La municipalité de Jérusalem reprend la main sur Jérusalem Est

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L’ Office de secours et de travaux ’des Nations unis ” l’Unrwa” qui s’est donné pour mission d’apporter son aide aux réfugiés palestiniens, traverse une grave crise en raison d’un rapport interne, dénonçant les conséquences d’une corruption des comportements au sein d’une partie de la direction. Une situation qui laisse partiellement la place à d’autres initiatives extérieures à l’agence internationale. La municipalité de Jérusalem a relevé le défi et s’est imposée dans un domaine essentiel, même si pour l’instant son implication demeure partielle. L’éducation devient une priorité. La mairie s’est attelée à la rénovation d’écoles situées dans la partie Est de la ville. L’une de ces écoles est en mesure de rouvrir ses portes. Cet événement intervient après une promesse du maire de Jérusalem Moshe Leone, lequel avait annoncé sa volonté d’introduire des changements d’importance dans sa ville. Concrètement, il préside à l’inauguration du retour, on peut dire à la vie,  en tout cas éducative et pédagogique, d’un de ces bâtiments soigneusement rénovés.

Moshe  Leone  a détaillé son objectif dans cette partie de Jérusalem qu’il a affirmé être une de ses préoccupations importantes, de celles qui lui tiennent à cœur. ” la création d’autant d’écoles que possible à Jérusalem-Est, gérées sur le modèle israélien, des structures garantissant un niveau d’éducation élevée”

Chaque élève pourra ainsi savoir quand il entrera en première année qu’elles seront ses perspectives d’entrer à l’université pour accéder par la suite dans sa vie professionnelle à des responsabilités motivantes. Trois écoles à ce stade bénéficient de rénovations majeures entreprises par la municipalité. Ce changement a été salué avec enthousiasme par le personnel pédagogique.

Après la guerre des 6 jours en 1967 Israël a annexé Jérusalem Est, mais de profondes disparités séparent les parties orientales et occidentales de la ville. Les habitants de Jérusalem Est se plaignent de cet état de fait. Ils voient leurs quartiers comme négligés pour ne pas dire abandonnés. La municipalité s’engage publiquement à changer cette situation. Un plan a émergé de cette volonté nouvelle, il prévoit l’investissement de 550 millions de dollars spécifiquement consacrés à Jérusalem Est, réparti sur cinq ans. 127 millions de dollars seront dispatchés  à l’éducation. Moshe Leone a invité l’ambassadeur américain en Israel David Friedman à visiter une de ces écoles de Jérusalem qui ont bénéficié des efforts de la municipalité. Cette nouvelle initiative toutefois soulève les critiques de certains qui craignent que ces démarches de rénovation ne visent à minimiser l’influence des organisations internationales dans la ville, en particulier l”UNWRA souvent mise en question par les autorités israéliennes. L’organisation internationale s’occupe de 7 écoles dans ce même quartier de Jérusalem.

Le maire affirme que son initiative ne se présente pas comme un remplacement, mais il reconnaît qu’il considère que les Nations Unies n’ont pas leur place à Jérusalem. La municipalité de Jérusalem insiste sur ses intentions désormais de s’occuper de l’ensemble du système éducatif de Jérusalem. Le maire  prend note du manque dans ce secteur de 2000 salles de classe alors que près de 19 000 enfants ne sont pas scolarisés et se trouvent  livres à eux – mêmes. Par ailleurs des enfants poursuivent leurs études dans des bâtiments résidentiels prives utilisés comme salle d’études improvisées en raison de la pénurie de classe. Le Maire  s’est engagé également à améliorer l’ensemble des services municipaux.

13 COMMENTS

  1. Populations:
    Qu’est ce qui fait que les musulmans, ou que les chrétiens soient nombreux?
    Qu’est ce qui fait que les juifs soient si peu nombreux, voire moins nombreux que certaines sectes?.
    La réponse évidente est que des règles établies par des rabbins ont obligé les juifs à rester minoritaires.
    Saul de Tarse a fait sauter la circoncision, Saint jean Baptiste l’a remplacé par une ablution. Mahomet a édicté des règles avantageuses aux musulmans; il a pénalisé tous les autres.
    Devenir juif entraine l’obligation de se soumettre a de multiples règles inventées par des rabbins. Certaines rétrogrades avec perte de sa liberté individuelle.
    Il n’y a jamais eu d’effort pour modifier ces règles qui souvent relèvent d’une superstition d’un autre âge, d’un refus du modernisme. Elles condamnent les juifs à attendre un hypothétique messie qui viendra remettre en cause ces règles dépassées pour renforcer les juifs. Avec 300/500 millions de juifs la shoah n’aurait pas pu réussir. Hitler ne s’y serait pas frotté aussi facilement que contre une petite dizaine de millions sos sa coupe.

    C’est à cette minorité décidée par des règles rabbiniques qu’il faut incriminer le destin des juifs et d’Israël.
    C’est à cette faiblesse numérique que l’on doit la politique européenne actuelle. Comme dit très justement Eric Zemmour: A partir d’un certain nombre la Quantité devient Qualité. En deçà d’un certain seuil il y a danger pour ensemble. Voilà la raison de la guerre endémique que doit gérer Israël.

