Jean-François Derec: “Le jour où j’ai appris que j’étais juif…”

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Après avoir joué sa pièce “Le jour où j’ai appris que j’étais juif” plusieurs mois avec succès, l’humoriste Jean-François Derec la reprend à partir de ce samedi 16 février au Théâtre du Petit Montparnasse à Paris.

Il raconte avec beaucoup d’humour et de finesse comment il a pris conscience de sa judaïté et comment toute sa vie en a été influencée. La mise en scène est signée Georges Lavaudant.

Il s’appelle parfois Gérard Bouchard. Mais le vrai nom de Jean-François Derec, 62 ans aujourd’hui, c’est Jean-François Dereczynski, un patronyme qui illustre ses origines juives polonaises.

Son père et sa mère sont arrivés en France, à Grenoble, dans les années 30 et ont tout fait, comme il le dit, “pour devenir plus français que les Français”.

Pendant longtemps, il se sent, se veut Grenoblois et l’accent de ses parents, pas du tout dauphinois, le gêne alors plus qu’il ne l’attendrit.

Quand j’étais petit, je les trouvais trop “différents”, j’aurais voulu qu’ils soient comme ceux de mes copains. Mais ils avaient un accent impossible et j’étais gêné qu’ils ne “fassent” pas assez français. Par la suite, j’ai regretté qu’ils n’aient pas revendiqué davantage leur judéité.

Jean-François Derec
dans une interview publiée par Télérama le 20 novembre 2018

 “Le jour où j’ai appris que j’étais juif”, la pièce adapte le livre autobiographique publiée par Derec.

L’humoriste y confie qu’après voir longtemps refoulé sa judaïté, il s’est aperçu qu’elle l’avait accompagné pendant toute sa vie et qu’elle éclairait le sens qu’a pris sa carrière.

J’ai toujours eu le sentiment d’être un extra-terrestre, d’être “pas comme les autres” sans savoir pourquoi !

Jean-François Derec

Jean-François Derec raconte son histoire, celle de ses parents, mais aussi celle de nombreux enfants qui, comme lui, venaient d’aileurs sans le savoir.

Il assume un double héritage : celui de l’angoisse, venant de sa mère, et celui de l’humour, transmis par son père. Il s’inscrit donc dans la pure tradition de l’humour juif ashkénaze.

Jean-François Derec interrogé sur le plateau de France 3 Ile-de-France

 

La mise en scène de  “Le jour où j’ai appris que j’étais juif” est signée Georges Lavaudant. le metteur en scène est lui aussi grenoblois, ancien directeur du CDNA, le Centre Dramatique National des Alpes.

Les deux hommes se sont rencontrés il a quarante ans, alors que Derec commençait sa carrière de comédien.

Ils viennent de se retrouver autour de ce man show autobiographique, très éloigné des travaux auxquels Lavaudant nous avait habitués..

L'affiche du spectacle de Jean-François DerecL’affiche du spectacle de Jean-François Derec

© Théâtre du Petit-Montparnasse

7 COMMENTS

  1. Une dernière ……… Les Tunes se reconnaitront .

    Souvenirs , souvenirs .

