Que faire contre de nouvelles manifestations de l’acharnement anti-israélien de Médecins sans Frontières?    (Usages et abus politiciens d’une image de marque humanitaire)

Quels pourcentages des fonds totaux dont dispose une organisation qui se dit non gouvernementale, émanant d’institutions étatiques, sont suffisamment importants pour justifier la remise en question de son statut  de « groupement, association ou mouvement constitué de façon durable par des particuliers appartenant à différents pays en vue de la poursuite d’objectifs non lucratifs »?    Malgré les efforts déployés par les représentants de  l’excellent «observatoire » des organisations non gouvernementales, NGO-Monitor, ce n’est que rarement, semble-t-il, que cette question se pose – même dans les médias qui veulent passer pour employer des journalistes sérieux, réputés – voire des « grands reporters».

Il est encore moins fréquent que l’authenticité de l’attachement supposé aux valeurs humanitaires d’organisations dites de défense des droits de l’homme, de la personne humaine – (hélas) toujours assez nombreuses à s’associer sans cesse aux campagnes anti-israéliennes – se trouve soumise à des examens rigoureux.  Au mieux par paresse et au pire à cause de certains partis pris idéologiques, les journalistes sérieux dont il s’agit préfèrent restés «éblouis» par l’« effet halo »  (terme inventé par NGO-Monitor) produit par la réputation des ONG évoquées dans leurs articles – que celle-ci soit méritée, ou non, en tout ou en partie.

Ce ne sont pas que nombreux dirigeants et militants de ces ONG (pseudo-)humanitaires, «en odeur de sainteté », qui en profitent à des fins idéologiques, lesquelles n’ont souvent que des liens ténus avec les objectifs officiels de ces dernières (ou même parfois aucun lien avec celles-ci).  Il ne manque pas de décideurs politiques et de hauts fonctionnaires diplomatiques qui y voient des instruments indirects d’initiatives politiques – soit dans le domaine des affaires étrangères soit dans le cadre de la politique politicienne –  dont, si besoin était,  ils seraient en mesure de nier de façon plausible toute responsabilité.  À titre d’exemple récent le scoop que l’examen de documents secrets qui viennent d’être déclassés a valu au journaliste Adam Credol’échange de courriels autrefois confidentiels entre Thomas Pickering, ancien ambassadeur en Israël des États-Unis, et  la Secrétaire d’État Hilary Clinton, dans lesquels on voit proposée l’organisation de manifestations de femmes palestiniennes.

Concertées avec certaines ONG mondialement connues qui ne cessent de militer contre la prétendue «occupation», ces dernières seraient de nature à compliquer sérieusement le maintien de la sécurité par les forces de l’ordre israéliennes, à faire exercer des pressions énormes sur les décideurs israéliens, tout en étant présentées, de façon on ne peut plus persuasive, comme «pacifiques» .    (L’argument de Pickering se résume ainsi : «les Etats-Unis ne devraient pas être soupçonnés d’avoir aidé à les fomenter. »   – par conséquent, il serait nécessaire « d’agir principalement par le biais de groupes non gouvernementaux»).

Il est de pratique courante  pour les représentants des partis politiques – surtout, mais pas exclusivement, en période (pré)électorale – d’essayer de «gagner à leur cause» un maximum  des électeurs potentiels en trouvant des moyens de communiquer des messages fort divergents, sinon contradictoires.  S’il n’y a pas, cependant, des lignes rouges pour cette politique politicienne – à ne pas franchir – comment protéger contre des atteintes vraiment sérieuses les valeurs fondamentales des démocraties dans lesquelles se poursuivent les initiatives destinées à caresser dans le sens du poil des citoyens aux horizons variés – et même ceux ou celles dont les opinions sont inconciliables les unes avec les autres, en tout ou en partie?

