Photo : Frère Vlad, ne voyez-vous rien venir? Les confréries pan-iraniennes chiites s’interrogent…
Même la Russie n’aurait pas pu empêcher l’élimination de Kuntar en Syrie, selon un analyste israélien de la sécurité national (INTERVIEW)
NDLR : reconnaissons que cela pose un sérieux problème de prédominance et de dissuasion dans cet univers impitoyable du Moyen-Orient où il ne saurait y avoir place pour la demi-mesure, ni « d’égalité » dans les scores… La coopération russo-israélienne introduit un concept totalement nouveau, aux conséquences difficiles à envisager. Les réactions d’accusation (de complicité ou de fermer les yeux) à demi-mots transpirent des feuilles de choux libanaises (comme l’Orient-le-Jour inféodé au Hezbollah), comme des protestations iraniennes et syriennes. Comment combattre le terrorisme (sunnite-Daesh et Al Nusra) tout en s’alliant à un autre terrorisme ( chiite : Gardiens de la Révolution-Hezbollah), telle est aussi la question contemporaine qui hante l’Occident et la Russie en tout premier lieu. Ce qui, un jour pourrait poser problème à Poutine n’est pas tant le manque de matériel militaire, de missiles de pointe ou d’avions que la psychologie complotiste qui entretient le moral antisioniste-antisémite des masses arabo-musulmanes…
Les frappes Russes en Syrie. L’Expert de l’INSS expert dit que même la Russie n’aurait pas pu empêcher l’élimination de cette grosse légume du Hezbollah, Samir Kuntar. Photo: Wikipedia.
Selon un journal favorable au régime syrien, As-Safir, deux avions de chasse F-15 israéliens ont décollé de la base aérienne d’Hatzerim près de Beer Sheva en volant vers la Mer De Galilée, à 90 kms de la cible, d’où ils ont tiré quatre missiles SPICE-2000. après l’attaque, les équipes de recherche et de secours syriennes auraient retrouvé des éclats de ce type de missiles, créés par les Systèmes de Défense avancés Rafael, selon ce journal.
Cette attaque ne fait pas que révéler les capacités technologiques d’Israël, mais aussi les compétences impressionnantes des services de renseignements de l’Etat juif, selon cet article, citant le fait que Kuntar venait d’arriver dans cet appartement que quelques heures avant la frappe israélienne présumée. Juste le temps d’en prendre possession et de disparaître.
L’élimination de l’architerroriste et responsable du Hezbollah Samir Kuntar, en Syrie, dimanche matin à l’aube n’était pas le règlement d’un vieux compte, mais plutôt une mesure préventive contre ses activités présentes, autant qu’un message clair à la Russie, a déclaré l’expert Zvi Magen, spécialiste du Moyen-Orient et de la Russie, dimanche après-midi.
Magen, un chercheur principal à l’Institut d’Etudes sur la Sécurité Nationale (INSS), faisait référence à une annonce faite par le Hezbollah, dès dimanche matin, disant que « des avions de l’ennemi sioniste » venaient des frapper un bâtiment du quartier de Jaramana à Damas, tuant Kuntar et au moins un de ses lieutenants (L’Orient-Le Jour parle de deux autres cadres des cellules terroristes de Kuntar, ainsi que de trois officiers supérieurs des Gardiens de la Révolution iranienne, soit du’n Etat-Major de guerre terroriste planifiée contre Israël, dès lors en posture de défense légitime).
Parce que ni aucun représentant officiel du gouvernement ni de l’armée en Israël n’a confirmé ni démenti cette attaque, la presse hébraïque fonde sa couverture et ses commentaires sur les reportages des « médias étrangers ». Magen lui-même, dans son interview avec The Algemeiner, prend la précaution de préfacer ses réponses par « selon les médias étrangers ».
Certains de ces commentaires impliquent les aspects techniques de l’opération, que le site internet israélien nrg suggère ne pas avoir été menée par la Force aérienne de Tsahal (IAF), mais plutôt par des missiles sol-sol de longue portée à la disposition d’Israël sur les hauteurs du Golan, éliminant ainsi le risque que des avions et des pilotes soient abattus.
D’autres messages transmis par les réseaux sociaux en Arabe – rapportés par les organes de presse israéliens – se moquent de la Russie pour son incapacité à empêcher les attaques aériennes israéliennes présumées contre le Hezbollah, une organisation supplétive de l’Iran qui soutient le régime Assad – qui est aussi appuyé par la Russie – contre les forces rebelles dans l’actuelle guerre civile.
Magen, qui a occupé le poste d’Ambassadeur d’Israël en Ukraine et en Russie, a répondu aux allégations et plaintes mentionnées plus haut avec gravité et perplexité.
