
Israël et les États-Unis ont un plan prêt pour une troisième guerre contre l’Iran
Depuis plusieurs mois, Israël et les États-Unis préparent une éventuelle troisième guerre contre l’Iran, centrée notamment sur la neutralisation du site nucléaire souterrain de Pickaxe Mountain. Ce complexe, situé profondément sous une montagne, est considéré comme un atout stratégique majeur par Téhéran et suscite une inquiétude particulière à Washington et Jérusalem.
Israël a déjà démontré sa capacité à mener des frappes précises contre des installations iraniennes, notamment en utilisant ses avions F-35 pour déjouer les radars iraniens à plusieurs reprises depuis avril 2024. En février de la même année, plus de 200 avions de chasse israéliens ont participé à une première vague d’attaques massives. La stratégie commune américano-israélienne divise l’Iran en secteurs d’opération : Israël se concentre sur l’ouest et la région de Téhéran, tandis que les forces américaines ciblent le sud et certains points autour de la capitale iranienne.
L’objectif principal de ces opérations est d’établir une suprématie aérienne, condition indispensable pour déployer efficacement des drones capables de surveiller et frapper les cibles sur une longue durée. Toutefois, malgré cette domination aérienne, les capacités iraniennes de nuisance restent importantes, notamment grâce à une stratégie de dispersion de ses unités de missiles balistiques et à des frappes régulières qui perturbent la vie civile et militaire dans la région.
Le site de Pickaxe Mountain pose un défi particulier. Contrairement à d’autres installations comme Fordow, déjà frappée par des bombes américaines de 30 000 livres, Pickaxe Mountain est enterrée plus profondément, rendant incertaine la capacité des armes conventionnelles, même les plus puissantes, à le détruire complètement. Les experts militaires s’interrogent sur l’efficacité des bombes bunker-buster face à cette fortification, ce qui complique la planification des frappes.
Des rapports récents suggèrent que les points d’entrée principaux du site, notamment deux puits de ventilation et les tunnels d’accès, pourraient constituer des cibles prioritaires pour perturber les activités nucléaires iraniennes. Cependant, le site est vaste et complexe, avec de multiples installations visibles par satellite, nécessitant une série d’attaques coordonnées pour espérer un impact durable.
Israël a déjà tenté de provoquer des effondrements dans ces infrastructures lors des conflits de 2025 et 2026, mais les équipes iraniennes ont rapidement réussi à rouvrir les zones affectées. Ce constat soulève des questions sur la durée et l’intensité nécessaires d’une future opération pour empêcher la remise en service rapide des installations.
Par ailleurs, l’évolution de la stratégie balistique iranienne, avec des tirs plus dispersés et fréquents, complique la défense israélienne, qui doit faire face à des attaques régulières sur son territoire. Cette situation alourdit la pression sur les capacités de défense antimissile d’Israël.
Sur le plan politique, les autorités israéliennes ont exercé des pressions sur l’administration américaine pour qu’elle s’attaque rapidement au site de Pickaxe Mountain. Chaque menace américaine ou israélienne à son encontre est systématiquement rejetée par l’Iran, qui considère ce site comme un élément clé de sa stratégie nucléaire.
Enfin, des interrogations subsistent quant à la durée et à l’ampleur d’une opération militaire conjointe. Alors que l’ancien président américain Donald Trump a évoqué l’idée d’une intervention rapide et limitée à trois jours, de nombreux spécialistes et responsables israéliens estiment qu’une campagne plus longue et plus soutenue serait nécessaire pour infliger des dommages durables à l’Iran et modifier son comportement stratégique.
En résumé, la préparation d’une nouvelle confrontation militaire entre Israël, les États-Unis et l’Iran met en lumière les défis techniques et stratégiques liés à la neutralisation du site nucléaire de Pickaxe Mountain. La complexité du site, la résilience iranienne et les enjeux politiques rendent incertaine l’efficacité d’une opération limitée, posant la question d’une possible escalade prolongée dans la région.
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