    QUE SERAIT……

    Salem sans sabayon, Le Bouscoutou sans l ‘orgeat , La citronade sans le boulou, Garza sans l’Ideal, Oui oui sans les glibettes cacahuettes, L’O.S.E sans les vieux, Mémi sans pizza, Le casse croute Tunisien sans Manino, Le Saf Saf sans chameau, L’Adamhout sans pain italien , La Goulette sans Taket, L’UST sans Jean Pierre liscia, Des nouvelles sans la Presse, Le concert des auditeurs sans Rafika, Le Novelti sans les Halfon, Nos lessives sans la pile, Mbiraikh (le boucher) sans son Malak sora, La Piccola Sicicilia sans les italiens, Les cochers maltais sans les calèches, Le BABA CLUB sans Claude Saal, Un fricassé sans Boga glacé, Une partie de shkobe sans 7 de carreaux, Un apero sans pistache, Une plongeade sans la sieste, Une tastira sans ail, Le thé sans pignan, Les boulettes sans cardon, Le bouscoutou sans zabayon, Le cinema sans le Rex, le keuteb sans le rav Mazouz, La hara sans la hafssia, Melahssine sans la frip, Sidi bou sans Naceur, La Marsa sans Salem, La kemia sans le casino de la Goulette, Un fricassé sans citron beldi, Un jumat sans SALAH Medeb, Les vins sans les Bokhobza, L’épicier sans globos, Les mariages sans RAOUL JOURNO , Seoudath itro sans pieces montées, La chikha sans le chalet goulettois, Les bomballonis sans le ftaiyeri, Les briks sans FANFAN, Un thé sans chicha, Un dro sans Djerkéba, Un fanta sans FANTOMAS, Un merlan pané sans le Floreal, Un dimanche sans kassar saiid (course de chevaux), Une pastèque sans garantie Bel Mousse, Une fin d’ été sans Zarour (jujube), Une digestion sans béchbéche, Une délicieuse sans Pino Curatello, Des pieds sans shlaikai (tongs), Un hiver sans Batania gafsia( couverture de gafsa), Le Marché Central sans Hamel(porteurs), Des Manicotis sans Nathan, Le passage sans l ‘Horloge, Carthage sans presidence, Une Sortie de Kipour sans boulou- bouscoutou -citronade, Une boukha sans kakis, Les gencives sans la neufa, Le Rihane sans Goliath, L’Assob sans Mazar, Le TGM sans les remontées du lac, le Belvedere sans le zoo Les glaces sans Frigolo, Sidi bou sans le café des nattes, Le thon sans sidi dahoud, Le café sans Hamouda, Henri sans zmeymar (petits poissons séchés), La granite sans adéb, La slata juida sans huile d ‘olive, Un complet sans loup , Un shabat sans Tfina sur le demon, Un primus sans aiguille, La buvette de Kheredine sans Hassen, Une pkeila sans gelda et sans hasbane, La Baraka sans Saad, Bebert sans les glaces, Une rencontre sans le café de Paris, Des caramels sans Gaufrettes, Une coupe de cheveux sans Latino (Colisée), Un examen sans le candil de Rbi Haii Taieb, La Tunisie sans Batal (chomeur), Un Bishah (pâque) sans msoki et banatages, Les pistes de Rawad sans raftiquage, Les Fetes sans le taalil de Raoul Journo, Les routes sans crevasses et égouts (kheundak) , Un café vert sans glibettes, Guilou krief sans sa flouka (barque) Bichi sans complet poisson, L’ Avenue de Paris sans Le lycéee Carnot et le café des nègres, Une oreille sans jasmin, Nos photos sans Taou fik , La rentrée scolaire sans Saliba, La Goulette sans siroco; Melkhob nina sans langue, Une angoisse sans rassra, L’ Abou Nawas sans ma mére (Ruthy) Les fous rires sans les Tunes, Une vie sans kifs, Que serait le Kif sans les tunes …..

    Dédicace à ma mère la goulettoise

    De. Candice Atias & Ruthy Krief Hassan

  2. Profitons pour nous détendre un peu dans ce monde impitoyable .

    Le commandant de bord d’un avion Syrien lance un SOS :
    – Ici le vol 174 des Syrian Airlines. Nous venons de perdre un moteur. Nous souhaitons être autorisés à nous poser dans n’importe quel aéroport du moyen-orient sauf en Israël.
    Pas de réponse.
    Un peu plus tard, il annonce :
    – Ici le vol 174 des Syrian Airlines. Nous avons perdu deux moteurs et nous souhaitons être autorisés à nous poser dans n’importe quel aéroport du Moyen-orient, sauf en Israël.
    Toujours aucune réponse.
    Encore un peu plus tard, le pilote annonce :
    – Ici le vol 174 des Syrian Airlines. Nous avons rééllement besoin d’aide. Nous avons perdu trois moteurs et nous souhaitons être autorisés à nous poser dans n’importe quel aéroport du Moyen-orient, sauf en Israël.
    Personne ne répond, là encore.
    Finalement, le commandant lance un dernier appel :
    – À l’aide, à l’aide, ici le vol 174 des Syrian Airlines. Il ne nous reste plus qu’un seul moteur et il commence à avoir des défaillances. Si nous ne trouvons pas tout de suite un aéroport, nous allons nous écraser. Nous demandons instamment être autorisés à nous poser dans n’importe quel aéroport du Moyen-orient, même en Israël.
    Tout de suite après ce message, une voix retentit dans le cockpit :
    – Ici l’aéroport de Tel Aviv pour le vol 174 des Syrian Airlines, nous sommes prêts à vous aider.
    Le commandant de bord répond dans un soupir :
    – D.ieu vous bénisse. Que devons nous faire ?
    Et le contrôleur de l’aéroport de Tel Aviv répond :
    – Répétez après moi “Yitgadal, vé’yitkadash …”

  3. @ ” Il s’inscrit donc dans la pure tradition de l’humour juif ashkénaze “.

    Qu’il goûte à la boukha et au coucous boulette il va basculer dans l’humour juif séfarade .

    Personnellement j’aime autant Popeck qu’Elie Kakou , ils ont l’humour Juif tout court .

  4. Bonne idée illea. Pour les jeunes Israéliens, ce pourrait être la découvert d’une face cachée de leur Histoire. Et pour les anciens une forme de nostalgie.

    La Judaïté est une force spirituelle incontestable. J’ai des amis chrétiens qui ont découvert sur le tard qu’ils ont des origines juives (3 ou 4ème générations). Et bien cela a remplis un vide dans leur vie. Il revendique d’ailleurs cette judaïté comme une connexion a une racine qui les rapprochent de D…, et les invite a plus de ferveur dans la foi.

  5. “pour devenir plus français que les Français” !!!
    Une belle leçon d’assimilation pour tous les immigrés arabo-africains qui ont le cœur ailleurs qu’en France (mais la poche bien en France :CAF,Aides sociales)

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