Harpon signalé depuis… 2015! : le parquet antiterroriste saisi

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Tuerie à la préfecture de police : pourquoi la piste terroriste est privilégiée

Le parquet national antiterroriste est saisi après la découverte d’indices renforçant l’hypothèse d’une action djihadiste.

 Devant la préfecture de police de Paris, le jeudi 3 octobre, après la tuerie qui a fait quatre morts et plusieurs blessés.
Devant la préfecture de police de Paris, le jeudi 3 octobre, après la tuerie qui a fait quatre morts et plusieurs blessés. LP/Guillaume Georges
Le 4 octobre 2019 à 18h08, modifié le 4 octobre 2019 à 19h56

Les attaques au couteau commises jeudi à la préfecture de police de Paris, qui ont fait quatre morts et plusieurs blessés, relèveraient bien d’un acte terroriste. La section antiterroriste de la police judiciaire parisienne a été officiellement saisie de l’enquête par le parquet national antiterroriste de Paris.

Mickaël Harpon, un informaticien de la préfecture, avait acheté son couteau, muni d’une lame en céramique de 33 cm, le matin même. Selon une source proche du dossier, les investigations ont révélé qu’il avait adressé à sa femme un SMS évoquant cet achat peu avant de passer à l’action. Elle aurait répondu en substance : « Seul Dieu te jugera » (“complice” et incitatrice de meurtre terroriste). Au moins l’une des victimes aurait été égorgée.

L’auteur des faits a par ailleurs été l’objet d’un « signalement » après l’attentat contre Charlie Hebdo commis en janvier 2015.

« Assassinat et tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste »

Dans ce nouveau contexte, l’enquête, diligentée jusqu’alors par le parquet de Paris, a été reprise sous les qualifications d’ « assassinat et tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste », ainsi que pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », a précisé le PNAT.

Les investigations ont été confiées à la brigade criminelle, la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) en co-saisine, a-t-il ajouté. Des fréquentations de Mickael H. présentées comme appartenant à la mouvance salafiste intriguent notamment les enquêteurs de la brigade criminelle, selon des sources concordantes.

Peu après l’attaque, jeudi, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, (NDLR : le ministre de l’Intérieur le plus mal renseigné du globe) avait indiqué que cet employé atteint de surdité « n’avait jamais présenté de difficultés comportementales » ni « le moindre signe d’alerte ».

Quatre victimes et plusieurs blessés

Jeudi entre 12H30 et 13H00, muni d’un couteau de cuisine, Mickaël H., un informaticien de 45 ans en poste à la PP depuis 2003 et récemment converti à l’islam, a d’abord mortellement blessé deux policiers et un agent administratif de la direction du renseignement de la PP, dans deux bureaux au premier étage du bâtiment. Il s’en est ensuite pris, dans un escalier, à deux femmes: l’une policière, l’autre employée aux ressources humaines.

La première a été mortellement blessée, la seconde conduite à l’hôpital où son état de santé n’inspirait plus d’inquiétude vendredi. Il est ensuite descendu dans la cour. Là, un policier, en poste depuis seulement six jours, l’a sommé en vain de lâcher son couteau, avant de le blesser mortellement à la tête avec son arme de service. Un autre fonctionnaire a été blessé et conduit à l’hôpital, sans pronostic vital engagé.

leparisien.fr

Attaque à la préfecture de police de Paris : le parquet national antiterroriste saisi

Jeudi 3 octobre sur l'île de la Cité.

 

Les enquêteurs cherchaient vendredi 4 octobre à comprendre pourquoi un informaticien de la préfecture de police de Paris a tué à coups de couteau quatre fonctionnaires la veille avant d’être abattu.

Au lendemain de l’attaque à la préfecture de police qui a fait quatre morts en plus de l’assaillant, le parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’enquête, ce vendredi 4 octobre. Cette décision a été prise au regard des éléments rassemblés à ce stade des investigations par les enquêteurs de la brigade criminelle. L’enquête, diligentée jusqu’alors par le parquet de Paris, a été reprise sous les qualifications d’«assassinat et tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste», ainsi que pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle», a précisé le PNAT.

