« Mort aux ordures » : Le président et le ministre des Affaires étrangères iraniens attaqués lors des funérailles du Guide suprême Khamenei.

L’absence du mort-vivant Mojtaba précipite la fin d’un régime qui n’a plus aucune légitimité institutionnelle. Il est désormais clair que les gardiens de la révolution, qui se sont emparés du pouvoir, ne sont que des usurpateurs.

Tant de souffrances et de sacrifices, consentis au bénéfice exclusif de ces imposteurs, ne peuvent qu’accélérer une révolution qui sera, inévitablement, à l’image de la barbarie ayant gouverné ce pays pendant près d’un demi-siècle. Il ne peut en être autrement dans une nation maintenue sous un étouffoir durant cinquante ans.

C’est ce qui se manifeste de manière de plus en plus évidente à travers le pays.

À Téhéran, une foule en colère s’en prend au président iranien Fazlullah en criant « Mort au scélérat ! »  En Irak, le ministre des Affaires étrangères, Araqchi, est la cible de jets de pierres. Des vidéos choquantes révèlent des dissensions au sommet de l’État (dans le monde entier)

Les funérailles du guide suprême iranien Ali Khamenei, cette semaine, ont été le théâtre de violents conflits internes. Le président iranien Massoud Pazakhshan et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araqchi ont été la cible d’attaques perpétrées par des groupes extrémistes. Selon des informations en provenance de Téhéran et d’Irak, ces attaques témoignent des profondes divisions au sein du pouvoir iranien suite à l’accord conclu avec les États-Unis.

Lundi, lors d’une cérémonie à Téhéran, une foule en colère a encerclé le président Pazakhian en scandant « Mort aux flagorneurs », « Mort aux traîtres » et « Mort aux normalisateurs ». Sur des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et partagées par son cabinet, on peut voir Pazakhian tituber et être désorienté tandis que ses gardes du corps l’extirpent du lieu de l’événement et repoussent la foule.

Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi , proche du camp modéré, a lui aussi été violemment agressé. Selon les informations, il a été la cible d’un jet de pierre lors de cérémonies en Irak lundi et a dû s’enfuir dans une ruelle. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre ses agresseurs brandissant des drapeaux, l’insultant et appelant à sa mort. Sur un autre enregistrement de l’incident en Irak, on aperçoit des gardes du corps accourir pour secourir le ministre, tandis qu’un objet lourd, vraisemblablement une grosse pierre, percute le véhicule stationné à proximité.

Les manifestants ont interpellé directement le ministre des Affaires étrangères en criant : « Mort au compromis ! », « Honteux ! » et « Mort au traître qui vend la patrie ! ». Les sources officielles iraniennes ont tenté de minimiser les événements et de les présenter comme l’œuvre d’un petit groupe d’extrémistes, mais ces incidents révèlent de profondes divisions au sein du pouvoir.

La colère qui a éclaté dans les rues est une conséquence directe de la signature d’un mémorandum d’entente surprenant entre l’Iran et les États-Unis et du début de négociations formelles. Tandis que Pazakhian tente de mener une politique de compromis pour éviter un effondrement économique, les fidèles de Khamenei et les extrémistes du camp de Jalili y voient une trahison totale des valeurs de la Révolution islamique.

D’après un article du New York Times, des responsables américains, actuels et anciens, ont révélé que l’ administration Trump craignait, lors des négociations d’avril dernier, qu’Israël ne cherche à assassiner deux hauts négociateurs iraniens : le ministre des Affaires étrangères, Araqchi, et le président du Parlement, Mohammad Baqer Qalibaf. Les inquiétudes américaines se sont intensifiées pendant les pourparlers de cessez-le-feu, à mesure que les discussions progressaient.

Lettre de démission et crise au sommet
La tension à Téhéran s’est intensifiée avec la publication d’une lettre attribuée à Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême et considéré comme son successeur. Cette lettre révélait que Mojtaba lui-même avait des réserves quant à l’accord avec Washington, mais qu’il n’avait autorisé le président à le signer qu’après que Peshkhian eut accepté d’en assumer l’entière responsabilité.

Selon un reportage de la chaîne d’opposition iranienne Iran International, le président Pazakhian a adressé une lettre officielle au Guide suprême Mojtaba Khamenei lui demandant de démissionner. Une source ayant parlé à Iran International a indiqué que, dans sa lettre cinglante et critique, Pazakhian affirmait que le gouvernement iranien avait été de facto écarté du processus décisionnel central et vital du pays. Le contrôle de fait, disait-il, est passé entre les mains d’un groupe restreint de commandants des Gardiens de la révolution.

Dans sa lettre, Pazhakian a souligné que le vide laissé par l’exclusion du gouvernement avait permis aux courants extrémistes au sein des Gardiens de la révolution de prendre le pouvoir. Il a également déclaré que, dans ces circonstances, il lui était impossible de gouverner et de remplir ses obligations légales. On ignore encore si Mojtaba Khamenei acceptera la démission du président, mais le contenu de la lettre révèle une profonde et inédite division au sommet de l’État islamique.

JForum.Fr

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire