tribunaux » Ségolène Royal a estimé vendredi qu’il fallait « que la loi soit appliquée et sanctionner les fraudes » lors de l’élection de Martine Aubry à la tête du PS, jugeant nécessaire de « saisir les tribunaux ».

« Il y a des principes fondamentaux qui sont le respect de la loi, l’application de la loi, les sanctions sur les fraudes » et « même si c’est douloureux, même si c’est difficile, il faut que la loi soit appliquée » au PS, a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes sur France Inter.

Elle a de nouveau jugé « accablant » le livre « Hold-uPS, arnaques et trahisons » qui a relancé la polémique sur les conditions de l’élection de Martine Aubry en novembre 2008. L’actuelle première secrétaire avait devancé Mme Royal d’une centaine de voix seulement.
Martine Aubry et Ségolène Royal le 27 mai 2009 à Rézé

« Le PS n’est pas une zone de non-droit et frauder un vote, que ce soit dans une association, dans un parti, dans une société, c’est un délit pénal », a ajouté l’ex-candidate à la présidentielle. « Dans un premier temps, je pense qu’il faut sanctionner ces fraudes, il faut appliquer la loi. Consulter les militants éventuellement, ensuite procéder à un nouveau vote, si en effet ces fraudes sont avérées », a expliqué Mme Royal, indiquant qu’elle ferait « une déclaration solennelle mardi prochain ».
Ségolène Royal a estimé vendredi 11 septembre sur France Inter qu’il fallait

On pourrait « saisir les tribunaux sur les fraudes et si les fraudes sont avérées, voir ce qu’il en advient ensuite dans le cadre d’un contentieux électoral », a-t-elle dit.

Comme on lui demandait si elle allait porter plainte, Ségolène Royal a répondu: « tout électeur du Parti socialiste est fondé à porter l’affaire devant la justice ». « Je ne veux pas en faire une affaire personnelle, ni une occasion de revanche. La réalité est là ».

Quant à un éventuel départ du PS ? « Certainement pas, a-t-elle assuré, je ne donnerai pas ce plaisir à la poignée d’éléphants qui ont organisé ou couvert ces fraudes, de quitter et d’abandonner les militants ». « C’est surtout le Parti socialiste qui est victime de cela, c’est à la direction actuelle de faire en sorte que ceux qui ont fraudé soient sanctionnés », a insisté Mme Royal.

Selon elle, « la crise peut servir d’électrochoc salutaire » mais « sanctionner ceux qui ont fraudé, c’est le préalable ».

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