  2. @ Ami Artsi : parfaitement juste !!! Il en est de même pour le reste des territoires israéliens ; j’ai entendu hier sur ARTE que BIBI a promis d’annexer la ” Cisjordanie” au cas où il serait réélu !! mais c’est quoi la Cisjordanie , elle appartient à la Jordanie ?? cette dénomination donnée par les Romains est caduque depuis longtemps et ce qui est lamentable , est que les juifs eux-mêmes prononcent ce mot au lieu de parler de JUDEE et SAMARIE !!! ISRAEL aurait besoin d’un Dirigeant téméraire pour hurler la Vérité Historique !! Je crois que SHAKED et Bennett feraient l’affaire mais …..

    • @ ixiane : Je suis 100% d’accord avec toi ! Les gens use des mêmes formules lexicales que lorsque la Jordanie occupait encore notre pays (nostalgie ?). La France parle de “Cisjordanie” et de “Jérusalem-Est”, les pays internationaux parlent de “West Bank” et de East-Jerusalem… Netanyahou, cela dit n’emploie pas le mot “West Bank”, en tous cas, pas en hébreu. Il parle de Yehuda VeShomron, donc de la Judée-Samarie (ou, mot-à-mot, “Judée et Samarie”).

      C’est vrai qu’en France, les Juifs ont souvent la très mauvaise habitude de reprendre les formules lexicales des médias français sans réfléchir à leurs sens ou à leurs implications. C’est assez navrant.

      Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai dû me battre verbalement contre l’utilisation, par eux-mêmes, de l’appellation “Jérusalem-Est”. Il semble même qu’un site ne me permette plus de publier le moindre commentaire depuis.

      J’ai fait ma ‘alyah, mais je ne suis pas en Israël et j’ai perdu mon darkon et ma te’udat zeut, je ne peux donc participer aux élections israéliennes, mais si je pouvais voter, ce serait très clairement pour Shaked et Bennett, je crois très fortement en ces deux-là, et je les apprécie. Ce sont sans doute les seuls à pouvoir changer les choses.

  3. Ce texte m’apprend deux choses :

    – qu’il existe un Jérusalem-Est… J’avais toujours cru que la ville avait été réunifiée par Israël en 1967, après qu’il l’ait libéré de l’occupation jordanienne qui a débuté en 1948…

    – et qu’Israël n’a pas libéré cette partie de la ville mais l’a “annexée” (ce, dans ce type de contexte est totalement différent et suggère qu”Israël en a pris possession alors que ce territoire ne lui appartenait pas au départ).

    • Ami Artsi, c’est un abus de langage. Toutes les grandes villes ont un est, ouest, nord et sud. On dis bien Paris-Nord, Paris-est pour situer un quartier. Berlin-est etc… Jérusalem ne fait pas exception. Je pense qu’il ne faut voir plus loin. Bien-sûr Jérusalem est Une et le restera jusqu’à la fin des temps.

      • La vérité sur l’Est de Jerusalem, c’est qu’au-delà de sa partie plus centrale (autour de la Vieille Ville), ce sont des villages arabes entiers, comme l’ancien Shuafat, Jabel Mukaber, Ras al Amud, Sheikh Jarra, Silwan (Siloe en hébreu), Sur Baher, Wadi Al Joz -où réside aussi le centre de l’unité de la police motorisée) etc. et j’arrête là pour ne pas se perdre en “détails” : il faut s’y rendre, physiquement, géographiquement, entrer en contact avec qui y vit, pour s’apercevoir que la vie ne s’arrête pas à des visions idéologiques ou des “terminologies” : je connais des gens qui travaillent indirectement pour la municipalité, avec un gros travail qui consiste à lutter pied à pied contre les influences tribales de clans affiliés au Hamas, ou de commerçants qui reçoivent leurs subsides de Turquie, ou pour commencer d’y implanter des bastions juifs… Ca passe par une lutte contre l’analphabétisation et sur le désir de quelques-uns de trouver du boulot et une forme d’insertion dans la société dominante, fuir la tutelle des groupes Fatah-Hamas et tutti quanti, donc avoir les papiers qu’il faut, les rendez-vous qu’il faut…
        On parle du jeu de “Monopoly” de Jérusalem, où beaucoup de pouvoirs étrangers (Turquie, Jordanie, Arabie Saoudite…) cherchent à avoir leurs entrées, en prenant pied dans tel sous-quartier, en rachetant tels types de boutiques… Et c’est plus de ce combat au quotidien, qu’il est question, que de savoir si ça s’appelle “Est” ou “Judée-Samarie” : démographiquement, concrètement, il y a Judée-Samarie où vivent des Juifs : on va parler de Zone C ou de Vallée du Jourdain, etc. Le reste peut s’appeler comme on veut (ou comme ils veulent, parce qu’ils y vivent et pas nous), si la population dominante est arabe (Zones A et B, à savoir villes -7 grand centres qu’Israël ne veut pas gérer)- et villages -des centaines- “palestiniens”, ou arabes immigrés là depuis le XIVè siècle ou le XVIIIème siècle (issus des Balkans ou d’ailleurs).

