Liban: regain de tensions entre Israël et le Hezbollah

Tout comprendre au regain de tensions entre Israël et le Hezbollah libanais

Le Hezbollah libanais a tiré plus de 10 roquettes vers Israël, provoquant des tirs de représailles. Une « situation très dangereuse » selon la Force intérimaire des Nations unies au Liban.

Depuis mercredi, la frontière libano-israélienne est le théâtre de fortes tensions entre l’Etat hébreu et le mouvement chiite pro-Iran Hezbollah. La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a appelé à un cessez-le-feu immédiat. Le dernier conflit à la frontière libanaise, en 2006, avait fait plus de 1200 morts côté libanais et 160 côté israélien.

Les faits. Mercredi 4 août, trois roquettes ont été tirées du Liban vers Israël. Selon l’armée israélienne, deux projectiles sont tombés sur le sol israélien, et le troisième n’a pas traversé la frontière. Aucun blessé n’a été rapporté mais quatre personnes en état de choc ont été prises en charge par le Magen David Adom, l’équivalent de la Croix-Rouge.

Peu après ces tirs, l’armée israélienne a lancé trois séries de frappes d’artillerie en direction du Liban. « Des avions de combat de l’armée ont ciblé des sites de lancement et des infrastructures terroristes au Liban, d’où des roquettes ont été tirées », a indiqué l’armée. Le communiqué ne précise pas s’il s’agit de positions du Hezbollah, mouvement libanais pro-iranien très influent dans le sud du Liban, ou d’autres groupes armés.

Finalement, le Hezbollah a déclaré vendredi avoir tiré des dizaines de roquettes sur des territoires dans la région contestée du plateau du Golan, occupé par Israël depuis 1967. En riposte, l’armée israélienne a mené dans la foulée des frappes sur le Liban. « Plus de 10 roquettes ont été tirées » du Liban vers Israël, d’après un communiqué militaire, qui ne fait pas état de victime.

« Nous ne voulons pas d’une escalade en vue d’une véritable guerre, mais bien sûr nous sommes prêts à cela et nous ne permettons pas à ces actes terroristes de continuer », a déclaré à des journalistes Amnon Shefler, un porte-parole de l’armée israélienne. « Nous ferons ce qui est nécessaire », a-il ajouté.

Pourquoi c’est important. Il s’agit du « premier recours d’Israël à ses forces aériennes pour cibler des villages libanais depuis 2006 », a déclaré jeudi le président libanais Michel Aoun. Cela « suggère une intention d’intensifier les attaques » contre le Liban, a-t-il estimé.

L’armée de l’air israélienne bombarde régulièrement des positions présumées du mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza, ainsi qu’en Syrie, mais de telles attaques sur le territoire libanais n’étaient pas arrivées depuis 2014.

La dernière montée de tensions entre les deux camps remonte à 2019, lorsque le Hezbollah a pris pour cible un véhicule militaire israélien en représailles à deux attaques « israéliennes » le visant en Syrie et au Liban. A l’époque, le parti chiite avait promis de répliquer à la mort de deux de ses membres lors d’un raid israélien près de Damas, accusant aussi Israël d’avoir lancé une attaque au drone dans la banlieue sud de Beyrouth, son principal bastion dans la capitale libanaise.

Israël, comme les Etats-Unis et le Royaume-Uni, avaient aussitôt accusé l’Iran d’être derrière cette attaque ayant fait deux morts et qui n’a pas été revendiquée. Les échanges de tirs à la frontière libano-israélienne coïncident avec une recrudescence des tensions entre l’Etat hébreu et l’Iran dans la foulée d’une attaque meurtrière contre un pétrolier géré par la société d’un milliardaire israélien, en mer d’Oman.

Le contexte. Après différents conflits, Israël et le Liban demeurent techniquement en état de guerre et la Force intérimaire des Nations unies (Finul) est déployée dans le sud-Liban pour faire tampon entre les deux pays. En 2006, la dernière grande confrontation entre Israël et le Hezbollah avait fait plus de 1200 morts côté libanais et 160 côté israélien.

Jeudi, le commandant de la mission onusienne, le général Stefano Del Col, a tenu une réunion tripartite avec des responsables militaires des deux pays dans des locaux de la Finul à Naqoura (sud du Liban). « Dans cette période d’instabilité régionale, le rôle de coordination et de liaison de la Finul doit plus que jamais être respecté par toutes les parties », a-t-il déclaré, selon un communiqué.

LEXPRESS.fr avec AFP le 06/08/2021  mis à jour à 15:14

AFP/Jalaa MareyDes canons israéliens tirent en direction du Liban depuis une position située près de la ville de Kiryat Shmona, au nord du pays, suite à des tirs de roquettes du groupe terroriste libanais Hezbollah, le 6 août 2021.

2 Commentaires

  1. Tans que le monde n’ acceptera pas le droit de vivre à l’ Etat d’ Israël et son Peuple ;cela continuera ; L ‘Iran veut la bombe atomique pour détruire Israël , l’ Iran arme et finance le terrorisme hezbolah et le peuple inventé successeur des nazis ,dont les chefs se font des fortunes et maltraites leurs soit disant citoyens les criminel terroristes ,Arafat dont la succession à duré 7 ans et Abbas dont les fils possèdent des sociétés ; que fait l’ ONU ;le TPI ; et tout les autres RIEN . On a offert aux terroristes ; les Caveaux de Joseph ; celui de Rachel ; et celui des Patriarches ;qui sont des preuves de l’ existence du peuple Juif .

  2. J’invite tout lecteur à parcourir les 955 pages du livre de Ronen Bergman : Lève-toi et tue le premier. L’histoire secrète des assassinats ciblés commandités par Israël. Une mine d’informations qui montre combien les palestiniens et les pays arabes qui les supportent dans leurs actions suicidaires n’arrivent pas à comprendre qu’ils n’arriveront jamais, jamais à aucun résultat. Que ces tirs de roquettes lancées ça et là depuis des décennies ne sont que répétitions sans issue liés à un embrigadement dès le plus jeune âge. Le bailleur de fond est évidemment l’Iran. Hier c’était l’Égypte, la Syrie, la Lybie puis l’Irak. Tous ont échoué. À défaut d’un réel conflit avec les fauteurs de troubles, espérons que le peuple iranien puisse se soulever contre ces oligarques et autres despotes barbus. La solution n’est pas dans le bruit des armes, mais dans une révolution des perses pour la vraie liberté. Toute autre voie ne sera que pertes et massacres aux relents nucléaires.

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