Forces navales iraniennes.

L’Iran attaquerait Israël à partir de son territoire

Suite à la série de dommages subis par ses équipements navals, Téhéran cherchera probablement à se venger. Les Iraniens ont la possibilité de mener des attaques avec des missiles, et notamment à partir d’engins aériens sans pilote.

En réponse à la dernière série d’affrontements entre les deux pays, qui ont abouti à l’attaque contre un navire de renseignement iranien en mer Rouge, Israël se prépare également à la possibilité que l’Iran effectue des attaques à partir de son propre territoire vers l’intérieur du territoire israélien.

Le navire « Sabiz » a été touché par des mines navales attachées à ses flancs. Israël n’a pas assumé la responsabilité de l’incident, mais les médias étrangers ont rapporté que l’escadron 13 israélien en était responsable, à la suite d’une série d’opérations menées par l’unité au cours des deux dernières années contre des cibles iraniennes.

Un des navires qui a été touché.

Contrairement aux cas précédents dans lesquels Israël aurait perturbé la contrebande d’armes ou la contrebande de pétrole destinée à financer le terrorisme, cette fois l’attaque visait à faire comprendre aux Iraniens que les dernières attaques contre des navires civils appartenant à des hommes d’affaires israéliens étaient en dehors des règles du jeu.

Les Iraniens peuvent attaquer Israël avec des missiles

Bien que le navire endommagé ait été exploité sous un déguisement civil, il s’agissait d’un navire de reconnaissance qui accostait régulièrement près de l’Érythrée et recueillait régulièrement des renseignements sur le mouvement des navires en mer Rouge. On peut estimer que l’Iran ne passera pas à l’ordre du jour la dernière attaque. Mais une option subsiste quant à des opérations destructrices depuis le territoire iranien vers le territoire israélien. Les Iraniens peuvent attaquer Israël avec des missiles, et plus probablement – avec des engins aériens sans pilote (qui attaquent des drones) d’une portée de 2 000 km et plus. Contrairement aux roquettes et missiles ordinaires, le profil de vol de cette arme ‒ à vitesse lente, près du sol – est particulièrement difficile pour l’interception pour l’armée de l’air.

Comme cela a été signalé, les échanges de coups entre Israël et l’Iran se sont récemment intensifiés, notamment les attaques en cours de l’armée de l’air contre le transfert d’armes de pointe vers le Hezbollah au Liban et les tentatives d’établir des milices parrainées par l’Iran en Syrie, ainsi qu’une vaste activité navale avec des dizaines d’opérations, dont la plupart ont endommagé des pétroliers transportant du pétrole illégal d’Iran vers la Syrie.

En réponse à la séquence de ces événements, l’Iran a attaqué au moins deux navires appartenant à des Israéliens qui naviguaient sous un pavillon étranger. La première attaque visait un navire appartenant à l’homme d’affaires israélien, Rami Unger, qui naviguait dans le golfe d’Oman. Il a été touché par des mines attachées par des commandos iraniens aux deux côtés du navire.

Possibilité d’une attaque directe contre Israël avec la bénédiction du guide suprême Ali Khamenei

La deuxième attaque a touché le navire appartenant à l’homme d’affaires israélien Udi Engel qui a été endommagé il y a environ deux semaines. Le navire a été touché par des missiles tirés sur lui depuis un navire iranien. Dans les deux cas, l’Iran a utilisé une méthode similaire à celle utilisée par Israël: saboter les navires, mais sans les couler ni faire de victimes. Cependant, il semble que la série d’attaques subies par l’Iran ‒ auxquelles s’ajoutent les actions du Mossad sur son sol ‒ peut désormais conduire à une décision de changer de politique, y compris la possibilité d’une attaque directe contre Israël et non plus par des émissaires.

Le Guide suprême iranien Ali Khamenei.

On peut estimer qu’une telle opération ne sera pas effectuée sans l’approbation de l’élite dirigeante en Iran, y compris celle du guide suprême Ali Khamenei.

L’expérience passée montre que les personnes impliquées dans de telles opérations iraniennes sont des membres de l’armée de l’air des gardiens de la révolution, sous le commandement d’Amir Ali Haji Zada. Il s’agit du bras stratégique de l’Iran, qui dispose de capacités avancées dans le domaine des missiles et des armes polluant « l’air respirable » (à partir de missiles de croisière et de drones). Cette force était également responsable du lancement de missiles de croisière et de drones qui ont frappé les installations du géant pétrolier saoudien Aramco le 14 septembre 2019, lui causant d’importants dégâts.

