Israeli soldiers stand atop tanks in the Golan Heights near Israel's border with Syria March 19, 2014. REUTERS/Ronen Zvulun/File Photo

La chute d’Alep qui est maintenant aux mains des forces gouvernementales syriennes, soutenues par la Russie et l’Iran, a renforcé le niveau d’alarme en Israël face aux menaces potentielles à ses frontières et devant le remodelage plus large de la région qui se dessine.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu n’a laissé aucun doute mercredi sur la profonde préoccupation d’Israël à l’égard de Téhéran, dont la position sur le terrain, ainsi que celle de ses supplétifs en Syrie, a été renforcées par l’écrasement de la résistance rebelle à Alep.

Lors d’une réunion à Astana avec le président kazakh Nursultan Nazarbayev, il a été demandé à Netanyahou, s’il avait un message à adresser au président iranien Hassan Rouhani, qui doit visiter le Kazakhstan la semaine prochaine.

« Ne nous menacez pas, nous ne sommes pas un lapin, nous sommes un tigre, aurait répondu Netanyahou à Nazarbaev. « Si vous nous menacez, vous vous mettez en danger. »

Nazarbayev a alors demandé à Nétanyahou, s’il croyait sérieusement que l’Iran voulait détruire Israël, Netanyahou a répondu: « Oui, je le crois. »

La guerre civile de plus de cinq ans en Syrie a permis à l’Iran, dont le chef suprême a appelé à la destruction de l’État juif, d’augmenter progressivement son influence dans la région.

Qu’il s’agisse de ses propres forces de la Garde révolutionnaire ou de ses représentants chiites, en particulier la milice libanaise du Hezbollah, la portée de Téhéran s’étend de l’Afghanistan à la mer Méditerranée.

L’Iran a également accès à un port sur la Méditerranée à Tartus, sur la côte sud de la Syrie. Israël craint que le Hezbollah, encouragé par l’Iran (et ces financements), ne puisse lancer de nouvelles attaques sur son territoire.

Des incidents frontaliers isolés ont eu lieu ces derniers mois, et Israël et le Hezbollah, et au cours de guerre qu’ils se sont livrée en 2006, plus de 1 000 Libanais et 160 Israéliens ont été tués. Beaucoup d’Israéliens et de Libanais ont été déplacés et des infrastructures importantes dans le sud du Liban et dans certaines parties de Beyrouth ont été détruites.

Tandis que les rangs du Hezbollah ont souffert dans les combats en Syrie – les responsables israéliens estiment que 1 700 combattants ont été tués et 7 000 blessés – le groupe a réapprovisionné son stock d’armes et conserve un arsenal d’au moins 100 000 roquettes, selon des analystes israéliens et indépendants.

Ces dernières semaines, des frappes aériennes non revendiquées ont visé le sud de la Syrie et les abords de Damas. La Syrie a pointé du doigt Israël, qui n’a fait aucun commentaire. Mais le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a déclaré la semaine dernière qu’Israël travaillait « à empêcher la contrebande d’armes sophistiquées, d’équipements militaires et d’armes de destruction massive de la Syrie au Hezbollah ».

Avi Dichter, président du comité des affaires étrangères et de la défense d’Israël et ancien chef de l’agence de renseignements Shin Bet, a déclaré que l’Iran avait tenté à plusieurs reprises de transférer des forces dans les hauteurs syriennes du Golan, Guerre du Moyen-Orient.

Ses velléitées ont été repoussées, a déclaré Dichter à Reuters. Mais il a dit que, avec l’Iran qui est moins à court d’argent, suite à l’accord de l’an dernier sur son programme nucléaire, faisait de nouvelles tentatives pour tester les ripostes d’Israël.

« L’Iran a un plan stratégique », a-t-il dit. « Cela pourrait rapprocher les troupes iraniennes des frontières d’Israël, soit des Gardiens de la Révolution, qui sont des Iraniens purs et durs, soit de ses supplétifs, comme le Hezbollah ou la milice Basij, ce qui pourrait être une très bonne couverture pour eux ».

Au-delà de la menace de l’Iran et de ses supplétifs, Dichter a averti qu’Israël, largement considéré comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, en dépit de la nécessité de maintenir une certaine politique d’ambiguïté, ne doit pas trop faire confiance à la Russie. Le gouvernement israélien voit Moscou comme un allié, mais Dichter dit qu’il pourrait changer de position si ses intérêts étaient  menacés.

Dichter pense que la Russie a des aspirations à long terme au Moyen-Orient qui pourraient apporter des changements fondamentaux aux frontières de la région, qui dépendent encore dans une certaine mesure, de l’interaction entre le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine.

« Ces deux dirigeants pourraient agir sans réfléchir, pour créer ce que nous appelons un nouveau Moyen-Orient », a déclaré M. Dichter.

Il a qualifié la Russie de «décideur suprême» en Syrie, mais a précisé que les préoccupations immédiates d’Israël étaient l’Iran et le Hezbollah.

« Nous n’avons aucune intention de permettre au Hezbollah de tester notre défense.

 NDLR Lieberman cité par Haaretz


Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a déclaré jeudi que l’intérêt d’Israël était « d’avoir à la fois Assad et les Iraniens, hors de Syrie … Assad est un boucher qui a massacré et assassiné des centaines de milliers de personnes, notamment en utilisant des armes chimiques. A notre avis, il devrait être retiré du pouvoir – et nous devrions bloquer l’implication iranienne en Syrie. « 


« Où est la communauté internationale? C’est dommage qu’au lieu de se concentrer sur le fait très malheureux que 500 personnes sont tuées au Moyen-Orient chaque jour, la communauté internationale préfére critiquer Israël pour chaque nouveau balcon construit dans une implantation .

Reuters

2 Commentaires

  1. L’Iran contrôle à présent un autoroute qui va de Téhéran au Golan en passant par Bagdad, Damas et Beyrouth entièrement contrôlé par les milices chiites et les pasdarans iraniens. La preuve en est ces généraux iraniens tués à la frontière nord d’Israël lors de frappe contre le Hezbollah, qui a permis d’éliminer aussi Djihad Mouqhnier fils d’Imad Moughnieh l’archi terroriste. Grâce aux milliards de dollars débloqués par Barak Obama en compensation d’un soi-disant accord sur le Nucléaire, l’Iran a les moyens de financer généreusement toutes ces milices d’assassins chiites. Quand on voit avec quelle barbarie ils se sont attaqué aux sunnites syriens (des musulmans comme eux) , on tremble à l’idée de ce qu’ils feraient en Israël si, à Dieu ne plaise ils avaient le dessus!
    Donc face à la collision INÉVITABLE entre l’Iran et Israël il importe que les juifs de diaspora (et en particulier ceux des USA) apportent un soutien sans faille et sans état d’âme à l’État juif.

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