Le retrait des forces américaines du Sinaï pour faire payer la rétrocession des îles de Tiran à Riyad
Washington a retiré ses forces de maintien de la paix dans le Nord-Ouest du sinaï, pour avoir été exclu du mécanisme de défense régional mis en place par Riyad, Le Caire et Jérusalem. 

 

Les Etats-Unis ont retiré leurs forces de la Péninsule du Sinaï le week-end dernier, en représailles du transfert de souveraineté par l’Egypte des îles de Tiran et Sanafir à l’Arabie Saoudite, selon les sources des renseignements militaires de Debkafile. Elles mentionnent aussi que ce geste est survenu juste après que Washington ait protesté auprès du Président égyptien Abdel Fattah al Sissi de son exclusion des consultations et de la coordination militaire entre l’Egypte, l’Arabie Saoudite et Israël concernant ces îles. =

Le message états-unien était clair. Puisque Riyad, Le Caire et Jérusalem n’ont pas daigné confier à Washington les mesures militaires qu’ils adoptent pour la Péninsule du Sinaï, le Golfe d’Aqaba et la Mer Rouge, les Etats-Unis ne voient aucune nécessité de les informer de leurs propres dispositions militaires dans le Sinaï.

Ce message a été déposé par le Chef des Etats-Majors conjoints américains, Joseph F. Dunford, au Président égyptien au cours de leur rencontre du samedi 23 avril au Caire.

Mardi 26 avril, les sources militaires de Debkafile ont signalé que, plusieurs jours plus tôt, l’armée américaine avait secrètement retiré environ 100 de ses officiers et hommes enrôlés au sein des forces multinationales de la paix dans la partie nord du Sinaï. En ce qui concerne Riyad, Le Caire et Jérusalem, il ne faisait aucun doute pour eux qu’il s’agissait d’une mesure de rétorsion.

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Les sources américaines ont refusé de spécifier l’actuelle localisation de leurs troupes. La force américaine a été retirée de la base d’El gorah, située près de la ville de Sheikh Zuweid. Le Général Dunford a fait savoir à al-Sissi que l’Administration Obama ne souhaite plus maintenir de forces dans le nord du Sinaï, à la suite des tirs récents de roquettes contre la base, de la part du groupe affilié à Daesh dans cette zone en rébellion contre le pouvoir central. L’incident marquait la première attaque de cette organisation terroriste contre les troupes américaines dans le Sinaï, mais la deuxième contre des forces américaines au Moyen-Orient.

Le 19 mars, Daesh a tiré Fire Base Bell,  une base des Marine U.S à Makhmur, au nord de l’Irak, à environ 77 kms au Sud-Est de la capitale de facto de l’organisation terroriste Daesh à Mossoul. Un Marine a été tué. 

Ce n’est pas par hasard que, peu de temps auparavant, alors qu’il était en visite au Caire, le Général Dunford y a fait une visite-éclair qui n’a guère duré plus de 90 minutes à la base américaine avancée pour décerner la médaille « purple heart » ( distinction attribuée aux blessés de guerre) à quatre Marines pour leur bravoure au cours du bombardement de Daesh.

Mais, alors que Washington est déterminé à maintenir Fire Base Bell, en Irak, où l’Amérique a déployé des lanceurs de roquettes HIMARS capables de tirer des roquettes guidées par GPS, connu sous le nom de GMLRS, qui peuvent atteindre Mossoul et de décerner des médailles pour récompenser les soldats servant dans cette base, il n’est pas prêt à traiter ses soldats dans le Sinaï de la même manière,, parce qu’ils y ont le statut d’observateurs multinationaux. Plutôt que de leur offrir des médailles, les USA a immédiatement retiré ses soldats dès la première attaque commise par Daesh. 

Au même moment, les sources américaines ont lancé une attaque personnelle sans précédent contre le Président d’Egypte, quant à sa décision de restituer les deux îles à Riyad. Les articles s’attaquant à la politique d’al-Sissi ont commencé de paraître dans les médias américains, l’un d’entre eux disant : « La décision de transférer ces îles à l’Arabie Saoudite pourrait bien être le dernier clou dans le cercueil d’al-Sissi ». Il décrit aussi l’Egypte comme étant au bord d’une révolution contre al-Sissi.

