La dernière frappe d’Israël blesse des chefs iraniens et du Hezbollah

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Une récente frappe israélienne en Syrie a blessé des chefs iraniens des Forces Al-Quds et du Hezbollah

Cette capture d’image d’une vidéo fournie par l’agence de presse officielle syrienne SANA montre des missiles volant dans le ciel près de Damas, en Syrie, mardi 25 décembre 2018. 
SANA via AP

La frappe aérienne israélienne sur ce que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a qualifié de “dépôts d’armes” iraniens à l’aéroport de Damas en Syrie au cours du week-end pourrait également avoir visé et blessé des membres du Hezbollah libanais et des responsables du Corps des gardes de la révolution iraniens, selon le journal koweïtien Al-Jarida.

Le reportage cite des sources au sein du CGR dans une déclaration exclusive à Al-Jarida, affirmant que l’attaque israélienne visait une réunion de plusieurs membres de la force Quds d’élite du CGR, le Hezbollah libanais et des chefs de l’armée syrienne, qui auraient discuté d’une future offensive conjointe de Moscou, de Damas et d’Ankara contre le front Al Nusra dans la province d’Idlib, considéré comme le dernier bastion des rebelles syriens – en plus des installations militaires iraniennes et des dépôts d’armes.

DOCUMENT / SANA / AFPUn document publié par l’Agence de presse arabe syrienne (SANA) officielle le 15 septembre 2018 montre que les batteries de la défense antiaérienne syrienne réagissaient à ce que les médias syriens ont déclaré être des missiles israéliens visant l’aéroport international de Damas 
HANDOUT / SANA / AFP

 

L’attaque aurait eu lieu juste après la fin de la réunion alors que les groupes partaient. Selon le rapport, au moins deux officiers de l’IRGC et un responsable du Hezbollah ont été grièvement blessés, ainsi que plusieurs officiers de l’armée syrienne.

Netanyahu a déclaré dimanche qu’Israël était derrière des centaines de frappes contre des cibles iraniennes et du Hezbollah en Syrie confirmées par le chef d’état-major sortant des Forces de défense israéliennes, Gadi Eizenkot, qui a souligné les victoires de Tsahal contre l’Iran et le Hezbollah, sous sa direction à la tête de l’armée.

(AP Photo / Richard Drew, Fichier)DOSSIER – Sur cette photo d’archive du 27 septembre 2012, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu illustre ses préoccupations face aux ambitions nucléaires de l’Iran lors de son discours devant la 67ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies à la tête de l’ONU 
(AP Photo / Richard Drew, File)

“Les [Forces de défense israéliennes] ont à plusieurs reprises attaqué des cibles de l’Iran et du Hezbollah”, a déclaré Netanyahu dimanche à l’ouverture de sa réunion de cabinet hebdomadaire, deux jours seulement après l’attaque de l’IAF.

“Au cours des dernières 36 heures, l’armée de l’air israélienne a attaqué des entrepôts iraniens dotés d’armes iraniennes à l’aéroport international de Damas”, a déclaré le Premier ministre.

Vendredi, l’agence de presse syrienne SANA a rapporté que les défenses anti-aériennes du pays avaient intercepté des missiles lancés sur l’aéroport international de Damas vers 23h00 heure locale, une source militaire attribuant l’attaque à Israël.

La source a affirmé qu’un entrepôt appartenant au ministère des Transports syrien avait été touché et endommagé.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme basé à Londres a déclaré que les frappes visaient «deux zones abritant des positions militaires des forces iraniennes et le mouvement du Hezbollah libanais».

Médias militaires centraux syriens, via AP, fichierDOSSIER – Cette capture d’image de la vidéo diffusée le samedi 22 juillet 2017, fournie par les médias militaires centraux syriens contrôlés par le gouvernement, montre un combattant du Hezbollah en train de tirer une grenade à propulsion roquette lors d’affrontements avec des militants liés à Al-Qaida près du centre syrien de Leb 
Médias militaires, via AP, fichier

Israël n’a pas fait de commentaire initial sur les frappes annoncées vendredi, mais a déjà reconnu avoir mené des centaines d’attaques en Syrie au fil des années contre ce qu’il prétend être des cibles de l’armée iranienne et des livraisons avancées d’armes au Hezbollah.

Samedi, le ministère syrien des Affaires étrangères a déclaré qu’Israël était capable de “s’en tirer” avec de tels raids sur le pays car il est soutenu par les États-Unis.

Les États-Unis ont répété à plusieurs reprises qu’ils continueraient à soutenir le droit d’Israël à se défendre contre l’Iran et le Hezbollah, notamment par des frappes ciblées en Syrie, à la suite de sa décision de retirer les forces américaines du pays.

La décision soudainement annoncée de quitter la Syrie avait pris les alliés des États-Unis par surprise, et Israël s’inquiétait de savoir si l’Iran resterait libre d’opérer là-bas et si la Russie répondrait aux appels de la Syrie pour limiter ces opérations.

Netanyahu a promis d’intensifier l’action israélienne à la suite du retrait des États-Unis.

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