Un plaidoyer pour les miens
Il y a des Juifs — simples, modestes, croyants — qui aiment Israël de tout leur cœur…
Mais qui ne savent pas comment faire.
Ils vivent dans des pays où ils se sentent en exil, dans leur chair, dans leur âme.
Ils rêvent de la Terre promise, mais n’osent pas bouger.
Pas parce qu’ils ne veulent pas.
Mais parce qu’ils ne savent pas à qui s’adresser, comment remplir les papiers, ni par où commencer.
Parce qu’ils sont seuls, ou malades, ou vieux, ou sans moyens.
Parce qu’ils ont peur d’être étrangers même là-bas, dans leur propre pays.
Et tout autour, de près ou de loin, des voix accusent :
« S’ils aimaient vraiment Israël, ils y seraient déjà. »
Comme si le véritable amour devait toujours triompher du réel.
Mais ce n’est pas ainsi que fonctionne l’histoire d’Israël.
Même à la sortie d’Égypte, les Hébreux n’étaient pas seuls.
Ils avaient Moïse pour les guider, la manne tombait du ciel, la nuée les accompagnait.
Même à l’époque de Cyrus, les exilés de Babylone ne sont pas partis seuls.
Cyrus les a soutenus, Ezra les a accompagnés, des aides ont été données.
Ils ont eu un cadre, une main tendue, une voix claire qui disait : viens.
Alors non, ce n’est pas vrai que « ceux qui aiment viennent — les autres non ».
Parfois, ceux qui aiment le plus sont précisément ceux qui ne peuvent pas bouger.
Et peut-être que ce que Dieu attend de nous, ce n’est pas de les juger — mais de les aider.
Peut-être que la Gueoula attend simplement qu’on tende la main à nos frères, sans condition.
Peut-être qu’il ne manque qu’un peu de vraie solidarité pour que le peuple entier se lève.
Que celui qui a les moyens se souvienne de ceux qui n’en ont pas.
Que celui qui est déjà en Israël n’oublie pas ceux qui regardent Sion en pleurant.
Que celui qui croit soit aussi celui qui tend la main.
Et que celui qui rêve d’Israël sache qu’il n’est pas seul.
Parce qu’un jour viendra — et peut-être qu’il est proche —
où la solidarité des uns fera le retour des autres.

David A.
Source: Meta
JForum.fr

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2 Commentaires
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Asher Cohen

Il y a au moins 2 obstacles à l’alyah des Juifs de France. Le premier est évidemment matériel: probablement 300.000 Juifs de France n’ont pas les moyens de s’acheter un appartement en Israël, mais ce n’est pas un obstacle si Israël décide de construire des logements HLM. Par contre, le second obstacle est beaucoup plus difficile à passer, car il est mental. L’alyah demande au moins 5 années de préparation en étude de la langue, droit, économie, fiscalité, certes, mais surtout un esprit entrepreneurial et donc une très forte motivation. C’est là où le bât blesse, car non seulement les Juifs portent dans leur mémoire des siècles de persécutions, mais aussi pour les manipuler à vivre en Europe on a toujours cherché à attaquer et même détruire, leur identité juive.

Par exemple les Juifs d’Algérie, dont je suis issu, ont subi, comme tant d’autres, un siècle d’exploitation impérialiste coloniale, donc d’infériorisation et de racisme, et en décembre 1961 Ben Gourion n’a pas hésité à les donner à De Gaulle pour en faire les larbins des enfants des collaborateurs et des nantis corrompus. Pour se libérer de cela et de la haine de soi qui en résulte, il faut d’abord comprendre le piège dans lequel se trouve le Juif en France, et cela met plusieurs décennies. C’est d’autant plus difficile que la France est un pays de propagande où les populations sont manipulées par de l’histoire mensongère, des fake news et autres moyens de désinformation. On doit d’abord revenir à son identité juive profonde, et seulement ensuite on comprend qu’on n’a rien à faire à vivre dans un pays de ratés antisémites multiséculaires. Tant que le Juif aura un discours intérieur négatif envers lui même, il n’aura pas la motivation pour décoller de France et partir. Redonner au Juif sa fierté d’être Juif est loin d’être facile.

Ma conclusion est que l’alyah est plus une question de motivation qu’une question matérielle, et Israël doit ici prendre les devants et se mobiliser de manière proactive, d’abord en construisant des milliers de logements, ensuite en y transférant tous ces Juifs de France en perdition. En leur rendant leur fierté d’être Juifs, ils seront beaucoup plus utiles à Israël qu’à la France.

SIMEONI

Il est évident que l’Alya est ,entre autres raisons,une question de foi mais pour la grande majorité de ceux qui veulent franchir le pas c’est principalement un problème matériel.Israël doit construire des milliers de logements à des prix abordables pour recevoir tous ceux qui veulent quitter ce pays qui ne veut plus de ses juifs.Qu’Israël ne commette pas l’erreur de la France qui a parqué les immigrants dans des cités sans aucune âme .Qu’il préserve la dignité de tout juif qui désire retrouver sa véritable patrie en le recevant de manière décente ;il aura tout à gagner de cette façon car les nouveaux venus seront suivis par leurs enfants ,petits-enfants et arrière petits-enfants qui représenteront une manne précieuse pour Israël.