La reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d’Israël n’a pas engendré la violence intense de la rue arabe et musulmane qui était communément prédite. Mais la question demeure de savoir si, comme le disent les critiques du président Donald Trump, cela nuira aux perspectives de paix et privera l’Amérique du statut de «médiateur honnête». Trump a déclaré non seulement avoir voulu honorer une promesse de campagne mais aussi encourager à la reconnaissance d’une réalité indiscutable afin d’ouvrir une perspective de paix plus probable.
En fait, la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur Jérusalem ne devrait pas avoir d’effet majeur sur la paix dans un sens ou dans l’autre. Tout d’abord, il n’y a pas eu de diplomatie sérieuse depuis des années. Et deuxièmement, le conflit est plus profond et va plus loin que la seule question de Jérusalem.
Il est remarquable que tant de commentateurs proposent des réflexions sur la manière de promouvoir la paix sans expliquer pourquoi les parties se battent. Alors, soyons clairs sur la raison pour laquelle il y a un conflit arabo-juif sur la Palestine – et pourquoi cela dure depuis plus d’un siècle.
Au cœur du problème, il y a la conviction que toute la Palestine, comme tout le reste du Moyen-Orient, appartient exclusivement aux Arabes et que c’est une injustice insupportable que d’avoir à supporter les Juifs exercer leur souveraineté sur les terres arabes.
Les écoles de l’Autorité palestinienne enseignent aux élèves, que l’objectif ultime est le contrôle arabe sur toutes les terres arabes, objectif auquel il est impossible de renoncer sans violer son honneur ce qui est inacceptable.
C’est pourquoi, par exemple, Alrowwad, un beau centre communautaire financé par des Européens progressistes et situé dans le camp de réfugiés d’Aïda à Bethléem, affiche sur son mur extérieur une bannière sur plusieurs étages: «Le droit de retour n’est pas négociable et ne fera l’objet d’aucun compromis ». En d’autres termes, des accords de paix sont utiles sur le plan tactique et peuvent être autorisés, mais la paix permanente avec Israël ne le sera jamais.
C’est un point philosophique enraciné dans les principes religieux et nationalistes qui sont largement considérés comme sacrés dans la communauté palestinienne.
Le noeud du problème vient en partie du fait de la représentation qu’ils se font d’Israël, perçu comme une intrusion étrangère dans la région. On l’appelle un «État croisé» et on l’assimile aux avant-postes colonialistes européens, tels que l’Algérie française. Ils sont convaincus que les Israéliens, comme les Croisés au Moyen Age et les Français il y a un demi-siècle, pourraient finir par être démoralisés par une résistance violente et incessante, ce qui pourrait les amener à faire leurs bagages et à laisser la terre à ses véritables propriétaires, les Arabes.
C’est un de leur leitmotiv : si 130 années ont du s’écouler avant que les Français puissent être expulsés d’Algérie et si 200 ans furent nécessaires pour chasser les Croisés de la Terre Sainte, même si cela pourrait prendre au moins autant de temps pour se débarrasser d’Israël, le temps viendra.
C’est ce type d’idées qui perpétue le conflit.
L’idée largement partagée depuis des décennies selon laquelle le cœur du problème arabo-israélien serait le territoire qu’Israël a gagné en 1967 et les implantations israéliennes sur ces terres ne tient plus. Il devient évident que c’est faux. Pourquoi l’Egypte, la Syrie et la Jordanie ont elles provoqué la guerre de 1967? En fait, le conflit remonte bien avant 1967 – il est même antérieur à 1948, année où Israël est devenu un État indépendant.
Les responsables américains ne pourront contribuer à mettre un terme au conflit israélo-palestinien que s’ils comprennent réellement de quoi il retourne. Cette idée a conduit à des échecs diplomatiques en série depuis des décennies. Il est temps d’adopter une nouvelle approche, un paradigme fondé sur la réalité.
C’est ce que veut initier cette déclaration pour que dans son sillage la paix puisse se construire.
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AT THE END OF HOW MANY RECEIVERS THE STEAL BECOMES IT LEGAL ?
Au bout de combien de receleurs le vol devient-il legal ?
Voilà le noeud du problème qu’on ne veut pas voir ou entendre aussi bien du côté israélien que mondial. Les guerres menaient par les coalitions Arabes étaient toujours des guerres pour détruire Israël et non pas pour tel ou tel territoire spécifique. Mais grâce à la nouvelle situation du Moyen Orient avec la monté en puissance de l’Iran chiite, les pays sunnites de la région se sentent menacés. Des pays comme l’Egypte, l’Arabie Saoudites et les pays du Golfe Arabe se tournent en désespoir de cause vers Israël, ce qui pourra prochainement intégrer Israël définitivement dans la région du Moyen Orient et amener la paix véritable dans la région.
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La paix viendra quand les squatters arabes reconnaîtront la Jordanie et l’Égypte comme leur pays en squattant le territoire israélien.