Les défenses aériennes syriennes répondent à une frappe aérienne israélienne présumée près de Homs

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a rencontré lundi à Damas le président syrien Bashar Assad

Attaque en Syrie le 25 août 2019. (crédit photo: ARAB MEDIA)
Attaque en Syrie le 25 août 2019. (crédit photo: ARAB MEDIA)
Des défenses aériennes syriennes ont été activées en réponse à une frappe aérienne israélienne présumée lundi soir, selon l’agence de presse d’Etat syrienne SANA.
L’attaque a été menée depuis l’espace aérien libanais et visait des positions iraniennes dans le désert près de Palmyre, dans le centre de la Syrie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (SOHR). La source d’information libanaise Al-Mayadeen a rapporté que l’attaque visait un site militaire au nord de l’aéroport de Palmyre.
L’agence de presse iranienne Tasnim a cité un rapport russe disant que les frappes visaient les zones d’Al-Sukhnah, d’Al-Amariyah et d’Al-Talila près de Palmyre. Mardi matin, aucune information n’a été publiée sur les dommages ou les pertes.
SANA a rapporté que les défenses aériennes syriennes ont « réussi à abattre un certain nombre de missiles ennemis » (ce qui s’avère faux dans 90§% des cas, après vérification d’ImageSat Israël) et les nouvelles libanaises d’Al-Mayadeen ont rapporté que l’attaque israélienne présumée avait « échoué ».

Lundi soir, lors de la cérémonie de commémoration de la Shoah en Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti que « les menaces d’un islam radical parrainé par l’Iran ne se dissiperont pas dans la tempête des coronavirus … et nous sommes déterminés plus que jamais à y répondre ». Même si Tsahal aide à combattre le coronavirus, c’est aussi « plus que jamais » pour contrecarrer tous les dangers, à la fois près et loin des frontières d’Israël, a ajouté Netanyahu.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a rencontré lundi à Damas le président syrien Bashar Assad.
Selon l’Iran Mehr News, l’une des raisons du voyage de Zarif à Damas était de réaffirmer le rôle de Téhéran en Syrie.
Au début de ce mois-ci, une frappe aérienne israélienne lancée depuis l’espace aérien libanais visait la base aérienne d’al-Shayrat dans le gouvernorat de Homs, le même gouvernorat où se trouve Palmyre, selon le SOHR. Un avion-cargo avait volé entre la base aérienne de Téhéran et la base aérienne T-4 peu de temps avant les frappes aériennes. L’agence de presse affiliée au Hezbollah, Al-Mayadeen, a indiqué que les cibles étaient des bases de missiles à l’est de Homs.
Les images satellite publiées après la frappe d’ImageSat International (ISI) ont montré des dommages  » massifs  » à la base aérienne d’al-Shayrat.
Le 5 mars, une attaque contre la même zone, également attribuée à Israël, a été menée depuis l’espace aérien libanais et les hauteurs du Golan, selon SANA.
Homs se trouve à près de 125 miles (environ 200 km) des hauteurs du Golan.
L’attaque près de Palmyre lundi survient également quelques jours seulement après une présumée frappe aérienne israélienne contre un véhicule le long de la frontière syro-libanaise, bien que l’identité de la cible de l’attaque ne soit toujours pas claire. Des images de la caméra de sécurité de la frappe ont été partagées plus tard sur les réseaux sociaux, mais la cible n’a été identifiée par aucune source officielle.
Israël a maintes fois averti qu’il ne tolérerait pas que l’Iran renforce ses forces en Syrie. Des frappes aériennes sur les forces iraniennes et les milices soutenues par l’Iran dans toute la Syrie ont été imputées à Israël, bien qu’Israël n’ait revendiqué la responsabilité directe que d’un petit nombre d’entre eux.
Anna Ahronheim et Reuters ont contribué à ce reportage.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.