Le professeur d’histoire médiévale, Julien Théry, a été interdit d’enseigner 18 mois et ne percevra pas de salaire à l’université Lyon 2 après avoir diffusé un visuel antisémite.
La sanction est tombée. L’université Lyon 2 a interdit ce jeudi 25 juin 2026 à Julien Théry, professeur d’histoire médiévale, d’exercer pendant 18 mois assorti d’une privation de salaire après avoir publié un visuel reprenant des clichés antisémites.
Aussi, en septembre 2025, le message de Julien Théry sur Facebook avait déclenché la polémique : le professeur mentionnait «20 génocidaires à boycotter en toutes circonstances», dont le présentateur Arthur, les acteurs Charlotte Gainsbourg et Philippe Torreton ou encore l’auteur de bande dessinée Joann Sfar, assortis de leurs photos.
«Ni ambiguïté ni complaisance» face à l’antisémitisme
L’enseignant à l’université Lyon 2 reprochait à ces 20 personnalités, majoritairement de confession juive, d’avoir émis des réserves quant à la reconnaissance par la France de l’État palestinien. L’université Lyon 2 avait donc début décembre suspendu Julien Théry à titre conservatoire.
«Suite au signalement fait auprès du procureur de la République de Lyon le 25 novembre dernier, de nouveaux éléments conduisent l’université Lumière Lyon-2 à prendre une mesure de suspension à titre conservatoire à l’encontre du professeur Julien Théry. En effet, la teneur des propos et du visuel que celui-ci a postés sur les réseaux sociaux n’est pas compatible avec les valeurs de la République et de l’université», avait annoncé sa présidente, Isabelle von Bueltzingsloewen, via un communiqué.
Julien Théry a présenté ses excuses
Selon le rectorat, l’enseignant a été jugé responsable de «manquement au devoir de dignité, de mesure et d’exemplarité». Ce n’est pas le premier incident en lien avec l’université Lyon 2. Le 1er avril 2025, plusieurs personnes cagoulées s’étaient introduites dans un cours de Fabrice Balanche, spécialiste de l’Irak et de la Syrie, vivement pris à partie par les militants le traitant de «raciste» et de «sioniste».
Nous somme une fois de plus nous sommes très loin des risques encourus pour injure publique à raison de la religion réelle ou supposée d’une personne est passible de six mois d’emprisonnement et de 22.500 euros d’amende. Le fait de provoquer à la discrimination, à la haine ou à la violence raciste ou antisémite peut valoir un an de prison et 45.000 euros d’amende. C’est la complaisance de la justice à l’égard des antisémites.
JForum.fr & CNews
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![Le texte prévoit notamment de renforcer la lutte contre la haine en ligne. [© Adnan FARZAT/NurPhoto /AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_372_209/public/075_farzat-notitle260602_np4go_1_6a24f6992296a.jpg?h=1483d620&itok=NXDD7F-k)

