Le roi Hamad bin Isa Al Khalifa, roi de Bahreïn, reçoit le cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, président des Émirats arabes unis

Les Émirats arabes unis espèrent éviter un nouveau conflit avec l’Iran

Lors du 22e sommet annuel Manama Dialogue à Bahreïn, Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats arabes unis (EAU), a exprimé l’espoir d’une « percée diplomatique » pouvant mettre fin aux tensions avec l’Iran. Il a souligné que la sécurité des États du Golfe est étroitement liée, précisant que ce qui affecte un pays de la région impacte nécessairement les Émirats. Malgré ce souhait de désescalade, Gargash a reconnu que la confiance envers l’Iran demeure fragilisée et a averti que les Émirats se préparent également à un scénario « catastrophe » en cas d’aggravation du conflit.

Cette déclaration intervient dans un contexte régional marqué par une instabilité persistante, notamment depuis les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran début 2024, qui ont intensifié les hostilités, notamment dans le détroit d’Hormuz. L’Iran a multiplié les attaques contre des navires, exacerbant les tensions dans cette zone stratégique.

Le Manama Dialogue, organisé par l’Institut international d’études stratégiques, réunit des responsables et décideurs de la région pour discuter de la sécurité et des perspectives au Moyen-Orient. Outre les Émirats, la Syrie était également représentée par son ministre des Affaires étrangères, Asaad Hassan al-Shaibani, qui a réaffirmé l’engagement de Damas en faveur de la diplomatie et des négociations comme voie privilégiée pour établir des relations pacifiques. Il a dénoncé les actions hostiles d’Israël, notamment les milliers de frappes aériennes et provocations au sol, tout en appelant à une médiation américaine pour mettre fin aux attaques israéliennes.

Par ailleurs, la Syrie fait face à d’importants défis économiques et de reconstruction, avec un coût estimé à environ 250 milliards de dollars selon la Banque mondiale. Lors du sommet, des discussions bilatérales ont eu lieu, notamment entre le ministre syrien de la Défense et son homologue qatari, visant à renforcer la coopération militaire et la stabilité régionale.

Dans le même temps, la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite a mené une opération contre les Houthis au Yémen, ciblant leurs ressources utilisées pour lancer des attaques contre des civils et des infrastructures, notamment dans la mer Rouge. Cette action illustre que malgré les appels à la diplomatie, les conflits armés et les menaces persistent dans la région, avec les Houthis soutenus par l’Iran continuant de représenter une menace sécuritaire majeure.

Ainsi, alors que les Émirats arabes unis et d’autres acteurs régionaux plaident pour un retour au dialogue et à la stabilité, la situation demeure fragile, avec des risques de confrontation qui n’ont pas disparu. La région du Golfe reste un théâtre complexe où diplomatie et préparations militaires coexistent face à des tensions toujours vives.

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