Anne Hidalgo, maire de Paris, a signé le 7 octobre 2015, le document ”Les maires unis contre l’antisémitisme” et a affirmé  que « La ville de Paris a la responsabilité de lutter contre l’antisémitisme pour qu’il ne se développe pas en son sein.  Paris, qui abrite la plus importante communauté juive d’Europe, doit être un pionnier dans la lutte contre la haine afin que d’autres villes bénéficient de son expertise et de son engagement.»   Pourquoi, donc, fait-elle la sourde oreille aux représentations faites par le CRIF qui proteste contre la mise à la disposition d’individus et d’associations qui véhiculent des désinformations anti-israéliennes extrêmement pernicieuses la Maison des Métallos, lieu culturel qui dépend directement de la municipalité?

D’autant plus que les criminels antijuifs qui sévissent depuis la fin des années 1990  ne cessent de justifier leurs actes en invoquant les mêmes fausses accusations que celles qu’on voit véhiculées dans le cadre de l’événement politico-culturel «Focus Palestine » abrité par ce lieu culturel  du 8 décembre 2015 au 17 janvier 2015: «L’opération militaire pendant l’été 2014 a été la plus violente jamais conduite par Israël sur la bande de Gaza. Israël pouvait frapper délibérément la population civile palestinienne, hommes, femmes, enfants, hôpitaux, écoles, et même des installations de l’ONU, sans craindre la moindre sanction de la « Communauté Internationale».

En quoi l’organisation de «Focus Palestine» dans laquelle la section française de Médecins sans Frontières a joué un rôle de premier plan est-elle compatible avec les principes supposés de cette ONG : «Indépendante de tous pouvoirs politiques, militaires ou religieux, MSF agit en toute impartialité, après évaluation des besoins médicaux des populations»?   Depuis qu’une orientation anti-israélienne des plus extrêmes en est venue à influencer les prises de positions et les interventions publiques de ses dirigeants quand il s’agit de pays du Proche & Moyen Orient –  où figurent les territoires palestiniens mais non pas Israël –  ce n’est que trop rarement que paraissent des articles qui critiquent l’humanitarisme très sélectif, on dirait à géographie variable, de MSF (le texte signé par Richard Rossin constituant une des exceptions).  Est-ce que c’est l’ «effet halo » produit par la réputation que ne mérite plus cette ONG, qui facilite la complaisance de la maire de Paris, qui ne croit pas risquer être taxée d’hypocrisie.

Quoi qu’il en soit, il est indispensable de faire connaître le plus largement possible le vrai caractère d’une organisation, dont la direction en est venue à être dominée progressivement par des activistes qui n’hésitent pas à l’utiliser à des fins idéologiques qui n’ont aucun rapport avec les principes élevés auxquels elle était attachée lors de sa création.  Dans le même ordre d’idées, il ne faut pas qu’il soit permis aux responsables de MSF de voir passer presque sous silence dans la plupart des médias leur collaboration dans l’organisation d’événements politico-culturels à caractère mensonger et falsificateur, lesquels font preuve d’une solidarité répréhensible avec les ennemis impitoyables des Juifs israéliens.  Dont la programmation coïnciderait comme par hasard avec les cérémonies de solidarité avec les victimes de crimes terroristes commis en France

P.S.  Si non seulement les journalistes sérieux, mais aussi les lecteurs d’articles traitant de cette affaire, se faisaient nombreux à adresser les questions suivantes au Dr. Mego Terzian, Président de Médecins sans Frontières, il se produirait peut-être des résultats intéressants.

  • Votre organisation a parmi ses champs d’activités les Territoires palestiniens, croyant nécessaire d’aider les habitants que vous dites confrontés à des difficultés quotidiennes.  Des localités en Israël comme Sderot comptent beaucoup d’habitants qui ont également à faire face à des difficultés non négligeables.  Pourquoi Israël est-il exclu de la liste des pays où vous envoyez des volontaires?
  • Croyez-vous que l’existence de l’État d’Israël est légitime et que ses citoyens ont le droit de vivre en sécurité ?
  • Êtes-vous d’accord avec ceux qui vont jusqu’à accuser (calomnieusement) les Israéliens de commettre des crimes comparables à ceux des génocidaires du Rwanda (événement intitulé «L’impossible neutralité …sur le conflit israélo-palestinien»)?

Par Paul Leslie

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