Israël: de la start-up nation à l’«impact nation» (A. Bin-Noun)

4
398

Israël: de la start-up nation à l'”impact nation”

Par Aliza Bin-Noun (ambassadrice d’Israël en France) Publié à 11h15
LE CERCLE- Israël est devenu en deux décennies le temple de l’innovation technologique. Comme l’explique l’ambassadrice d’Israël en France Aliza Bin-Noun dans une tribune, l’Etat hébreu oeuvre maintenant à la réduction des importants écarts sociaux-économiques qui persistent dans le pays.

Dans le cadre du premier dialogue bilatéral franco-israélien sur l’innovation sociale, sous l’égide du groupe parlementaire d’amitié France-Israël, s’est tenu, en juin dernier et à l’initiative de l’ambassade d’Israël, un colloque à l’Assemblée nationale ainsi que des ateliers d’échanges de pratiques professionnelles entre experts français et israéliens au Pôle universitaire Léonard de Vinci.

Ces rencontres ont permis d’aborder des thèmes aussi variés que ceux de l’éducation, de l’intégration des minorités, de la prise en charge du troisième âge ou des personnes handicapées. Car l’inclusion sociale constitue désormais l’un des piliers de la coopération entre la France et Israël.

Beaucoup de choses ont changé en Israël depuis son indépendance en 1948. Après le passage d’une économie socialiste à une économie de marché, l’inclusion est devenue l’un de ses principaux objectifs socio-économiques.

Tout au long de ce processus évolutif, le pays est resté fermement ancré dans les principes d’égalité sociale énoncés dans la Déclaration d’indépendance d’Israël, lesquels ont guidé, depuis lors, la politique gouvernementale et la législation parlementaire.

Cette valeur fondamentale est mise en évidence dans le tout premier examen national volontaire du pays, récemment soumis à l’ONU en vue du prochain forum politique de haut niveau sur les objectifs de développement durable (ODD).

Défis sociétaux

Bien sûr, Israël n’est pas différent de toute autre société qui s’efforce de combler le fossé entre la vision et la réalité.

C’est le cas notamment lorsqu’il s’agit d’intégrer des millions d’immigrants, de renforcer une communauté minoritaire qui représente 20 % de notre population totale de neuf millions d’habitants et de combler un fossé socio-économique croissant.

En effet, l’OCDE a conclu que si la croissance économique d’Israël était forte, il subsiste d’importants écarts socio-économiques entre ses différentes communautés.

L’innovation technologique ne peut plus rester la réserve d’une partie restreinte de la société.

C’est pourquoi le gouvernement compte plusieurs ministères majeurs traitant des défis sociétaux, du ministère du Travail et des Affaires sociales au ministère de l’Egalité sociale. Soutenus par des partenariats avec un secteur privé tourné vers l’innovation, des investisseurs ayant un impact social et un nombre significatif d’OGN, les organismes officiels du pays s’efforcent de répondre à la juste attente de nos citoyens en matière d’égalité sociale.

Connu depuis au moins deux décennies  sous le nom de « start-up nation », Israël doit faire la transition vers l’ « impact nation ». En termes simples, que les prouesses du pays en matière d’innovation technologique ne peuvent plus rester la réserve d’une partie restreinte de la société. Ce constat est encore plus évident au sein de l’Autorité israélienne de l’innovation du ministère de l’Economie qui collabore avec d’autres entités gouvernementales pour créer des pistes de soutien à la R&D.

Visibilité sociale

Grâce à un plan à long terme visant à faire en sorte que les femmes représentent au moins 35 % de tous les étudiants inscrits dans les programmes de licence en high-tech, le nombre d’étudiantes en informatique a ainsi doublé depuis le début de la décennie.

