Les États-Unis demandent à Israël de retarder une attaque

Pressions américaines sur Israël

Alors que les combats s’intensifient dans la bande de Gaza, les États-Unis multiplient leurs efforts diplomatiques pour freiner une éventuelle offensive terrestre de grande envergure menée par Israël. Selon des sources proches du dossier, citées par le Jerusalem Post, Washington a récemment demandé à Israël de retarder cette opération militaire afin de permettre la poursuite des négociations en vue d’un accord sur la libération des otages détenus par le Hamas.

La demande américaine repose sur deux éléments fondamentaux : d’une part, obtenir un report de l’offensive majeure, et d’autre part, maintenir les négociations diplomatiques parallèlement aux opérations militaires déjà en cours. Les responsables américains estiment que l’ouverture d’un front terrestre à grande échelle risquerait de bloquer toute perspective de règlement, même partiel, de la crise humanitaire et sécuritaire liée à la détention des otages.

Malgré ces pressions, Jérusalem affiche une posture ferme. Les autorités israéliennes ont indiqué sans ambiguïté que si l’opération terrestre devait être lancée, l’armée ne se retirerait pas des zones qu’elle aura conquises, y compris dans le cadre d’un éventuel compromis. « Une fois la manœuvre commencée, nous agirons avec toute notre force et ne nous arrêterons pas tant que tous les objectifs ne seront pas atteints », a prévenu récemment le ministre de la Défense, Yoav Gallant.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou, tout en maintenant cette ligne de fermeté, a néanmoins laissé entrevoir une ouverture : « Si un cessez-le-feu temporaire est envisageable pour ramener les otages, nous y sommes prêts », a-t-il affirmé mercredi dernier. Une déclaration interprétée comme un signal aux médiateurs internationaux, notamment aux États-Unis, qui souhaitent éviter une escalade incontrôlable dans la région.

Les discussions sont loin d’être simples. Israël a retiré sa délégation diplomatique du Qatar la semaine dernière, après que le Hamas a exigé des garanties formelles de la part de Washington sur la fin définitive du conflit en échange d’un accord sur les otages. Une exigence jugée inacceptable par l’État hébreu, qui affirme ne pas vouloir compromettre sa liberté d’action militaire pour des garanties jugées floues ou irréalistes.

Actuellement, l’unique proposition en discussion serait le « cadre Witkoff », un plan prévoyant la libération de dix otages contre un cessez-le-feu de 60 jours. Pourtant, les négociations semblent au point mort. Un responsable israélien a confié récemment au Washington Post que « la situation est dans l’impasse ».

Malgré le retrait de la délégation israélienne, les échanges indirects se poursuivent. L’administration Biden maintient le dialogue par l’intermédiaire de Bashara Bahbah, un diplomate palestino-américain connu pour son engagement politique passé en faveur de Donald Trump. Cette stratégie vise à maintenir une ligne de communication ouverte avec le Hamas sans impliquer directement Washington dans une négociation avec une organisation qu’elle considère comme terroriste.

Cette séquence diplomatique révèle une tension croissante entre les alliés historiques que sont les États-Unis et Israël. Tandis que l’un cherche à désamorcer la crise par des négociations prolongées, l’autre semble déterminé à poursuivre ses objectifs militaires, quitte à en complexifier davantage les termes d’un éventuel accord.

Dans ce climat incertain, chaque mouvement diplomatique ou militaire est suivi avec attention, tant par les chancelleries internationales que par les familles des otages, suspendues à la moindre avancée pouvant mener à leur libération.

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3 Commentaires
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Adam

Cet accord serait une erreur car il amènerait à condamner certains otages à ne jamais être libérés. Car le Hamas a compris que tant qu’un seul otage restera rentre ses mains, Tsahal sera empêché d’agir.
Il faut réclamer Tous les otages, vivants et morts, en une seule fois, y compris le corps de Hadar Goldin. Il est scandaleux que Trump puisse dévier de cette exigence.

KIGEM

C est KATZ Le ministre des armées GALLANT ne l est plus.

Sam de BEO

Décidément, il n’y a pas que la macrone qui veut empêcher Tsahal de liquider le hamas une fois pour toutes, à présent c’est Trump qui s’en mêle. Il faut espérer que netyaamou qui gobe tout ce qu’on lui dit ne marchera pas. La macrone, comme chirac le voleur menteur en 2006 a sauvé le hezbollah a tenté de faire pareil en 2025, mais heureusement cette fois netanyaMOU ne l’a pas écouté.