La guerre contre l’Iran et ses milices est ouverte

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La guerre contre l’Iran et ses milices est ouverte sur tous les fronts

 

 

 

Suite aux dernières hostilités dans la bande de Gaza et à la tension qui règne toujours, Tsahal a renforcé ses effectifs dans le nord du pays.

En coordination étroite avec l’état-major américain, et en avertissant la Russie, l’aviation israélienne effectue des « manœuvres de haute importance stratégique » en utilisant, pour la première fois, des avions furtifs F-35.

Le but est de se préparer au pire et à se défendre contre toute attaque possible et éventuelle de la part de l’Iran et de ses milices chiites.

Les frappes lancées ces jours-ci contre des bases iraniennes installées dans la banlieue de Damas servent de message préventif et dissuasif, surtout au chef de la brigade El Qods (Jérusalem).

Depuis le déclenchement de la guerre civile en Syrie, Qassem Soleimani, envisage, avec l’aide du Hezbollah, de lancer des opérations contre Israël à partir du plateau du Golan.

Depuis, ce chef sanguinaire des Pasdaran est dans le collimateur de Tsahal et du Mossad. Les dernières frappes de grande ampleur revendiquées publiquement par Israël changent l’équation malgré le risque de représailles iraniennes et d’embrasement de toute la région.

 

Les F-35 utilisés par Israël dans ses dernières frappes contre la présence iranienne en Syrie (photo Tsahal)

 

L’Iran islamiste est plongé dans une révolte populaire sans précédent en raison de la profonde crise économique provoquée par les sanctions américaines.

Cependant, les Ayatollahs, avec le soutien des Gardiens de la Révolution, réussissent à se maintenir au pouvoir en semant la terreur et en opprimant les manifestants. La colère et la grogne au sein de la population n’arrêteront pas les dépenses militaires et le financement du terrorisme, ni les intentions hégémoniques ou le projet nucléaire.

L’Iran est classé parmi les grandes puissances militaires. Son armée est équipée d’un arsenal impressionnant d’armes modernes et sophistiquées ainsi que des forces spéciales et des milices.

Le but des Ayatollahs est déclaré sans ambiguïté. Ils menacent chaque jour de détruire par tous les moyens l’Etat sioniste. Toutefois, depuis la chute du Chah en 1979, ils évitent tout affrontement militaire direct et de grande envergure contre Israël.

Tsahal poursuivra ses frappes et ne permettra pas l’installation de bases militaires iraniennes en Syrie, en Irak ou au Liban. Contrairement à l’Arabie saoudite, Israël ripostera avec force contre toute attaque ou acheminement de matériel militaire aux milices chiites.

Cependant, nous devrions prendre en considération la présence russe dans notre région qui se renforce chaque jour sur le terrain par de nouvelles bases et des armes flambant neuves.

La situation demeure très tendue et chaque incident risque d’embraser tout le Moyen-Orient. La coordination stratégique avec les Américains est impérative mais vigilance et prudence nous obligent face aux Russes.

Certains généraux de réserve et anciens diplomates brossent un tableau apocalyptique et conseillent au gouvernement d’éviter « toute provocation » de notre part. Selon eux, une simple erreur de calcul lors de ces frappes serait susceptible d’entraîner des ripostes dévastatrices de l’Iran avec un déluge de roquettes et missiles de croisière sur tout le pays qui causerait de nombreuses pertes humaines et d’énormes dégâts en paralysant l’économie et tous les services et les réseaux de l’Etat.

 

A Gaza, l’Iran fournit des fusils de précision aux snipers du Jihad islamique et du Fatah

 

Certes, toutes les guerres sont sales et une guerre contre l’Iran n’est sans doute pas une partie de plaisir, mais cessons une fois pour toute de prononcer des discours déprimants et de prédire cyniquement des catastrophes sur tous les sujets. Arrêtons d’affaiblir la résilience de la population, abaisser à zéro le moral tout en minimisant la puissance de Tsahal qui est beaucoup plus supérieure et sur tous les plans que l’armée iranienne.

Ces discours fatalistes sont transparents et graves. Ils sont motivés surtout par des raisons politiques et personnelles au moment où aucun leader de parti n’est à ce jour capable de former un gouvernement stable.

Israël ne souhaite pas la guerre et les Israéliens veulent vivre en paix avec tous leurs voisins. Cela dit, les frappes ponctuelles et chirurgicales contre l’Iran, ses milices et ses chefs sont nécessaires pour justement éviter le pire. C’est la seule stratégie pour dissuader nos ennemis.

Devant l’indifférence mortelle de la communauté internationale qui laisse l’Iran poursuivre sa politique hégémonique, opprimer et terroriser sa population tout en galopant vers l’arme atomique, seul Tsahal est garant de notre sécurité et capable de nous défendre contre toute attaque proche ou lointaine. Faisons donc confiance à l’état-major actuel, à nos enfants et petits-enfants soldats.

Freddy Eytan

Le CAPE de Jérusalem, publié le 21 novembre 2019

3 COMMENTS

  1. Amen: Il ne faut pas cesser d’affaiblir l’Iran en syrie au moyen de frappes preventives.
    Faire la même chose au Liban serait l’ideal, mais difficile sur le plan diplomatique.

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