« Je ne sais pas quelle est la méthode employée »,dit-il, « Mais il y a quatre options fondamentales : une frappe de l’aviation israélienne, qui n’est même pas si risquée qu’on le prétend, étant donnée la proximité de Damas ; une frappe de drone ; des missiles sol-sol,ou une unité des forces spéciales sur le terrain [à l’intérieur du territoire syrien] ».
Il poursuit :
Parfois, les armées démontrent intentionnellement leur avance technologique et leurs compétences à recueillir des renseignements pour marquer des objectifs de dissuasion – qui rendent certaines opérations plus stratégiques que purement techniques – et afin de démontrer leur détermination face à l’ennemi
Dans le cas de la Syrie, il y a des éléments en jeu qui tentent de s’imposer dans l’arène des puissances – le gouvernement syrien, l’Iran, le Hezbollah et la Russie. Et l’Iran est en colère contre la Syrie pour cette même raison.
Israël s’est engagé dans une coopération tactique avec la Russie, afin de coordonner certains types d’actions, comme une façon d’éviter des erreurs militaires non-intentionnelles. Mais Israël ne va, plus probablement, pas informer la Russie des cibles qu’il a l’intention de frapper. Et Israël fera certainement comprendre clairement à la Russie qu’il a ses propres intérêts sur lesquels il ne cèdera pas. Son message à la Russie est le suivant : « Si nous voulons frapper une cible, personne ne peut ni ne doit nous empêcher de faire ce que nous avons à faire ».
Tout comme concernant les commentaires sur les réseaux sociaux arabes traitant de l’incapacité de la Russie à intercepter ou à infléchir ces présumés frappes israéliennes en Syrie, Magen affirme qu’Israël a prouvé ses capacités militaires et technologiques que même la Russie n’est pas en mesure de contrer.
Les explications de Magen survenaient à la suite d’un tir de barrage attribué au Hezbollah sur le nord d’Israël, apparemment en représailles pour l’élimination ciblée de Samedi soir. Trois missiles ont frappé un terrain vague près de Nahariya dans l’ouest de la Galilée,qui n’ont pas provoqué de blessés.
Un autre expert, Moshe Maoz, du Département d’Etudes Islamiques et moyen-orientales de l’Université Hébraïque de Jérusalem est « moins catégorique » sur cet aspect stratégique du pacte de non-agression russo-israélien, au seul avantage de l’Etat Juif, et précise qu’il existerait des « limites à ne pas franchir par Israël », telles que considérées comme une forme d’intrusion dans le conflit visant à « renverser Bachar El Assad » :
Le succès des frappes israéliennes aussi près de Damas sans réplique de la Russie signifie une probable coopération entre les deux Nations dans les opérations aériennes au-dessus de la Syre, selon le Professeur Moshe Maoz.
Maoz pense que « La Russie permettra à Israël de poursuivre ses propres intérêts en ce qui concerne les frappes contre des cibles terroristes en Syrie -même si ces cibles sont affiliées à des alliés syriens de la Russie », ajoutant que la « ligne rouge sera probablement rappelée à toute tentative par Israël de s’engager plus activement dans l’aide au renversement du régime de Bachar al Assad, que la Russie soutient ».
NDLR : cela dit, la marge de manoeuvre sera toujours délicate, entre le fait de stopper l’Iran qui cherche à ouvrir un second front sur le Golan, et la notion « d’aider implicitement », en donnant un avantage tactique temporaire aux ennemis de cette légion iranienne, pour qui puissent se maintenir à flot dans la région du Golan, puisqu’ils servent ainsi de « zone de sécurité/tampon », en empêchant cette expansion du Hezbollah et consorts -Groupe de Défense Nationale Syrienne, nom de code pour « Hezbollah syrien », objet de toutes les attentions de Kuntar, éliminé, mais qui sera vite remplacé – vers la frontière israélienne. Tout l’art russe ou israélo-russe serait de perpétrer ad infinitam le status-quo ante… A moins qu’au-delà des aspects très « gris » de la realpolitik ou des incapacités technologiques et en matière de renseignements, il puisse y avoir, au-delà de toute politique du « ni, ni », une vision, une définition de travail sur le « terrorisme », admissible ni dans un cas ni dans l’autre et qui doive tôt ou tard s’imposer à tous les acteurs régionaux : mais là, on rêve dans le monde le plus éthéré de la parfaite utopie…
Auteur:
20 Décembre 2015 3:42 PM
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http://www.worldtribune.com/iran-syria-and-hamas-condemn-kuntar-assassination/
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La cabane est tombé sur le chien ! ! et le chien est mort !! Qu’il grille en enfer ..
Bravo a Tsahal , à ces unités de renseignements et ses capacité de frappe de précision
Les relations Israël – Russie commencent a ressembler aux relations Israël – USA d’avant l’arrivée de Hussein Obama au pouvoir. A mon humble avis, la Russie devait être au courant avant l’attaque israélienne… Parfois, avertir quelques minutes avant suffisent….