Le cauchemar du Hamas en relations publiques et la mort accidentelle d’un garde-frontières à la barrière de Gaza
Vendredi dernier, un haut-dirigeant du Hamas, Fathi Hamad, a livré un discours dans l’un des camps de la Marche du Retour, près de la frontière de Gaza. Hamad est réputé pour sa rhétorique féroce, mais ce qu’il a dit vendredi, je pense,est allé bien au-delà de ses intentions et de ce que le cercle dirigeant du Hamas considère comme acceptable dans le cadre d’un forum public. Il a sans aucun doute, offert sans intention de le faire certaines informations valables que le Hamas et sa branche militaire ne souhaitait vraiment pas qu’elles tombent dans le domaine public. Le désastre en relations publiques, pour le Hamas
Le Hamas s’est acharné à tenter de bâtir un narratif où son discours différencie clairement Juifs et Sionistes. Son but est la « résistance contre le Sionisme », et non contre la communauté juive mondiale. Cependant, Hamad, qui appartient au premier cercle des dirigeants du Hamas et en est un représentant reconnu, a fait clairement savoir à qui ne souhaitait pas l’entendre, que tous les Juifs du monde sont des cibles légitimes et qu’ils devraient être massacrés.
Mais Hamad n’en a pas fini, après avoir proféré son apologie du massacre des Juifs jusqu’au dernier. Il a menacé que le Hamas allait envoyer des bombes humaines à la frontière de Gaza pour s’infiltrer en Israël. Ce qu’ils sont bien capables de faire et qu’ils ont prouvé, par des dizaines d’infiltrations en Israël, depuis le début de la Marche du Retour,au printemps dernier. La déclaration d’envoi d’islamikazes-suicide, par Hamad légitime alors totalement la politique menée par les Forces de Défense Israéliennes à la frontière de Gaza, même si elle a été largement critiquée et contestée par de très nombreux groupes anti-israéliens, et au Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies, [à l’initiative de la France, par malheureux hasard]. Une autre déclaration faite par Hamad, vaut aussi son pesant de cacahuètes : « La construction d’usines pour la production de ceintures explosives ». Quand un membre de tout premier plan du Hamas a t-il autrement fait publiquement allusion au fait que la politique des bombes humaines du groupe n’avait jamais été abandonnée? Cela donne un aperçu intéressant sur les possibles « surprises » que le Hamas a promises de façon allusive, si Israël lance une guerre de grande envergure contre le groupe djihadiste. En bref, le discours d’Hamad représente un véritable désastre en matière de relations publiques pour le Hamas. Lundi, le Hamas a diffusé un communiqué en tentant de revenir sur les propos d’Hamad concernant le meurtre systématique des Juifs. « Le Porfesseur Fathi Hamad, membre du bureau politique du Mouvement de la Résistance Islamique Hamas, insiste sur la politique du mouvement, qui est de limiter sa résistance contre l’occupation sioniste, qui viole la terre de Palestine et profane ses lieux saints, qui est toujours exprimée ainsi par le comportement politique du Hamas ». Malheureusement pour le Hamas, le communiqué propagé lundi était trop court et trop tard. Les dégâts pour l’image du Hamas à l’étranger étaient déjà faits. Des déclarations faites par des membres du gouvernement israélien, des groupes pro-israéliens et Nikolaï Mladenov, le Coordinateur des Nations-Unies pour le Processus de paix au Moyen-Orient, ont condamné les propos d’Hamad. Bien que les déclarations d’appel au meurtre des Juifs à travers le monde soient significatives, je pense qu’Hamad a involontairement révélé des capacités et des intentions qui sont au cœur de l’idéologie et des réalisations du groupe djihadiste : L’utilisation de femmes pour les attentats-suicide, qui puissent s’infiltrer à travers la barrière de sécurité et l’établissement d’usines qui produisent des explosifs qui seront en usage au cours de ces attentats. Le malentendu d’Israel à la frontière de Gaza
Vendredi dernier, Tsahal a repéré plusieurs Palestiniens près de la barrière de sécurité dans le nord de la Bande de Gaza. Selon Tsahal, le membre d’Al Qassam, Mahmoud Al-Adham, a été identifié comme étant armé et s’est fait tiré dessus par un ou des soldats. Après enquête, on a conclu que la mort d’al-Adham résultait d’un malentendu. Al-Adham faisait partie d’une division de patrouilleurs à la frontière, appartenant aux brigades Al Qassam, appelée Hama al-Thagour. Cette division s’entraîne, comme tous les autres djihadistes du Hamas, au sein des Brigades Al Qassam, mais elle a est spécifiquement affectée à la mission de patrouiller le long de la frontière de Gaza. Ses membres sont devenus plus actifs, il y a peu, du fait de la tentative du Hamas de maintenir le calme à la frontière, durant la Marche du Retour. La diffusion d’excuses publiques de la part de Tsahal, concernant la mort accidentelle d’al-Adham, est particulièrement rare. L’été dernier, Tsahal a tué par erreur deux djihadistes des Brigades al-Qassam qui faisaient une démonstration de leurs armes devant une petite foule rassemblée de responsables palestiniens. Tsahal n’a alors fait aucune déclaration publique d’erreur, d’incompréhension ou de malentendus. En diffusant ce communiqué public rare, cela suggère que Tsahal tente d’éviter touts représailles de la part de la branche armée du Hamas. Les groupes djihadistes ont juré de répliquer à cette mort considérée par eux comme un meurtre délibéré, mais n’y ont encore pas procédé (excepté par un tir d’obus de mortier). Pour le moment, il semble que Tsahal ait fait le bon geste pour éviter un conflit immédiat. Cependant, dans une région où la dissuasion ne coïncide que très rarement avec l’idée de faire des excuses à ses ennemis jurés, il est probable que le Hamas perçoive la réaction de Tsahal à cette mort accidentelle comme un aveu de faiblesse, et non comme une preuve de sa puissance.
|
![]() |
![]() |












































Le missile destiné à Fathi Hamad est-il ou pas construit ?
Si oui alors qu’attends-t-on pour le lui envoyer sur sa gueule ?