Les Etats-Unis construisent deux bases, envoient un peloton de reconnaissance de 300 hommes des forces spéciales et prévoient d’autres arrivages de troupes

   

États-Unis établissant 2 bases, considérant le déploiement de forces supplémentaires en Syrie - Rapports

Photo AP / Hussein Malla

Malgré la déclaration du président Donald Trump selon laquelle les Etats-Unis devraient retirer leurs forces de Syrie, son armée déploie sa présence militaire dans ce pays déchiré par la guerre.

Le 3 avril, l’agence de presse officielle turque Anadolu Agency a annoncé que les Etats-Unis installaient deux bases dans la zone de Manbij, contrôlée par les Forces démocratiques syriennes (SDF) soutenues par les Etats-Unis. Anadolu a affirmé que les Etats-Unis bâtissaient un poste d’observation dans le village de Dadat au nord de Manbij afin de construire, ultérieurement, une base. Des matériaux de construction et des équipements lourds auraient été transportés dans la zone.

L’installation en construction est située à 8 km de la rivière Sajur, qui constitue une ligne de contact entre les zones contrôlées par les forces turques et les Forces Démocratiques Syriennes. Une autre base américaine serait en construction au sud de Dadat, à 4 km de la rivière.

 

Le 2 avril, CNN a rapporté, citant plusieurs responsables américains de la défense et de l’administration, que l’armée américaine travaillait sur un plan visant à déployer des « dizaines de troupes supplémentaires » dans le nord de la Syrie. Ce plan va à l’encontre des remarques de la semaine dernière de Trump selon lesquelles les Etats-Unis « sortiraient de Syrie comme très bientôt ». C’est, néanmoins, tout-à-fait en ligne avec la configuration du nouveau Département d’Etat dirigé par Mike Pompeo et du Conseil de Sécurité Nationale, dont la première réunion de travail va avoir lieu le 7 avril, sous la férule de son nouveau Conseiller John Bolton. Pas le genre de faucon à plier un mégalo tel qu’Erdogan et sa folie des grandeurs et des grands espaces dépeuplés de Kurdes exterminés…

Les Etats-Unis déploient 300 soldats supplémentaires à Manbij pour s’opposer à « l’opération soit-disant anti-terroriste » turque, visant un nettoyage ethnique anti-kurde

 

Les Etats-Unis ont déployé 300 soldats supplémentaires dans la ville syrienne de Manbij, selon l’agence de presse Anadolu, dirigée par l’Etat turc,le 1er avril.

les U.S.a prennent des mesures contre une possible  operation anti-kurde menée par la Turquie dans le district de Manbij au nord de la Syrie,”  affirme l’agence de presse détenue par l’Etat turc. 

Selon ce reportage, ces renforts ont été déployés près du fleuve Sajur, situé près d’une ligne de contact entre les forces dirigées par la Turquie et la zone contrôlée par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) soutenues par les Etats-Unis. Les Unités de Protection du Peuple Kurde (YPG), qu’Ankara décrit comme un « groupe terroriste » et qui représente le noyau dur des forces démocratiques syriennes.

Le 20 janvier, l’armée turque et ses supplétifs miliciens ont lancé une vaste opération militaire contre les YPG dans la zone d’Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie. Le 18 mars, les forces turques se sont emparées d’Afrin en arrachant cette ville aux YPG.

Au cours de ce dernier mois, les cercles dirigeants turcs ont menacé, de façon répétée, de lancer une opération militaire à Manbij si les YPG demeurent déployés dans cette zone. Cela a provoqué une montée des tensions entre Ankara et Washington. Les Etats-Unis perçoivent les FDS comme l’un de ses instruments majeurs pour maintenir leur influence dans le nord et l’Est de la Syrie.

Le 31 Mars, deux membres des serivces armés de la coalition dirigée par les Etats-Unis onté été tués par l’explosion d’un engin explosif improvisé dans un quartier de Manbij. Les sources Pro-Kurdes ont immédiatement accusé les djihadistes soutenus par la quie d’être à l’origine de l’attentat.

Le convoi de 300 soldats de plus est accompagné, à l’ouest du fleuve Euphrate de véhicules blindés et de machines de construction.

L’augmentation de troupes des forces spéciales dans la ville du nord de la Syrie a été confirmée par le Colonel Thomas F. Veale, porte-parole de l’armée américaine et directeur des Affaires Publiques pour la coalition mondiale contre l’Etat Islamique (Daesh), qui a déclaré que les récents déploiements sont « une mesure de protection pour assurer la sécurité des troupes de la coalition dans la zone ».

Les Etats-Unis disposent déjà de plus de 2.000 hommes de troupes en Syrie qui soutiennent des alliés locaux combattant Daesh, dont les Forces Démocratiques Syriennes, leur fer de lance, où les YPG Kurdes sont majoritaires.

« La Turquie n’hésitera pas à prendre l’initiative si les terroristes ne sont pas chassés hors de Manbij » pérorait un communiqué du site présidentiel du Président-dictateur Recep- Tayyip Erdogan, la semaine dernière, en menaçant les Etats-Unis d’Amérique, dont les forces spéciales continuent ici à travailler étroitement avedc les groupes menés par les Kurdes.

La Turquie a aussi menacé son autre allié de l’OTAN, la France, contre toute tentation d’uagmenter sa présence militaire en Syrie, certifiant qu’il considérerait alors qu’il s’agit d’une « invasion », au moment où les tensions montent autour de Manbij. Le Président français Emmanuel Macron a récemment rencontré une délégation des FDS, dirigée par des Kurdes.

« S’ils (les Français) essaient seulement de soutenir des éléments terroristes ou de leur fournir une protection directe ou indirecte grâce à leurs forces armées, ce seraient pour eux un pas de trop véritablement calamiteux, a déclamé le Ministre turc de la Défense, au cours de sa visite dans une province nord-est du pays, à Giresun, dimanche.

Cette offensive turque dans le nord de la Syrie a amené les alliés de l’OTAN à se retrouver en confrontation potentielle directe, quant à leur soutien au groupe kurde qu’Ankara a juré de continuer à combattre jusqu’au dernier Kurde.

©JForum avec agences dont Kurdistan 24.

6 Commentaires

  1. La Turquie doit être exclue de l’OTAN. Ou bien cette organisation doit se dissoudre car elle ne peut avoir en son sein son propre ennemi mortel, la Turquie, fer de lance de l’islamisation de l’Europe.

  2. Le président de la Turquie démontre une fois de plus qu’il est lier avec l’Iran de quel droit se permet il de dicter la politique étrangère de la France quand on devient un despote il n’y a plus aucunes retenues
    espérons des jours meilleur pour la démocratie turque qui était un pays laïque et démocratique avant le président actuel

  3. HERR DOG AN est le maître du Monde !! Grâce à son affiliation à l’OTAN , il peut tout se permettre , il faut le féliciter !! et je crois qu’il a des chances de devenir le CALIFE mondial !!

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