Une société se juge aussi à l’aune de sa propre morale. Quand la vie n’est plus une valeur qui fonde une société, cela indique une déficience intellectuelle et morale qui se cache derrière une rhétorique qui inverse le sens des mots et surtout qui se ment à elle-même pour masquer ses faiblesses et son immoralité.
La baisse de la natalité accompagné de la hausse du nombre des IVG, indique bien un refus de prendre en charge sa propre survie, que l’on place bien après son confort personnel immédiat. C’est une société du plaisir qui méconnait le vrai bonheur, celui d’avoir des enfants, ce qui est la première des bénédictions.
Je place devant toi, la bénédiction et la malédiction, la vie et la mort, et tu choisiras la vie. Ce choix n’est pas celui de la facilité bien au contraire. C’est celui de l’effort et de la contrainte, mais il est récompensé par le bonheur de la vie. Accepter l’autre choix c’est se condamner soi-même par l’attrait de la facilité. Ce choix est avant tout un choix moral, et faire d’autres choix pour des raisons dites économiques, montre à quel point c’est une distorsion de la réalité surtout quand ce sont les peuples les plus pauvres qui font le plus d’enfants. L’Occident se croit civilisé et éduqué, mais il cultive surtout l’art de l’hypocrisie, avec un haut niveau de raffinement.
Baisse de la natalité : comment expliquer un niveau aussi bas, en France ?
L’Insee a publié le 14 janvier ses dernières données sur l’évolution de la population française. Elles révèlent une nette baisse de la natalité, jamais enregistrée depuis la Seconde Guerre mondiale.
Un niveau historiquement bas. En 2024, 663.000 bébés sont nés en France. C’est 2,2 % de moins qu’en 2023 et 21,5 % de moins qu’en 2010, année du dernier pic des naissances. Selon les dernières données de l’Insee, au 1er janvier 2025, la France compte 68,6 millions d’habitants, soit 0,25 % de plus qu’un an auparavant.
Les décès enregistrés durant l’année 2024, sont au nombre de 646.000, soit +1,1% par rapport à 2023. Une hausse notamment liée à l’arrivée des générations nombreuses du baby-boom à des âges de forte mortalité. S’agissant de l’espérance de vie à la naissance, elle se stabilise à un niveau plutôt élevé : 85,6 ans pour les femmes et 80,0 ans pour les hommes.
Jamais le nombre de naissances n’a été aussi bas en France depuis la Seconde Guerre mondiale. En effet, le solde naturel s’établit à +17.000 en 2024. C’est-à-dire le rapport entre la baisse des naissances et la hausse des décès. Comment expliquer cela ?
Un recul de la fécondité
L’indicateur conjoncturel de fécondité s’établit à 1,62 enfant par femme en 2024, en légère baisse par rapport à 1,66 en 2023. Il s’agit du niveau le plus bas enregistré depuis la fin de la Première Guerre mondiale.
Cette baisse de la natalité peut être expliquée par plusieurs autres facteurs. Ces dernières années, un profond changement des mentalités et des modes de vie a conduit à une diminution du nombre d’enfants par femme. Les couples s’insèrent plus tardivement sur le marché du travail et préfèrent attendre d’être bien établis avant de fonder une famille.
Par ailleurs, beaucoup souhaitent profiter pleinement de leur vie à deux avant de s’engager dans la parentalité. L’incertitude actuelle, alimentée par des enjeux mondiaux tels que la crise climatique, les inégalités, l’insécurité ou encore les difficultés économiques (chômage, pénurie de main-d’œuvre, prix élevés du logement, etc.), accentue également cette tendance.
La France enregistre également le taux d’avortement le plus élevé d’Europe, avec plus de 60.000 naissances par mois contre près de 20.000 avortements, selon les chiffres de la DREES pour 2022.
Des conséquences à long terme
À court terme, cette situation peut conduire à des économies pour les couples, en raison de l’absence de dépenses liées à l’éducation. Cependant, à moyen terme, la diminution de la population active risque de provoquer une pénurie de main-d’œuvre. Enfin, à long terme, le vieillissement démographique et l’augmentation des dépenses de santé poseront des défis pour le financement des retraites.
Bien qu’aucun levier immédiat ne semble en mesure d’inverser cette tendance à la baisse de la natalité, il est à noter que la France reste l’un des pays européens avec les taux de natalité les plus élevés.
Interruption volontaire de grossesse : des IVG en hausse en 2023
Une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) fait apparaître une légère hausse du nombre d’IVG en France en 2023. Le bilan statistique permet d’observer, au-delà des spécificités régionales ou des classes d’âges, le niveau d’impact de l’allongement du délai légal d’avortement voté en 2022.
Poursuivant la tendance observée en 2022, le taux de recours à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) a connu une légère hausse en 2023 (8 600 IVG de plus qu’en 2022), avec une augmentation plus marquée dans certaines classes d’âges et dans certaines zones géographiques, notamment les départements et régions d’outre-mer (DROM), en Île-de-France et dans le Sud. C’est l’une des observations de l’étude statistique de la Drees, parue le 25 septembre 2024.
243 623 IVG en 2023
Parmi les 243 623 interruptions volontaires de grossesse enregistrées par le Système national des données de santé en 2023, 16 007 concernent des femmes résidant dans les DROM avec un taux global standardisé sur l’âge atteignant quasiment le double du taux en France hexagonale (31,2% contre 16,2%). Sur l’ensemble du territoire national (DROM compris), le taux de recours à l’IVG atteint 16,8 IVG pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans en 2023.
La classe d’âge la plus concernée correspond aux femmes entre 25 et 29 ans (29,7 IVG pour 1 000 femmes). En 2023, 41% des IVG ont eu lieu en dehors des établissements de santé (comme cela est autorisé depuis 2005).
Quant aux IVG médicamenteuses qui représentent 79% des IVG, elles se se déroulent à 48% dans des établissements de santé, à 46% dans des cabinets libéraux ou, plus marginalement, dans des centres de santé ou centres de santé sexuelle (6%).
Au total, pour l’année 2023, l’étude fait état de 3 170 praticiens ayant procédé à au moins une IVG en cabinet de ville dont notamment 1 208 sages-femmes, 902 gynécologues médicaux gynécologues-obstétriciens et 1 007 médecins généralistes.
1,5% du total des IVG concernées par l’allongement du délai légal
L’étude permet également d’évaluer les effets en chiffres de la loi du 2 mars 2022 qui a allongé le délai légal de recours à l’IVG. La loi de 2022 a en effet fait passer ce délai de 12 à 14 semaines de grossesse.
Les IVG pratiquées dans un délai « tardif », c’est-à-dire à partir de 12 semaines d’aménorrhée, représentent près d’une IVG hospitalière sur dix en 2023 avec un taux deux fois plus élevé dans les DROM qu’en France hexagonale.
La proportion d’IVG concernées par l’allongement du délai légal est ainsi estimée à 2,5% des IVG hospitalières, soit 1,5% du total des IVG pratiquées.
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