
Le Président égyptien Abdel Fattah El Sissi est arrivé à Athènes pour un séjour de trois jour de discussions avec le Premier Ministre grec Alex Tsipras, autour d’un projet visant à établir le Premier Consortium jamais envisagé en Méditerranée pour l’exploitation conjointe israélienne, égyptienne et chypriote des puits de gaz au large des côtes. Les sources moyen-orientales de Debkafile le dévoilent dans un reportage exclusif.
Mardi 8 décembre, lorsque le Premier Ministre Binyamin Netanyahu a défendu la gestion de son gouvernement du bonus gazier au large d’Israël, dans un exposé rapide devant la Commission de l’Economie de la Knesset, il s’est trouvé confronté à un tir de barrage des critiques de l’opposition,dont la plupart se focalisait sur des revendications infondées disant que l’Egypte avait laissé tomber un projet d’accord pour l’achat de gaz israélien.
Ce consortium, à l’état avancé des négociations entre le président égyptien, le Premier Ministre grec Alexis Tsipras et Binyamin Netanyahu est conçu pour répondre à deux objectifs, qui consistent à satisfaire les besoins en gaz de la Grèce, de Chypre, d’Israël, de la Jordanie, de l’Egypte et de l’Autorité Palestinienne et d’exporter le surplus vers l’Europe. Les trois parties impliquées étudient trois projets alternatifs :
1. Transférer le gaz méditerranéen vers la Grèce et ensuite le convoyer par pipeline vers le reste de l’Europe : le premier ministre grec Tsipras a soulevé cette option avec Netanyahu au cours de sa visite imprévue à Jérusalem le 26 novembre. Il a proposé de relier les champs de gaz israélien, en particulier le puits le plus important, le Léviathan au champ de gae chypriote Aphrodite et au champ égyptien de Zohr et ainsi de rendre possible de transférer le gaz vers la Grèce et de là au reste de l’Europe.
Tsipras affirme que l’Union Européenne, dont la Grèce est membre, envisagerait de prendre part à la construction d’un nouveau réseau de pipeline, en même temps que les terminaux gaziers nécessaires pour l’exporter.
2. Transférer le gaz de ces trois pays par la Turquie [c’est-à-dire actuellement, dépendre d’un acteur intempestif et querelleur].
3. Construire un pipeline à partir du port pétrolier d’Ashkelon vers l’Egypte. L’Ouest de l’Egypte dispose de deux installations de raffineries sur sa côte méditerranéenne, l’un appartenant à British Gas et l’autre à l’Union espagnole Fenosa Gas. Ils pourraient transformer le gaz en gaz naturel liquéfié (LNG) pour son transport maritime par cargo en Europe.
Lors de son exposé devant la Commission de la Knesset, Netanyahu a maintenu l’idée que : « Le fond du problème est que je conçois la livraison de gaz comme le fondement permettant de protéger la sécurité nationale d’Israël et que nous devons être forts dans le but d’obtenir des alliances solides et d’être en mesure de faire la paix ».
A Athènes, le président égyptien a fait écho à ces sentiments lorsqu’il a déclaré : « Nous avons besoin de plus de coopération en ces temps difficiles et dans cette zone sensible. Une telle coopération pourrait se développer dans l’exploitation des ressources minérales, ce pourrait être une coopération économique, occasionnant même une réelle coopération militaire », a t-il affirmé.
En d’autres termes, l’exploitation conjointe des champs de gaz en Méditerranée permettra aux pays de la région de faire face aux défis sécuritaires qu’ils rencontrent, autant que faciliter la coopération économique et les efforts militaires conjoints afin de protéger les champs de gaz et les pipelines.
Les sources de Debkafile révèlent qu’El-Sissi, le Président chypriote Nicos Anastasiades et les premiers ministres israélien et grec projettent d’organiser une réunion au sommet dans les jours à venir afin d’avancer et de sceller un accord en vue de la consolidation économique des champs gaziers égyptiens, israéliens et chypriotes et des moyens d’exporter le gaz.
Malgré ces arguments mis en avant contre la gestion gouvernementale de la question du gaz, par les membres de la Knesset, dont le chef de l’opposition Yitzakh Herzog et le plus virulent opposant à l’accord gazier, ainsi que sa collègue de parti Shelly Yachimovich, les faits fondamentaux sont incontestables.
Leur parti, l’Union dite Sioniste a constamment fait la promotion d’une quête de la paix fondée sur des alliances régionales. Pourtant, dès qu’une alliance régionale vraiment importante devient faisable, sur la base d’une coopération dans l’exploitation du gaz en Méditerranée les leaders de la gauche font tout leur possible pour le saborder. Ils proposent même de reportar sans fin la totalité du projet en faisant des réclamations auprès de la Cour Suprême. Une telle démarche rendrait l’un des partis politiques dominants en Israël, coupable de ralentir l’une des évolutions la plus importante et la plus productive, sur le plan politique et sécuritaire qu’Israël ait jamais pu obtenir au cours de ces dernières décennies.
DEBKAfile Reportage Exclusif 9 Décembre 2015, 1:51 PM (IDT)
Adaptation : Marc Brzustowski.
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Pour des motifs et dans des objectifs politicards l’opposition essaie de torpiller une initiative du gouvernement à but économique et surtout diplomatique et sécuritaire. Qui plus est cette opposition se prétend progressiste et pour la recherche de la paix.
En fin de compte que ce soit en France ou en Israel les politiciens ne recherchent que leurs avantages électoraux et le moyen de détruire les gouvernements en place pour prendre leur place même au détriments de leurs propres convictions.
Cour de quoi? Elle se mele de quoi? La place de ces juges gocho est en suisse sur le lac leman,la est leur style de vie et leur fric!
Le camp des cocos juifs perdent la boule. Un proverbe arabe dit « les chiens abois et la caravane passe »
Mais qu’est-ce que la cour suprême viendrait faire là-dedans ? ces juges peuvent-ils donc se mêler de tout et statuer sur tout ? Israël ferait mieux d’en finir avec cette soit disant « cour suprême » qui n’est qu’une caricature de droit anglo-saxon et qui vole la légitimité parlementaire et gouvernementale issue du peuple. Je suis contre le pouvoir des juges se considérant objectifs et au-dessus de la mêlée. Dans un Etat juif, il n’y a pas de « juges suprêmes ».