La Syrie prétend que la frappe aérienne israélienne d’Alep est survenue depuis la frontière Jordano-irakienne

Des sources de sécurité syriennes disent qu’une attaque israélienne au missile contre un centre de recherche et une base militaire à Alep, lundi soir, 4 mai, est survenue en passant au-dessus de la garnison militaire américaine d’Al Tanf, dans le sud de la Syrie, du secteur des trois frontières entre la Syrie, la Jordanie et l’Irak. Il s’agit de la cinquième attaque israélienne en Syrie en deux semaines, ont-elles affirmé. Aucun commentaire provenant de sources israéliennes ou américaines à propos de cette frappe présumée.

Le 31 mars, DEBKAfile a révélé que la branche  Al Qods du CGR iranien et le Hezbollah avaient relocalisé leur siège syrien de la «Glass House» (Maison de verre) de Damas dans la province septentrionale d’Alep. Un nouveau centre de commandement iranien a été mis en place à l’Académie militaire Al Assad, à environ 7 km au sud du centre d’Alep, pour accueillir 2 000 hommes armés. Le Hezbollah a été chargé de sécuriser le complexe à l’aide de batteries anti-aériennes mobiles iraniennes Bavar-373.

Les sources de renseignement occidentales décrivent le «centre de recherche» attaqué comme l’une des installations où la Syrie a développé des armes chimiques avec l’aide de scientifiques iraniens.

Syria alleges Israeli Aleppo air strike from Iraq

Des frappes aériennes israéliennes présumées ciblent un centre de recherche à Alep

De nouvelles frappes aériennes menées par des avions non identifiés sur des milices iraniennes ont été signalées près de la frontière syro-irakienne.

Des femmes passent devant des magasins à Manbej, dans la campagne d'Alep, en Syrie, le 10 mai 2018. (crédit photo: ABOUD HAMAM / REUTERS)
Des femmes passent devant des magasins à Manbej, dans la campagne d’Alep, en Syrie, le 10 mai 2018. (crédit photo: ABOUD HAMAM / REUTERS)
Des frappes aériennes israéliennes auraient visé lundi soir 4 mai, un centre de recherche et une base militaire en Syrie où sont basées les milices iraniennes, la cinquième de ces frappes en deux semaines, selon les médias syriens. De nouvelles frappes aériennes menées par des avions non identifiés sur des milices iraniennes ont été signalées près de la frontière syro-irakienne peu après.
Une source de l’armée syrienne a déclaré à l’agence de presse syrienne SANA qu’un “avion hostile” en provenance d’Al-Thawrah, situé au sud-est d’Alep, avait attaqué des dépôts militaires dans la région d’Al-Safira. Les défenses aériennes syriennes ont été activées pour tenter d’y répondre, avec les déconvenues que l’on connaît. Plus tôt, SANA a rapporté que le centre de recherche scientifique d’Alep avait été pris pour cible lors des frappes.

Alors que les frappes aériennes de lundi venaient de la direction de la Jordanie et de l’Irak, les autres frappes aériennes des dernières semaines provenaient de la direction du Liban et du plateau du Golan.

Une source de sécurité syrienne a déclaré à l’agence de presse russe Spoutnik que des frappes aériennes menées par des avions israéliens ont visé deux sites militaires à Alep depuis l’espace aérien le long de la frontière syrienne à l’est de l’Euphrate sur des zones contrôlées par la coalition internationale et les milices kurdes. La source a ajouté que les frappes avaient été menées depuis la zone de la base d’Al-Tanf, contrôlée par les États-Unis, située dans le sud-est de la Syrie, près des frontières avec l’Irak et la Jordanie.

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Une douzaine de missiles ont été tirés sur le Centre syrien d’études scientifiques et de recherche à Alep pendant les frappes aériennes, a rapporté Al-Arabiya, ajoutant qu’Israël soupçonne que la Syrie coopérerait avec l’Iran pour développer des technologies de missiles notamment chimiques.

Des sources pour Al-Arabiya ont ajouté que cinq des missiles ont frappé le centre de recherche, “le détruisant complètement“.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (SOHR) a signalé que des frappes aériennes probablement menées par Israël visaient le centre de recherche scientifique d’Alep où sont basées les milices iraniennes et les forces syriennes, détruisant des dépôts de munitions dans la région.

Le Centre d’études et de recherches scientifiques est l’une des nombreuses installations où les sources occidentales de renseignement et d’opposition soupçonnent la Syrie avec l’aide de chercheurs iraniens de développer des armes chimiques qu’ils accusent la Syrie d’avoir utilisées contre des civils dans les zones tenues par les rebelles.