Michaël H., cet homme de 45 ans né en Martinique, aux Antilles françaises, a semé la mort jeudi au sein de la préfecture de police, située dans le centre historique de la capitale française, près de la cathédrale Notre-Dame, et qui regroupe plusieurs grandes directions de la police parisienne. Il a tué à coups de couteau quatre fonctionnaires avant d’être abattu, une attaque inédite qui a frappé le cœur d’une institution policière en crise.

L’épouse de l’assaillant, dont la garde à vue a été prolongée vendredi, a évoqué devant les enquêteurs le «comportement inhabituel et agité» de son mari la veille de son passage à l’acte, selon une source proche du dossier. Les perquisitions menées au domicile du couple à Gonesse, en région parisienne, n’ont pas révélé d’éléments accréditant l’hypothèse d’une radicalisation de l’assaillant, converti à l’islam depuis 18 mois et en poste depuis 2003 à la préfecture de police, où il était affecté à la direction du renseignement, a précisé cette source. Le matériel informatique saisi était en cours d’examen ce vendredi.

» LIRE AUSSI – Attaque à la préfecture de police de Paris : l’agent qui a neutralisé l’assaillant venait d’intégrer la police

«Notre lucidité de policier nous amène à n’exclure strictement aucune hypothèse», a déclaré Didier Lallement, le préfet de police de Paris, devant les médias. L’hypothèse djihadiste n’est «évidemment pas écartée», a commenté la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye sur Franceinfo, tout en mettant en garde contre les «fake news». «Ce n’est pas parce qu’on est musulman qu’on est terroriste. Donc le fait qu’on se convertisse à l’islam n’est pas un signe automatique de radicalisation», a-t-elle insisté.

«Un certain complexe»

Muni d’un couteau de cuisine, Michaël H. a d’abord tué deux policiers et un agent administratif, dans deux bureaux au premier étage du bâtiment, selon une source proche de l’enquête. Il s’en est ensuite pris, dans un escalier, à deux femmes: une policière et une employée à la direction du personnel. La première a été mortellement blessée, la seconde conduite à l’hôpital. Michaël H. est ensuite descendu dans la cour, où il a été abattu. Un autre fonctionnaire a été blessé.

Interrogé par l’AFP, un proche de Mickaël H. a fait part de son «incompréhension» après l’acte meurtrier commis par son ami avec qui il fréquentait la mosquée de Gonesse. «Il m’a parlé de son manque d’évolution professionnelle, lié à son handicap, il avait un certain complexe», a affirmé cet homme prénommé Adelaziz, secrétaire adjoint de l’association musulmane de Gonesse.

La direction du renseignement, à laquelle l’assaillant était rattaché, est l’héritière des ex-renseignements généraux de la préfecture de Paris. Compétente sur la capitale et sa proche banlieue, elle a notamment pour mission le recueil du renseignement sur la radicalisation djihadiste.

4 COMMENTS

  1. Oui c’est une horreur ! cet individu converti depuis plusieurs années fréquentait de plus en plus assidûment une mosquée ou j’imam en fonction aurait dû être renvoyé dans son pays étant donné la dangerosité de ses prêches ; depuis jeudi nous en apprenons des horreurs , le ministre de l’intérieur nous a baladé ,nous a menti ; La police , l’armée toutes nos administrations sont infectées , infestées par des individus qui nous veulent du mal . Il faut le dire clairement , les journalistes tous les médias doivent le dire.

  2. Castaner a donc menti = démission immédiate. Qu’un tel individu, fiché S, soit fonctionnaire du service des renseignements, pose des questions gravissimes sur le laxisme et l’aveuglement qui sévissent au plus haut niveau de l’état et en particulier dans les services supposés protéger la sécurité de tous les français.

  3. Surtout pas d’amalgame!!!
    Il a eu un nuit très agitée, ça l’a déséquilibré.
    On a abattu sauvagement un déséquilibré, le monde psychiatrique en est tout retourné.

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