Il existe le même besoin d’accroître la représentation de nos citoyens arabes dans l’enseignement supérieur en fonction de leur représentation dans la population (20% de la population d’Israël). Les objectifs fixés pour 2022 ont déjà été atteints cette année – licence : 17 %, maîtrise : 14 % ; doctorat : 6,7 %. Fin 2015, le gouvernement a en effet rompu avec des années de politique qui manquaient de clarté et a adopté un Plan de développement économique pour la communauté arabe de 4,23 milliards d’euros sur cinq ans.

Cette détermination reflète également l’engagement d’Israël à l’égard des ODD de l’ONU et notre empressement à partager notre expérience avec la communauté internationale. Nous sommes convaincus qu’ensemble, nous pouvons faire de ce rêve une réalité.

Aliza Bin-Noun est l’ambassadrice d’Israël en France.

Source: www.lesechos.fr

4 COMMENTS

  1. @ Norbert,
    Vous affirmez que la politique de la Françe envers Israel est en cours de changement, mais vous oubliez de citer les améliorations.
    Le Consulat de France à Jérusalem continue toujours son intifada de haute intensité contre Israel, et il n’est qu’à voir ses dernières saloperies pour s’en rendre compte.
    Libre à chacun d’interpréter ces agissements méprisables comme il l’entend.
    Concernant les retards considérables de la France dans la haute technologie, Israel ne doit pas perdre de temps avec ces retardataires chroniques sur tout ce qui touche l’innovation.
    Assez dhypocrisie, la France a choisi son camp : Elle ne veut pas de rapprochement avec Israel….

  2. ON LE SAIT DEPUIS DE GAULLE, LA FRANCE A UNE POLITIQUE PRO ARABE MAIS PEUT ETRE UNIQUEMENT EN APPARENCE.J’AI TOUT DE MEME L’IMPRESSION QUE CELA CHANGE EN FAVEUR D’ISRAEL.IL EST EVIDENT QUE LE GOUVERNEMENT FRANCAIS AVAIT BEAUCOUP PLUS INTERET A TRAVAILLER AVEC UN MILLIARD D’ARABES QU’AVEC 9 MILLIONS DE JUIFS MAIS OH COMBIEN PLUS INTELLIGENTS.

  3. Le Consulat de France à Jérusalem mène une intifada diplomatique contre Israel depuis un moment.
    Il ne rate jamais une occasion pour donner un violent coup de griffe au pays d’accueil.
    De son côté, le Quai d’Orsay ne manque jamais une occasion de maltraiter Israel et de voter toutes les résolutions, surtout les plus abjectes contr Israel.
    L’Agence Françe Presse fournit au quotidien aux médias Francais et francophones des Infaux tarabiscotées pour entretenir un climat de haine contre Israel, avec un grand succès.
    Des diplomates ayant travaillé aux AE sont sollicités pour qu’ils signent des appels dans la presse des textes vengeurs dans lesquels ils dénoncent Israel.
    Tout récemment, Raffarin a commis une déclaration dans laquelle il a déclaré qu’Israel était dangereux pour la paix du monde.
    Villepin vient d’intervenir sur une chaîne d’infaux en continu pour déclarer qu’il fallait mettre Trump à sa place et que c’était une erreur d’avoir déplace l’ambassade des USA à Jérusalem.
    Il a dénoncé l’attitude d’Israel à Jérusalem, dans le Golan et en ´Cisjordanie´ Qui mettait en péril la solution à deux États.
    Le comportement méprisant de Macron envers Israel est flagrant et omnipresent, faut-il rappeler la demande de cet irresponsable de débloquer les fonds qui rémunèrent les terroristes palestiniens ?
    La Françe à un retard colossal dans les nouvelles technologies et on se demande pour quelles raisons la diplomatie israélienne s’aplatit face à ces pseudos amis.
    C’est le Qatar qui alimente la perfusion financière qui permet à la Françe de survivre.
    Ceci explique-t-il cela ?
    Des ´amis’ comme ça : Non merci !!!!!!!!!!!!

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.