Le bras de fer américano-iranien met Israël dans l’impasse

Trois récents rapports mettent en lumière les dessous de la politique américaine face à la guerre qui oppose Israël à l’Iran et ses alliés. Un jeu dangereux de tensions mesurées dont Israël semble être la variable d’ajustement.

Selon des sources turques citées par Reuters, la Turquie aurait servi de médiateur entre Téhéran et Washington avant la récente attaque iranienne contre Israël. L’Iran aurait informé Ankara de son plan, tandis que les États-Unis fixaient certaines « limites » par ce canal.

Parallèlement, la presse américaine et israélienne a fait état de pressions de Washington sur Israël pour une riposte « symbolique » seulement contre l’Iran. Le secrétaire d’État Blinken serait allé jusqu’à dire qu’une frappe d’envergure n’était pas dans l’intérêt d’Israël.

Enfin, des médias qataris ont rapporté que les USA avaliseraient une offensive israélienne contre le Hamas à Rafah, à la frontière égyptienne, mais seulement en cas de représailles légères contre l’Iran.

Le trait commun à ces trois éléments ? L’impression que l’administration américaine considère ce conflit comme un simple jeu réglementé, sans réelle prise en compte de l’enjeu existentiel pour Israël.

Les règles semblent claires : l’Iran et ses bras armés peuvent attaquer, Israël peut se défendre et riposter de manière limitée, mais pas remporter une victoire définitive.

Cette approche nie la réalité d’une guerre totale menée par Téhéran pour la survie d’Israël, qu’elle cherche à rayer de la carte avec son programme nucléaire et ses missiles. L’attaque iranienne massive du 13 avril en est la dernière illustration.

Pour l’Iran, le feu vert américain explique ce passage à la vitesse supérieure inédit en 45 ans de conflit. Convaincue du soutien de Washington, la République islamique se sent désormais intouchable.

Cet aveuglement stratégique américain place Israël dans une impasse : mener une guerre totale au risque d’une rupture avec son allié historique, ou perdre en acceptant un statut de protectorat qui mènera à sa disparition.

Une chose est sûre, Israël ne peut plus compter sur un protecteur crédible à Washington. Le bras de fer entre les deux grandes puissances met la survie de l’État hébreu en jeu.

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Asher Cohen

Pour défendre sa survie, le Peuple Juif n’a, par principe et dès l’Antiquité, compté que sur lui-même, tout en ne méprisant pas l alliances. L’aide américaine est certes bienvenue, mais non en contrepartie du contrôle d’Israël, ainsi placé dans une situation de dépendance manipulatrice. En octobre 1973, les américains ont réussi à imposer le cessez-le-feu à Golda Meir qui n’en voulait pas. 50 ans après, Netanyahou n’a plus attendu le feu vert américain pour bombarder et tester l’Iran. Il y a donc une évolution des dirigeants politiques israéliens vis à vis du protectorat américain.