Qui sont Sforno et Ovadia de Bertinoro © ?

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Rabbi Obadia ben Yaakov Sforno né à Cesena en Italie en 1475 et décédé à Bologne toujours en Italie en 1550. Il était philosophe rabbin, mathématicien et médecin[1] et il vécut dans une Italie secouée par les remous de l’Inquisition espagnole et elle-même hésitante quant à ses rapports avec les Juifs séjournant dans la botte italienne.

Cette période marque l’aube des grandes décisions visant à former des ghettos pour y enfermer les Juifs auxquels vont devenir obligatoires le port d’un chapeau distinctif et également d’un insigne sur la poitrine comme ce fut le cas sous St Louis avec la rouelle.

A ce propos, d’ailleurs, il est bon de signaler que le premier « ghetto » de l’Histoire juive, en quelque sorte,  fut  en Egypte lorsque Yaakov notre Patriarche exigea de Pharaon le pays de Goshen pour y vivre dans une atmosphère non idolâtre et à l’écart des Egyptiens !

Il s’installa à Bologne où il fonda une Yéshiva mais il fut longtemps et souvent « choqué »  par l’attitude des non-Juifs qui, n’en étaient qu’au balbutiement des mesures antijuives qui allaient suivre avec leur expression ultime en 1553 (trois ans après la disparition de Sforno) avec les autodafe (littéralement : actes de foi) pendant lesquels plus de 1500 exemplaires du Talmud furent brûlés ainsi que bien d’autres livres saints. 

Ces marques d’antijudaïsme furent accompagnées d’interdits comme l’interdiction d’étudier le Talmud en particulier dont la première impression vit le jour à Venise en 1490 !

Bien que le Grand commentateur suivant  fut surtout connu pour son commentaire (incontournable toutefois) de la mishna nous n’allons pas parler de Sforno sans évoquer aussi OVADIA DE BARTENORA ou de BERTINORO (1445-1500)

Né en Ombrie (Italie) il décéda en Israël où il ne séjourna qu’une douzaine d’années. Il quitta son Italie natale pour partager le sort des Juifs pressurés d’impôts par des gens mal intentionnés que le gouvernement musulman autorisait  à agir de la sorte.  

Les Juifs en eretz Israël étaient d’une pauvreté extrême et il sur s’imposer dans la communauté juive qui venait d’être augmentée de Juifs espagnols fuyant l’Inquisition et dont certains s’arrêtèrent en Palestine de l’époque tandis que d’autres poursuivirent leur chemin vers la Turquie et la Grèce. Bartenora (Bertinoro) devint la plus haute autorité rabbinique de l’époque.

Il mit à profit la grande estime dans laquelle le tenaient les autorités gouvernementales d’alors pour faire baisser les redevances énormes qui étaient imposées aux Juifs. Son honnêteté le rendit célèbre même chez les non-Juifs qui le respectaient énormément. Bartenora commenta aussi la Torah dans un livre intitulé : amarnaki : עמר נקי.

Caroline Elisheva REBOUH



[1]  Université de Rome 1501.

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