Représentation conceptuelle de l’iEcologie – montrant comment les types de données clés peuvent se transformer en connaissance du monde naturel à l’aide d’un ensemble d’outils de recherche qui, à leur tour, peuvent fournir de nouvelles perspectives écologiques.
CNRS (France), BGU (Israël), Rép. Tchèque: iEcology, que nous apprend le monde en ligne sur la Nature ?
Le 26 avril 2020 par Israël Science Info desk
Nos interactions avec notre environnement se manifestent de façon croissante via le domaine numérique. Il peut s’agir de nos publications sur les médias sociaux, de recherche sur les moteurs Internet ou de visites sur différentes pages web.
Nous pensons que la culture technologique d’aujourd’hui nous éloigne de la nature. Mais on peut trouver de nouveaux enseignements sur les animaux et les plantes dans ces données en ligne, vastes et en constante expansion.
Ces données ne sont pas volontairement recueillies pour élargir des connaissances en écologie, mais sont un sous-produit de notre besoin d’enregistrer nos vies, et de rester constamment connectés. Une production liée à la nature qui constitue une nouvelle source d’information inattendue pour les écologues.
Un groupe de chercheurs internationaux, dont le Dr Uri Roll de l’Université Ben Gourion du Néguev en Israël, a exploré ces options dans ce nouveau domaine qu’est l’iEcology. Leur étude a cartographié les possibilités, les défis et les orientations futures potentielles.
D’après le Dr. Uri Roll (BGU), l’un des auteurs de l’article, de telles approches présentent un grand potentiel de conservation. Des populations et des espèces entières d’animaux et de plantes disparaissent sous nos yeux à un rythme sans précédent.
Dans bien des cas, avant même qu’elles puissent être enregistrées. Les scientifiques ont besoin de toutes les bonnes volontés pour recueillir des connaissances écologiques et mieux comprendre comment notre impact sur l’environnement. iEcology promet de les aider sur tous ces fronts.
Esther Amar, fondatrice de Israël Science Info rappelle « qu’en octobre 2019, Uri Roll avait participé à la Première réunion pour la création du GIECO/IPBC organisée par le Fonds Institut de Médecine Environnementale (Paris) avec le soutien de la Société Internationale de Médecine Comportementale (International Society of Behavioral Medicine – ISBM) et accueillie par l’ONU ».
Les chercheurs décrivent iEcology comme « l’étude des modèles et des processus écologiques à l’aide de données en ligne générées à d’autres fins et stockées numériquement ».
Plusieurs exemples mettent déjà en évidence le grand potentiel de telles approches pour accroître notre connaissance du monde naturel. Par exemple, l’exploration de la dynamique saisonnière du moment où les gens cherchent des espèces particulières dans Wikipedia peut mettre en évidence la véritable dynamique saisonnière des espèces.
Une autre étude a analysé des photos en ligne (publiées par des internautes) d’oiseaux pique-bœuf et des divers herbivores sur lesquels ils se posent, ce qui a éclairé les interactions entre ces groupes d’espèces.
Dans un autre exemple, une analyse des images vidéo du Tour-de-Flandre des 35 dernières années a permis de mettre en évidence les changements dans les périodes de feuillage et de floraison des arbres trouvés en arrière-plan des images.
Dr. Ivan Jarić (Biology Centre of the Czech Academy of Sciences), auteur principal de cette nouvelle étude, est très enthousiaste au sujet du potentiel de l’iEcologie.
D’après lui, « les gens ont un besoin constant d’être connectés, et s’inquiètent de l’abus potentiel de ces données en ligne ».
Cependant, avec iEcology, les chercheurs soulignent le bon côté de ce « déluge de données ». Il est maintenant possible d’en apprendre beaucoup sur l’endroit où vivent les espèces, quand elles sont actives de manières différentes et comment elles interagissent entre elles et avec leur environnement. L’iEcologie n’est pas considérée comme un substitut à l’écologie classique et de terrain très importante – mais plutôt comme un complément à celle-ci.
Selon Franck Courchamp, Directeur de Recherche au CNRS à l’Université Paris Saclay au sein du laboratoire ESE Ecologie Systématique Evolution (AgroParisTech), comme pour le monde naturel, « il y a d’énormes quantités de données qui s’accumulent en permanence sur le net, et les chercheurs commencent seulement à en percevoir le potentiel, aussi vaste que varié. Alors que les algorithmes de recherche, de calculs et d’analyses sont de plus en plus performants, la seule limite semble être la créativité des chercheurs pour détourner les données existantes en source d’information supplémentaire sur le fonctionnement de la nature« . Or, d’après lui, les écologues ne manquent pas de créativité.






Voir aussi i-ecology.org
Publication dans Trends in Ecology & Evolution, 10 avril 2020
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La nature est notre culture au sens ou nous la distinguons entre ce est necessaire et ce qui est suffisant. Mais nous ne pratiquons pas cette distinction avec aisance. C’est normal. Quand c’est complexe on devient beta et le complexe alpha. Le probleme scientifique par excellence est la : cette incapacite a multiplier apres avoir divise. Pour une simple et bonne raison. D’un point de vue rationnel la distinction est necessaire tandis que la multiplication est suffisante. Or elle est une necessite elle aussi. C’est en effet elle qui nous permettrait de limiter les trous dans la couche d’ozone, le rechauffement climatique… Mais il est sur que menee par le bout du nez cette planete ne sera pas suffisante… Car que deviendrons nous apres avoir fait du profit a partir de l’eau, de l’air… ? Et pour prevenir les commentaires inevitables de tous ces adorables critiques ou pire de tous ces abrutis de detracteurs, les ressources culturelles sont exploitables non ? Alors pourquoi est ce que le profit n’est pas base principalement sur elles ? De mon point de vue cela aussi est une necessite…