Deux autres personnages importants au Moyen-Orient étaient impliqués directement dans la décision du Caire, concernant ces îles : le Prince héritier saoudien et Ministre de la Défense Mohammed bin Salman et le Ministre de la Défense israélien Moshe Ya’alon, qui a récemment déclaré que Le Caire avait consulté Jérusalem au sujet du transfert des îles. Cependant, ses commentaires n’on pas été mentionnés dans les reportages des médias américains, tout comme si cette évolution importante ne concernaient ni l’Arabie Saoudite en tant que telle ni Israël.

Les sources des renseignements militaires de Debkafile soulignent que l’une des principales raisons de la colère de Washington est le fait que l’Egypte, l’Arabie Saoudite, la Jordanie et Israël décident d’établir et de coordonner par eux-mêmes un mécanisme de défense régionale couvrant le Canal de Suez les Golfes de Suez et d’Aqaba et la Mer Rouge. L’Administration Obama préfère ignorer le fait que le retrait américain de ses forces aériennes et navales de ces secteurs au cours des trois dernières années a permis à la flotte iranienne de commencer à opérer dans ces eaux.

 

DEBKAfile Reportage Spécial 27 avril 2016, 10:40 AM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

1 COMMENTAIRE

  1. Un pôle anti-Obama regroupant l’Arabie Saoudite, l’Egypte, Israël et la Jordanie se dessine clairement après les défection et trahisons d’ OBAMA.

    – la bombe pour l’Iran par les accords secrets entre Obama et les Ayatollah ne visait pourtant qu’Israël.
    OBAMA avait totalement ignoré les rivalités entre l’Arabie Saoudite et l’Iran.

    Il a cru pouvoir se faire pardonner mais la bombe atomique donnée à l’IRAN ne se pardonne jamais !!!!

    Contre Israël, passe encore, Israël ne peut rien faire contre les USA.
    Pourtant Netanyahou a fait l’impossible ET MËME PLUS, mais en vain ! Même le congrès n’a pas suivi pourtant Netanyahou était très clair ! OBAMA trahissait l’ AMERIQUE et le congrès n’a pas bougé.

    Pour les princes d’Arabie rien à faire, Ils ont toujours aidé les USA, OBAMA les a trahis et le Congrès a donné carte blanche à OBAMA au moment où il pouvait faire capoter l’accord avec l’IRAN.

    Résultat des courses, les amis les plus proches des USA n’ont plus confiance au gouvernement islamiste des USA qui a fait partout volontairement ou non, le jeu des terroristes islamistes, Iran en tête.

    Israël fait donc le grand Schelem ! Coup double, triple, voire quadruble ! …
    1- n’étant plus sûr des USA en raison de la politique débile d’OBAMA,
    2- ni des Ruskoffs qui ont tiré à deux reprises sur les avions de Tsahal (sans toutefois les toucher)….
    3- Ni des demandes d’aides bloquées par OBAMA
    Israël contoune le refus d’OBAMA par les achats Saoudiens désormais conseillés par Israël,
    sachant que les F 35 Saoudiens seront pilotés par Tsahal, que le blocage financier d’OBAMA est donc vain.
    4 – Que ni les USA ni la Russie ne veulent ni ne peuvent se fâcher contre les Saoudiens (en raison de ses montagnes de dollars – présents et à venir )
    5- qu’avec Israël les Saoudiens formeront plus vite que l’éclair un bloc indépendant de la politique débile d’OBAMA comme de celle, totalement imprévisible de Poutine.

    6- Sachant que les Saoudiens se foutent éperdument des hauteurs du Golan le danger venant d’Iran et non d’Israël qui devient « leur protecteur » et qui aidera aussi les Saoudiens à se diversifier dans le High-Tech…

    Rien de tout celà n’aurait été imaginé par la gauche rétrograde de Herzog et Tsipi Livni, qui pour faire tomber Netanyahou n’hésitent pas à buter VOLONTAIREMENT contre le peuple d’Israël (le gaz de Léviathan).

    BRAVO donc à l’équipe de Netanyahou, meilleur Président qu’Israël ait jamais connu !

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