UN Ambassadeur syien à l’ONU : « la Syrie est déterminée à reprendre les Hauteurs occupées du Golan, Afrin, Raqqa et Idlib »
La Syrie est déterminée à reprendre le contrôle de tous les territoires « occupés » par des « terroristes » ou des forces étrangères hostiles, selon le représentant permanent du pays auprès de l’ONU, Bachar al-Jaafari, qui s’exprimait au cours d’une session du Conseil de Sécurité de l’ONU, sur la situation globale en Syrie.
Al-Jaafari a ajouté que le Syrie rejette toute « présence armée » de « toutes forces d’occupation » sur son territoire et il a accusé Israël, le Qatar, la Turquie, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France de mener une « guerre terroriste » contre la Syrie du sinistre Bachar el Assad.
Le diplomate syrien a souligné que la Ghouta orientale est sur le point d’être libérée de toute présence des djihadistes et il a fut l’éloge de l’Armée Arabe du régime Assad et de l’aide perçue des alliés du pays, la Russie, l’Iran et le Hezbollah terroriste.
Malgré qu’il se trouve imbriqué dans une situation très compliquée -qui laisse plutôt envisager une partition régionale du pays – le régime Assad demeure fort face à son objectif de rechercher à recomposer l’intégrité territoriale du pays et il s’oppose aux forces étrangères opérant à l’intérieur de ses frontières.
L’exemple récent d’Afrin, où quelques véhicules à peine, émanant d’une milice de défense nationale sont venues à la rescousse de l’enclave encerclée par les troupes turques et leurs missiles, l’aviation et les blindés d’Ankara, ne présage nullement de la capacité d’Assad de surmonter son impuissance chronique à rassembler des troupes régulières suffisantes pour mener ses objectifs de récupération territoriale, relevant pour lui, du fantasme gargantuesque. Nous ne parlons-là que des cohortes de djihadistes syriens mises en rang d’ognon par une armée en difficultés structurelles, comme l’armée turque, dont les meilleurs officiers croupissent dans les prisons du régime. Le problème est similaire à Idlib, où les djihadistes de l’Hayat Tahrir al Sham (Al Qaïda) sont en fait les mercenaires d’Erdogan. A Raqqa, les Kurdes ont repris de haute lutte cet ancienne capitale du Califat, avec l’aide de la coalition et, à moins d’un accord fédéraliste, seule une nouvelle phase de la guerre pourrait changer la donne.
Quant au Golan, les troupes efflanquées d’Assad feraient mieux de s’abstenir de déclencher des hostilités contre Israël qui leur coûteraient leurs dernières réserves. L’appui de l’Iran et du Hezbollah y sera combattu avec la dernière énergie. Situation inexpugnable donc qui équivaut au rêve de « Grande Syrie » caressé par le père de Bachar durant des décennies, et incluant le Liban et l’Irak, sans compte la mythique « Palestine »…
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