Les sources de renseignement occidentales disent que les milices soutenues par l’Iran sont depuis longtemps implantées dans la province d’Alep où elles ont des bases et un centre de commandement et ont installé des armes avancées, faisant partie d’une présence croissante dans toute la Syrie contrôlée par le gouvernement.

Alep a également été prise pour cible par des frappes aériennes israéliennes l’année dernière en mars.
Peu de temps après les frappes à Alep, des frappes aériennes supplémentaires menées par d’autres avions non identifiés ont été effectuées à Al-Mayadeen dans la région de Deir Ezzor située près de la frontière syro-irakienne.

Des “explosions puissantes” ont été entendues de la ville d’Al-Mayadeen jusquà Al-Bukamal et plus de 15 explosions ont été entendues à l’est de l’Euphrate lors de frappes par des avions non identifiés lundi soir, selon la source locale DeirEzzor24.

Selon le SOHR, 14 Iraniens et miliciens soutenus par l’Iran ont été tués dans les prétendues frappes aériennes israéliennes à Deir Ezzor la nuit dernière. Le nombre de morts devrait augmenter car de nombreux cas de blessures graves ont été signalées, dont certaines dans des conditions critiques.

Plusieurs frappes aériennes ont visé les forces et les milices iraniennes dans l’est de la Syrie au cours des derniers mois. Un poste frontalier stratégique entre l’Irak et la Syrie et la base militaire Imam Ali contrôlée par l’Iran est situé dans la ville frontalière d’Al-Bukamal.
L’espace aérien au-dessus du plateau du Golan à l’est du Jourdain a été fermé aux vols de plus de 5 000 pieds (1525m) lundi soir et restera fermé jusqu’au mois prochain.
Les frappes aériennes marquent la cinquième frappe aérienne imputée à Israël visant la Syrie au cours des deux dernières semaines.
Jeudi soir et vendredi, deux prétendues frappes aériennes israéliennes ont visé l’ouest et le sud de la Syrie en quelques heures. Plusieurs cibles dans la région de Quneitra et à Daraa dans le sud de la Syrie ont été touchées jeudi soir.
Vendredi matin, des explosions ont été signalées dans le sud de Homs après une “attaque”, a déclaré le gouverneur du gouvernorat de Homs à l’agence de presse d’Etat syrienne SANA. Selon SOHR, une frappe israélienne de missiles a visé vendredi matin un entrepôt de munitions et des missiles appartenant au Hezbollah au camp de Ḥasan Ibn al-Haytham sur la route entre Homs et Palmyre.
Une source militaire syrienne a nié plus tard qu’une attaque avait eu lieu, affirmant que les explosions avaient été provoquées par “une erreur humaine”.
Des avions non identifiés ont également visé jeudi des milices soutenues par l’Iran près d’Al-Bukamal, selon la chaîne de télévision affiliée à l’opposition Halab Today. Des militants ont été tués et blessés lors des frappes.
La région de Damas a également été la cible de frappes aériennes israéliennes la semaine dernière, entraînant la mort d’au moins sept personnes, dont quatre agents iraniens et trois civils.
Une source de renseignement régionale a déclaré qu’Israël intensifiait ses raids en Syrie à un moment où l’attention du monde et la région, y compris la Syrie, étaient distraits par la pandémie de coronavirus.
La semaine dernière, le ministre de la Défense Naftali Bennett a averti qu’Israël ne baissait pas la garde et qu’il était “plus déterminé” que l’Iran, ajoutant qu’il “ne dirait pas que cela a été bon pour [l’Iran, le Hezbollah et la Syrie]” récemment.
“Pour l’Iran, la Syrie est une aventure menée loin de chez elle : à 1 000 km de chez elle, des hauteurs du Golan. Pour nous, c’est la vie de tous les jours”, a déclaré Bennett. “Des soldats iraniens qui viennent en Syrie et opèrent en Syrie: leur sang retombent sur leur tête. Ils risquent leur vie et paient ce risque de leur vie. Nous n’autoriserons pas l’établissement d’une base iranienne avancée en Syrie. »
Tamar Beeri et Reuters ont contribué à ce reportage.

3 Commentaires

  1. Espérons qu Israel ait les moyens le plus vite possible de devtruire toutes les centrales et infrastructures en Iran par cyber attaque
    Il serait du devoir politique,morale et éthique du monde d éliminer ce régime ayatollesque pour libérer le peuple iranien

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