
Les sources des renseignements de Debkafile et dans les pays du Golfe révèlent en exclusivité que le Président américain Barack Obama n’a pas réussi à convaincre les dirigeants des six Etats-membres du Conseil de Coopération du Golfe, au cours de leur sommet du 22 avril à Riyad, qu’ils soutiennent sa politique moyen-orientale et coopèrent avec Washington.
Nos sources mentionnent également que l’Arabie Saoudite, avec l’aide de la Turquie, et les Etats-Unis ont mené des opérations militaires séparées plusieurs heures avant le début de ce sommet qui a fait étalage de leurs divergences profondes.
Les Etats-Unis ont commencé, jeudi 21, à utiliser leurs bombardiers géants B-52 contre Daesh, dans une tentative de démontrer aux dirigeants du Golfe qu’ils sont déterminés à éradiquer la menace que preprésente Daesh pour les pays du Golfe. Ces bombardiers sont, précisément, déployés sur la base aérienne d’Al Udeid au Qatar et ils ont attaqué des cibles autour de Mossoul dans le nord de l’Irak, mais ces cibles n’ont pas été identifiées à l’intention du public.
Pendant ce temps, l’Arabie Saoudite et la Turquie, qui ont récemment établi un bloc aux côtés de l’Egypte et de la Jordanie, afin de s’opposer à la politique moyen-orientale d’Obama, ont commencé à infiltrer une force de 3.500 rebelles de retour en Syrie.
Ces forces ont été entraînées et financées par les Saoudiens dans des camps d’entraînement spéciaux en Turquie et en Jordanie. Les membres de ces forces combattent actuellement aux côtés d’autres rebelles au nord d’Alep, mais ils sont intensivement bombardés par les forces aériennes russes et syriennes.
Riyad a envoyé ces rebelles en Syrie afin de démontrer à Obama que la famille royale saoudienne s’oppose à la coopération politique et diplomatique entre les Etats-Unis et la Russie concernant la Syrie,qui permet aux Président Bachar el Assad de se maintenir au pouvoir à Damas.
Depuis que la guerre à commencé en Syrie, en 2011, Obama a promis un nombre incalculable de fois que Washington entraînerait et armerait des forces rebelles syriennes à l’extérieur du pays et les déploierait ensuite en Syrie dans le but de renforcer les forces rebelles.
Cependant, Obama ne l’a pas fait, excepté dans un cas de 2015. Les Etats-Unis ont infiltré une petite force composée d’à peine quelques dizaines de combattants, mais elle a aussitôt été détruite par le Front al Nusra appartenant à Al Qaïda, dès son franchissement de la frontière. Le groupe terroriste avait, apparemment été prévenu de l’arrivée d’une force pro-américaine (le fiasco de la fameuse Division 30).
Tous les efforts de Washington pour recruter et entraîner des combattants syriens, qui ont coûté plus d’1 milliard de $, ont échoué. Les sources de Debkafile révèlent en exclusivité que les dirigeants des six Etats-membres du Conseil de Coopération du Golfe ont mis leurs divergences de côté et ont exposé à Obama quatre requêtes destinées à bâtir une nouvelle politique conjointe concernant la région. Selon nos sources, voici ces exigences :
1. Une action de Washington visant à renforcer la majorité sunnite en Irak et à faciliter la représentation des Sunnites au sein du gouvernement central à Bagdad. Les dirigeants du Golfe ont déclaré à Obama que sa politique consistant à essayer d’emporter le soutien du Premier Ministre irakien Haider al-Abadi fait fausse route.
Ils ont aussi souligné que selon les rapports de leurs propres services de renseignements, al-Abadi risque ^probablement d’être renversé et remplacé par un Premier Ministre plus servile envers l’Iran dans un avenir proche.
Obama a rejeté leur requête et déclaré qu’il refuse de modifier sa politique (irano-) irakienne.
2. Ils réclament l’imposition de nouvelles sanctions contre l’Iran à cause de sa poursuite des tests de missiles balistiques.
Le 19 avril, plusieurs heures avant le départ d’Obama pour Riyad, l’Iran a mené son dernier acte de défiance en tentant de mettre un satellite en orbite en utilisant l’un de ses missiles intercontinentaux « Simorgh ». Le missile n’a pas réussi à quitter l’atmosphère terrestre, est retombé sur terre et s’est écrasé avec son satellite.
Obama a également refusé cette proposition de nouvelles sanctions de la part des dirigeants du Golfe.
3. Ils réclament l’approvisionnement en avions-bombardiers F-35 fabriqués par les Etats-Unis, à l’Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes Unis pour qu’ils puissent, grâce à eux, prendre des mesures contre la menace des missiles iraniens. Le Président américain a également décliné cette requête.
4. L’abandon de la coopération entre Washington, la Russie et l’ONU afin de trouver une solution politique en Syrie et, plutôt, de coopérer avec les Etats du Golfe et la Turquie afin de mettre un terme à la guerre et de renverser le Président Bachar al Assad. Obama a refusé.
En d’autres termes, le Sommet de Riyad, qui constituait la dernière réunion d’Obama avec les dirigeants du Golfe avant qu’il ne quitte la Maison Blanche en janvier prochain, s’est achevé sans la moindre signature sur aucun point d’accord.
DEBKAfile Analyse Exclusive 23 Avril 2016, 6:12 PM (IDT)
Adaptation : Marc Brzustowski.
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Donc on peut rejeter certains domaines et accepter d’autres comme le cas Israël : Intéressant et valable pour tous pays de ce monde qui se mettent à genoux lorsqu’ils veulent : INTERESSANT……………………