Jusqu’à présent, cette guerre a été menée dans l’ombre et en secret…

L’Iran n’a jamais reconnu que le lancement avait été effectué à partir de son territoire à l’époque, mais les sources de renseignement occidentales ont des preuves solides à cet effet. Jusqu’à récemment, Israël estimait qu’en dépit des nombreuses pertes subies, l’Iran s’abstiendrait de lancer des actions armées depuis son territoire ‒ afin de ne pas risquer une réplique israélienne directe ‒ même par l’intermédiaire des Gardiens de la révolution Houthis au Yémen. Mais compte tenu de cette nouvelle situation sur le terrain, cela a conduit à une vigilance accrue du renseignement et à une vigilance accrue des systèmes de défense aérienne israéliens.

Si l’Iran agit directement depuis son territoire, il déplacera, pour la première fois, la guerre avec Israël vers des lignes visibles et directes. Jusqu’à présent, cette guerre a été menée dans l’ombre et en secret ou à partir du sol étranger et par l’intermédiaire d’émissaires, principalement les milices éloignées malgré leur présence en Syrie.

En février 2018, un drone iranien lancé depuis la Syrie a été intercepté, alors qu’il a traversé la frontière pénétrant en territoire israélien. En réponse, Tsahal a attaqué des cibles iraniennes et syriennes, et au cours de ces attaques, un avion F-16-I (« Storm ») a été touché et est tombé.

Trois mois plus tard, l’Iran a de nouveau tenté d’agir contre Israël, lançant une quarantaine de roquettes depuis le territoire syrien en direction des hauteurs du Golan. La plupart des roquettes sont tombées sur le territoire syrien et certaines ont été interceptées. Et en réponse, les FDI ont attaqué des dizaines de cibles iraniennes sur le sol syrien dans une opération alors connue sous le nom de «château de cartes».

Ronde de visites à l’Ouest pour démontrer le degré de danger iranien.

En Israël, on estimait à l’époque que l’activité iranienne était une réponse aux dommages causés à leurs tentatives de s’établir en Syrie, ainsi qu’au vol des archives nucléaires par le Mossad, qui avait été dénoncé quelques jours plus tôt.

En Israël, on estimait à l’époque que l’activité iranienne était une réponse aux dommages causés à leurs tentatives de s’établir en Syrie, ainsi qu’au vol des archives nucléaires par le Mossad, qui avait été dénoncé quelques jours plus tôt.

En janvier 2019, des roquettes ont été tirées sur le site Hermon qui ont été interceptées par le système de défense aérienne.

Toujours en juin 2019, des roquettes ont été tirées depuis la Syrie sur le mont Hermon, et l’une d’elles est tombée en territoire israélien sans faire de victimes ni de dégâts.

En août 2019, l’Iran a tenté de lancer des « skimmers » armés depuis le territoire syrien vers des bases de Tsahal sur les hauteurs du Golan, mais Tsahal a frappé la rampe de lancement avant l’attaque prévue.

Cet incident a conduit à une véritable escalade contre le Hezbollah, qui a cherché à se venger de l’élimination de militants libanais sous prétexte qu’ils étaient membres de l’organisation.

Suite à l’escalade de la campagne avec l’Iran, les responsables de la sécurité israélienne se sont lancés ces derniers jours dans un voyage dans plusieurs capitales occidentales, pour montrer aux gouvernements là-bas le degré de danger iranien.

La question a été soulevée, entre autres, lors de réunions tenues par le président Rivlin et chef d’Etat-Major israélien avec les échelons supérieurs des gouvernements en Allemagne, en France et en Autriche, ainsi que lors d’une série de réunions récemment tenues en Europe par le chef israélien de  la Division Iran et de la stratégie de Tsahal, le général de division Tal Kalman.

En fait ce conflit Iran-Israël risque de devenir régional voire même de tourner en guerre mondiale.

Naturellement, des rapports ont également été envoyés aux Américains, ainsi qu’à la Russie.

Traduit par Eliezer Zis pour JForum ‒ Israel Hayom

3 Commentaires

    • En phase totale avec vous . Avant les Mollahs, la situation était plus gérable et lorsque l’on pense que pratiquement a chaque fois ce sont les ultras musulmans qui mettent la pagaille. C ‘est une destruction TOTALE de ces sauvages qui amènera la paix dans la Région en y incluant la Turquie. Le temps de la sublime porte est révolu . Ils en profitent naturellement !

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