        L’économie, l’urbanisation sont une poursuite de la guerre par d’autres moyens (Carl Philipp Gottlieb von Clausewitz).

        • Absolument, et la sémantique est un de ces moyens.
          Alors Adieu la Cis-Jordanie, qui n’existe plus que dans les livres d’Histoire, et Vive la Judée-Samarie!

          • En fait, Damoclès, vous faites erreur. Les livres d’Histoire parlent de la Judée-Samarie (de son vrai nom, “Judée et Samarie”). Ce que la France appelle “Cisjordanie” depuis 1948 a toujours été connu sous le nom de Judée-Samarie jusque-là. Ça fait des millénaires que cette région (qui sont en fait deux régions, la Judée et la Samarie) porte, en français le nom de Judée-Samarie, en anglais de Judea and Samaria, et bien sûr, en hébreu, dont cette appellation est originaire Yehouda ve Shomron.

            Les appellations “West Bank” et “Cisjordanie” n’ont que 71 ans.

            Quand nous appelons cette région “la Judée-Samarie”, nous lui rendons son nom historique et légitime.

        • Et, Marc ? Où voulez-vous en venir ?

          Je sais que ce qu’est l’Est yéroushalmi et je sais ce qui s’y joue, le fait est que même si parfois on ne dirait pas, la ville est réunifiée, il n’y a plus de Mandelbaum Gate. Quand on a commencé à parler de Jérusalem-Est et Ouest, c’était à l’époque où la Jordanie avait conquis la ville et avait placé une frontière coupant celle-ci en deux.

          Ce n’est plus le cas aujourd’hui, il n’y a plus de Jordanie, il n’y a plus de frontière scindant Jérusalem en deux, comme il n’y a plus de Jordanie et Judée-Samarie et il n’y a plus de Cisjordanie ou West Bank, ça, c’est terminé.

          • Votre intervention “ironique” est intéressante, mais vise surtout à détourner l’attention du texte, pour qu’on se noie à nouveau dans des coupes de cheveux en quatre, au lieu de constater le travail sur le terrain et le sens politique réel qu’il a. Pour vous il suffit de nommer et dénommer les choses pour que la réalité soit. Pour Israël, en général, on agit d’abord, on change la réalité quotidienne sur le terrain et on discute ensuite.

            Je pense que vous menez un combat terminologique d’arrière-garde et que le travail entrepris pour la reconquête de ces quartiers ou leur intégration dans le grand Jérusalem sont un million de fois plus utiles que de jouer à “je parle un langage révolutionnaire”. L’article parle urbanisation, développement, planification et vous “jouez sur les mots”, même si ceux-ci peuvent avoir leur importance, mais bien moins que les faits et les actes. Bref, typique du “Juif de France”, là c’est Israël qui détermine son avenir… On connaît toute l’histoire de la transformation, par la Légion Arabe, de l’Est de Jérusalem derrière barbelés et miradors. Ce n’est plus de cela dont il s’agit, dont vous épluchez les vestiges traînant dans le vocabulaire… La réalité est toute autre. Par contre, la partie arabe que j’évoque existe sur le plan démographique et elle ne réfère pas uniquement à Ramallah ou à Gaza, ou Ankara, qui aimeraient bien les annexer, mais une partie joue le jeu d’un avenir avec Israël, travaille dans les hôpitaux, les services, etc et veut améliorer son niveau de vie… et se détourne des idéologies pré-cuites, qui les entraînent à haïr leur environnement et à vouloir le détruire. Là, il y a un vraie question politique.

      • @ Shirah : Non, ce n’est pas un abus de langage.

        Parle-t-on de Londres-Est ? Non, on parle de l’Est londonien.
        Parle-t-on de Paris-Ouest ? Non, on parle de l’Ouest parisien.
        Parle-t-on du Milan-Nord ? Non, on parle du Nord de Milan.

        Les seules fois où l’on place “Est” ou “Ouest” après le nom de la ville, c’est pour parler de villes divisées…

        Par exemple, à une certaine époque, à Berlin, il y avait un mur. Il s’appelait le mur de Berlin et il scindait la ville en deux. Là, on parlait de Berlin-Est et Berlin-Ouest.

        Shirah, ne lisez-vous jamais les journaux ? Ne regardez-vous jamais la télévision ? N’écoutez-vous jamais la radio ? Si vous le faites alors vous avez dû remarquer que jamais les médias ne parlent de “Jérusalem-Nord”, ni de “Jérusalem-Sud”… Ils parlent uniquement de Jérusalem-Est.

        A cela s’ajoute l’appellation “Cisjordanie” (et ils ajoutent souvent le mot “occupée” à côté), ou en anglais “West Bank”)

        Donc désolé de vous décevoir, mais non : il ne s’agit pas du tout d’un abus de langage.

        N’oubliez pas la phrase attribuée à Camus : “Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde”

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